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Friday, January 20, 2017

Citation du 21 janvier 2017

- Il dit à la femme : J'augmenterai la souffrance de tes grossesses, tu enfanteras avec douleur, et tes désirs se porteront vers ton mari, mais il dominera sur toi. - Il dit à l'homme: Puisque tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé de l'arbre au sujet duquel je t'avais donné cet ordre: Tu n'en mangeras point! le sol sera maudit à cause de toi. C'est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie,…
Genèse 3, versets 16-17
L’homme moderne ne se soumet plus aux décrets divins, il ne se prosterne plus devant ses autels. Il transforme les conditions concrètes de sa vie et il dépasse les souffrances dont on a prétendu que c’était Dieu qui nous les infligeait.

Bon : je sais que je vais rôtir en enfer pour avoir osé écrire ces lignes ; mais je n’y serai pas seul. Avec moi, tous ceux qui ont lutté pour l’émancipation féminine, qui ont prôné l’usage de la péridurale lors des accouchements. Mais voyez l’injustice : jusqu’à présent seules les filles d’Eve pouvaient revendiquer d’être affranchies de la malédiction que constituent les souffrances de l’accouchement ; quant aux fils d’Adam, ils devaient continuer à trimer toute leur chienne de vie à gratter le sol stérile ou à serrer à la chaine toujours le même petit boulon.
Seulement voilà qu’un jour nouveau se lève pour l’humanité : le revenu universel (ou revenu de base) le promet : le travail n’est plus la condition de l’existence sociale (1). Bien sûr ce n’est pas d’aujourd’hui qu’on a décidé de secourir ceux qui ne peuvent travailler, les vieux, les infirmes, tous ceux qui ont été rejetés du monde de l’emploi. Mais ça toujours été avec une contrepartie (avoir cotisé à une caisse de retraite) ou bien parce qu’ils se sont trouvés protégés par la charité due aux enfants de Dieu, avec sa version laïque du RSA.
Voici qu’aujourd’hui on le reconnaît : les hommes ne doivent plus considérer le travail comme une malédiction, et pour cela il faut qu’il devienne facultatif.
Le travail est aujourd’hui fa-cul-ta-tif : oui, voilà le mot qui fait peur, parce qu’il renverse tous les préjugés sur les quels la société capitaliste s’est construite. Je dis « préjugé » car on le sait bien il ne s’agit pas d’un principe fondateur. Pour le capitalisme, le fondement de la société, c’est le profit, ou si vous préférez la plus-value ; pour elle, un trader est plus utile qu’un terrassier.
Dans un de ses films, Pagnol faisait dire à un de ses personnages « Un homme qui use une pioche par an (?) ne peut pas être mauvais » : la voilà l’idéologie qui se trouve mise à mal par l’idée qu’un revenu sera versé sans contrepartie, voire même qu'il sera destiné à affranchir de toute contrepartie (voir note infra). Désormais, l’enfant qui vient de naitre à un droit à bénéficier d’une ressource qui va le suivre toute sa vie, et ce droit est fondamental.
(La suite à demain, si vous le voulez bien)
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(1) « Le revenu de base est un droit inaliénable, inconditionnel, cumulable avec d’autres revenus, distribué par une communauté politique à tous ses membres, de la naissance à la mort, sur base individuelle, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie, dont le montant et le financement sont ajustés démocratiquement. » Mouvement français pour un revenu de base. A lire ici

Thursday, April 14, 2016

Citation du 15 avril 2016

Un homme parfaitement heureux, quelque doué qu'il soit, ne créerait pas.
Bernard Grasset – Rilke et la vie créatrice

Les poètes et les artistes ont valorisé la souffrance comme une des conditions de possibilité de la création : pour créer il faut être au minimum dans l’inconfort de la vie, ce qui signifie que le bonheur est stérilisant. On imagine l’artiste qui a connu la gloire et la fortune et qui s’enlise dans les délices de la jouissance ; dans le bonheur, plus de projet, rien que l’instant présent supposé capable de se reproduire indéfiniment. Erreur, comme on le dit à propos des Délices de Capoue, lorsque l’armée d’Hannibal ayant vaincu les romains se vautre dans les jouissances de toutes sortes, oubliant que Scipion reste là, qu’il reconstitue ses forces et se prépare à battre les carthaginois à Zama.
Voilà donc la leçon : l’inquiétude et la souffrance – du moins la crainte de l’éprouver – est l’aiguillon qui dans l’art comme ailleurs fait progresser les hommes. Quelques soient leurs dons ils resteraient inemployés sans cela.
Admettons que l’art soit la seule consolation que les hommes parviennent à s’offrir : comment ça marche ? Si l’on consulte Schopenhauer sur ce sujet, il nous dira que faire œuvre d’art est le seul moyen d’échapper à l’ennui ou à la souffrance. Créer, dans le domaine de l’art, c’est produire une représentation qui sort entièrement de l’esprit humain – qui jouit ainsi de lui-même et de son propre projet, au lieu d’être le jouet de la nature et de l’espèce.

Faut-il donc se faire souffrir volontairement, jeter sa carte bancaire au caniveau pour devenir artiste ? Inutile de se donner tant de peine : le malheur est dans notre nature, et ce qu’il faut réfuter c’est la prétention de notre citation-du-jour à affirmer que nous pouvons être « parfaitement heureux ».

Friday, May 06, 2011

Citation du 6 mai 2011

Le meilleur moyen de consoler un malheureux est de l'assurer qu'une malédiction certaine pèse sur lui. Ce genre de flatterie l'aide à mieux supporter ses épreuves, l'idée de malédiction supposant élection, misère de choix.
Emil Cioran – Écartèlement
Comment apporter une consolation à celui qui souffre ?
La réponse banale consiste à dire : Ça ira mieux demain (air connu)
Pourquoi pas ? Même si c’est un peu cucul, ce qui compte, c’est que ce soit efficace.
Mais justement : allez dire ça au malade en phase terminale ou au dépressif profond ou à l’homme victime d’une injustice grave.
Deux solutions s’offrent à vous :
- l’une consiste à faire de la maladie une occasion de mettre à l’épreuve ce que la vie commune ne permet pas. C’est ce que nous avions récemment évoqué avec Pascal.
- S’il ne s’agit pas d’une maladie, vous pouvez encore, comme le dit Cioran, affirmer qu’il s’agit d’une malédiction, un peu comme pour Job dans la Bible. Vous êtes dans le malheur, c’est sans rémission parce que ces maux vous sont imposés par Dieu Souverain.
Rien à faire, donc… Sauf à se redresser fier d’avoir été choisi pour être la victime expiatoire. « Je ne suis pas n’importe qui, si au moins Dieu m’a choisi pour me frapper. »
Attention : il ne s’agit pas de la juste punition du damné. Là, ce n’est pas Dieu qui frappe, c’est Lucifer. D’ailleurs le malheureux dont parle Cioran doit être innocent du malheur qui l’atteint. Sinon, son malheur est atténué : en regardant son nouveau paquet de cigarettes (voir ici), le fumeur peut se dire : « Oui, c’est cette abominable maladie qui m’attend. Mais au moins en attendant, justement, je prends bien du plaisir à fumer. »
L’oiseau de malheur peut donc être un consolateur.

Monday, February 23, 2009

Citation du 24 février 2009

- Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme; l'Espoir,
Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.

Baudelaire – Spleen (Les fleurs du mal)

La souffrance est une source d’inspiration poétique, sans elle pas de Baudelaire, ni de Nerval, - et puis Artaud ? Et encore bien d’autres…

La souffrance est toujours diffuse chez ces poètes, elle est psychologique pour ne pas dire psychiatrique ce qui fait qu’elle touche l’être tout entier.

La souffrance, mais pas la maladie. Que Baudelaire ait été syphilitique n’affecte pas son inspiration. Baudelaire ne dit pas : je suis le tabétique maudit.

Voilà toutes les réflexions qui me venaient alors que j’écoutais un slameur que j’aime bien : Grand corps malade. (1)

Et je me disais, Grand corps malade… voilà quelqu’un qui a été victime d’un grave accident (1997) et qui a éprouvé le besoin de rappeler à tous cette maladie (qui d’ailleurs n’en était pas une), qui se place donc dans un état maladif indéfini.

Moi, dans ce cas, tout ce que j’essaierais de faire, c’est d’oublier la maladie, de tourner la page, et malheur à ceux qui voudraient me la rappeler un peu trop souvent. Supposez que j’aie eu un cancer : je ne m’imagine pas me présenter aux gens en disant : je suis le cancéreux du poumon-2006.

- J’ai même failli partir d’un citation de sa « chanson » Je dors sur mes 2 oreilles, qui dit :

J’ai constaté que la douleur était une bonne source d’inspiration

Et que les zones d’ombre du passé montrent au stylo la direction

Comme ce jeune homme me parait tout à fait bien dans sa peau, je ne suis pas en droit de supposer qu’il cherche à se faire dorloter en prenant une posture doloriste. Reste donc à se dire que la douleur était une bonne source d’inspiration, et que la maladie situait le point d’ancrage de l’inspiration du poète.

Mais il nous égare : en réalité, ni la maladie ni même la douleur ne guide l’inspiration de ce slam. C’est un message du genre : quand on a été à deux doigts de la mort, on apprécie mieux la vie.

Grand corps malade : même pas mort !


(1) Bien sûr le philosophe ne manquera pas d’avoir une attention spéciale pour Abd Al Malik

Thursday, June 26, 2008

Citation du 27 juin 2008

Quand on s'abandonne, on ne souffre pas. Quand on s'abandonne même à la tristesse, on ne souffre plus.
Antoine de Saint-Exupéry
Courage fuyons ! On connaît cette boutade par la quelle on résume les thèses de Henri Laborit (1). On voit que cette intuition remonte à loin dans notre culture, à Saint-Exupéry, et même bien au-delà, et que les images pour l’illustrer sont légion. A commencer par celle du voilier qui fuit le gros temps, ou qui, surpris par lui, affale les voiles et se laisse dériver.
Les stoïciens soutenaient un peu la même idée, puisque nous ne devons pas lutter contre ce qui relève de la nature ; eux ils ont simplement ajouté qu’en plus on devait aimer ce qui nous arrive…
Bon, je ne vais pas épiloguer là-dessus. Par contre, ce qui surgit c’est l’objection : ne risquons-nous pas de devenir des légumes à regarder passer la vie sans bouger de peur de souffrir ?
Ou cette autre : ce qu’on abandonne pour éviter la souffrance, c’est ce qui est différent du milieu extérieur, c’est donc notre originalité, c’est notre individualité, comme le veulent les hindouistes pour qui l’individu – la personne - qui disparaît avec la mort ne méritait pas d’exister. Est-on prêt à jeter tout ça par-dessus bord ?
Ne vaudrait-il pas mieux souffrir, si pour l’éviter il faut rejeter tout ça ?
En tout cas, il y en a qui, pour ne pas souffrir, s’abrutissent d’alcool. Serge Gainsbourg, ivrogne avéré, disait : « Je ne peux pas être lucide 24 heures par jour. » Il soignait son pessimisme au scotch whisky. C’est plus toxique que le stoïcisme, mais à part ça…
(1) Quelques extraits de l’Eloge de la fuite, de Henri Laborit : ici et ici

Wednesday, March 26, 2008

Citation du 27 mars 2008

Pour que dans le cerveau d'un couillon, la pensée fasse un tour, il faut qu'il lui arrive beaucoup de choses et de bien cruelles.

Louis-Ferdinand Céline

Ne croyez pas que je rejoigne la misanthropie aigrie de Céline ; on sait où ça l’a mené.

Par contre ce qu’il faut remarquer, c’est que, prenant le cas du « cerveau d’un couillon », il n’a fait que prendre un cas, évident peut-être, mais nullement particulier.

Je ne serais donc pas loin de Céline, et sans doute pas loin de Nietzsche, si je dis : « Pour que la pensée d’un homme quelqu’il soit se mette en mouvement, il lui faut une souffrance, une douleur, ou au moins une inquiétude. »

Principe de moindre action ? Paresse ? Domination du cerveau moyen sur le cortex cérébral ? Disons ça comme on veut, mais je voudrais que cette idée nous aide à comprendre non seulement nos semblables, mais aussi les génies de l’humanité.

Car si la phrase de Céline vise le cerveau d’un couillon, je prétends qu’elle s’applique aussi au cerveau d’un génie.

En fait, sans aller jusqu’aux poètes romantiques qui se sont tous déclarés maudits et en but à des souffrances morales innombrables – souffrances sans les quelles ils ne pourraient écrire : qu’on se rappelle l’Albatros ! – je prends en considérations tous ceux qui ont soutenu que sans une névrose quelconque, l’écrivain resterait silencieux, le peintre ne peindrait pas, le musicien ne composerait plus…

Et pourquoi s’arrêter à de pareils exemples ? Si la pensée de Céline est valable, elle l’est pour tout ce qui d’étend entre le couillon et le génie : c'est-à-dire vous, moi, et toutes nos pensées les plus ordinaires.

Concluons : si vous pensez sans souffrir – d’une façon ou d’une autre – alors vous ne pensez pas vraiment.

Sunday, July 08, 2007

Citation du 8 juillet 2007

"La vie donc oscille, comme un pendule, de droite à gauche, de la souffrance à l'ennui ; ce sont là les deux éléments dont elle est faite, en somme. De là ce fait bien significatif par son étrangeté même : les hommes ayant placé toutes les douleurs, toutes les souffrances dans l'enfer, pour remplir le ciel n'ont plus trouvé que l'ennui".

Schopenhauer, Le Monde comme volonté et comme représentation, 1819


Entre la souffrance et l’ennui, nous oscillons ; nous n’échappons à l’un que pour nous réfugier dans l’autre : le pessimisme de Schopenhauer est là.

Le paradis est-il plus désirable que l’enfer ? Oui, peut-être. Toutefois, on imagine habituellement un Paradis plus désirable encore. Mais celui qui pourrait exister est proportionné aux capacités de l’homme, et comme celui-ci n’a pas le pouvoir de jouir sans mélange et indéfiniment, le Paradis imaginé comme félicité éternelle n’est pas réellement possible.

Entre la souffrance et l’ennui, y a-t-il une troisième voie,?

Les Stoïciens imaginaient le sage comme celui qui ne souffre pas : il est impassible. L’apathie est sa vertu. Mais que fait-il de plus ? Agit-il ? Discute-t-il avec ses disciples ? Ecrit-il des traités de sagesse ? Peut-être, mais peut-être pas : Lao-Tseu, qui n’était certes pas un stoïcien mais qui incarne tout de même la sagesse disait : « Enseigner sans la parole, entreprendre sans agir / Voilà la vertu. » (Tao Tö King). Bref le sage médite et voilà tout.

La méditation nous met-elle au moins à l’abri de l’ennui ? N’est-elle pas une anesthésie de la conscience, quelque chose qui nous livre aux rêveries éveillées, qui relèvent des mécanismes inférieurs de l’esprit ? Lisons Descartes : il a écrit les Méditations métaphysiques, donc il sait ce que c’est que méditer. Or ce que nous y trouvons, c’est un dialogue, en style indirecte peut-être, mais un dialogue tout de même. Platon disait que la pensée était un dialogue de l’âme avec elle-même. Donc, méditer, c’est penser. Et penser c’est agir.

Que dirait de ça Schopenhauer? Qu’agir, c’est déjà souffrir, par l’effort à fournir, par l’inquiétude du résultat ? Peut-être, mais si l’action est création (l’œuvre et non le travail laborieux), alors elle est jouissance.

Reste que Valéry imaginait Socrate s’ennuyant au Paradis (cf. Post du 18 juillet 2006). Sans doute parce que sa pensée était sans enjeu.



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Pendant quelques jours - pour raison de vacances - La citation du jour assurera un service minimum ; il n’y aura donc pas jusqu’au 14 juillet inclus de commentaires aux commentaires.



Tuesday, May 29, 2007

Citation du 30 mai 2007

La seule façon d'être heureux c'est d'aimer souffrir.

Woody Allen

La recette du bonheur : puisque la souffrance est inévitable, jouissons-en ! Facile…

Mais d’abord, comment aimer souffrir ? Trois chemins - illustrés par trois histoires - pour trouver le bonheur.

- 1 - Souffrons comme les Stoïciens, non pas en jouissant de notre souffrance, mais en la considérant comme un phénomène qui se produit sans que nous soyons vraiment concernés.

1ère histoire : C’est l’histoire d’Epictète à l’époque où il était esclave. Son maître pour le punir d’une faute lui tord la jambe. « Fais attention lui dit Epictète, tu vas la casser » Le maître continue ; la jambe casse. « Là ! tu vois, je te l’avais bien dit. Tu es bien avancé maintenant avec un esclave infirme. » Le détachement des stoïciens devant la souffrance est surhumain. Et en plus il est révoltant : ne consiste-t-il pas à accepter n’importe quoi, injustice comprise ?

- 2 - Souffrons donc comme les masochistes. En supposant qu’ils jouissent de la souffrance, ils pourraient tirer bénéfice des aléas de la vie, du voisin insultant, de la femme infidèle, du policier sadique. Tiens, justement, ne pourrait-on neutraliser les sadiques en les accouplant à des masochistes ?

2ème histoire : (évidemment celle-là, vous la connaissez déjà)

- Le Masochiste (au sadique) : Fais-moi mal !
- Le sadique : Non !
- Le Maso : Ouch !

Non, ça ne se passe pas comme ça. Le masochiste, ce n’est pas la souffrance qui fait son bonheur ; c’est l’humiliation imposée par celui qu’il a choisi pour ça : il veut désigner son bourreau, comme Sacher Masoch avec Wanda (cf. Post du 5 août 2006).

- 3 - Souffrons alors comme les épicuriens, en oubliant la souffrance. Car rien ne nous fait vraiment souffrir que la crainte de souffrir un jour. Epicure pense que ce que nous craignons, c’est de perdre ce que nous avons. Pour ne plus souffrir, il ne faut rien posséder qu’on puisse perdre.

3ème histoire : Epicure voit un mendiant qui boit à une fontaine en prenant de l’eau dans ses mains. Il sort son écuelle de sa besace et la brise : « Je constate que j’avais encore quelque chose de trop » dit-il.

Bien entendu, l’existence est aussi quelque chose que nous pouvons perdre, sauf si nous ne faisons que la vivre au jour le jour, c’est à dire dans l’instant présent.

C’est ce que nous suggère notre épicurienne de la Butte aux Cailles (1)


(1) Si vous avez lu mes Posts précédents, vous savez que j’ai déjà dépisté une platonicienne et une pessimiste dans notre Muse : c’est qu’il y a plus d’une Miss dans Miss.Tic