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Monday, October 30, 2017

Citation du 31 octobre 2017

Femmes faciles… Femmes passives… Elles ont bon dos !
Miss.Tic – Expo Muses et Hommes (3 novembre-12 janvier –
galerie Lélia Mordoch rue Mazarine Paris)


Miss.Tic se devait de faire retour dans le scandale des « attouchements et plus si affinité » en soulignant le sort cruel fait aux femmes. Car non seulement elles sont agressées, non seulement on dit qu’elles l’ont bien cherché, mais encore on suggère qu’elles sont consentantes ou même que – pire ! – du fond de leur souffrance rien ne sort, qu’elles restent passives comme l’âne qui reçoit coup de trique sur coup de trique.

Oui, tel est le langage que tient la société bourgeoise, depuis des siècles, au point qu’on avait fini par le croire véridique.

Elles ont bon dos… Non ! C’est trop facile de croire qu’en les violant on fait du bien aux femmes et que la preuve, c’est qu’elles ne s’en plaignent pas. C’est pourquoi je ne m’insurge pas contre le vocable de « porc » utilisé par des femmes contre les violeurs, les attoucheurs, les harceleurs ; car il faut le savoir : les femmes ont cessé d’avoir bon dos et qu’aux coup de triques elles répondront désormais par des coups de pieds dans les c



Wednesday, October 18, 2017

Citation du 19 octobre 2017

L’amour n’est pas une relation sociale. Ça ne se dit pas, ce sont des choses qui ne se disent pas. L’amour n’est traduit qu’en silence ou en cri.
Camille Laurens – Dans ces bras-là

Que l’amour soit indicible en dehors du cri, voilà ce que chacun sait pour l’avoir expérimenté. Mais que par conséquent l’amour soit exclu des relations sociales, voilà qui paraît surprenant.

- Certes, dire que l’amour est exclu des relations sociales, n’est pas nouveau. Ainsi Freud disait-il que la libido ne peut être à l’origine de la société, mais seulement du couple hermétiquement refermé sur lui-même. Il en concluait que le refoulement de la pulsion sexuelle était inévitable et avait sans doute accompagné le développement de l’espèce humaine, car dans la mesure où celle-ci nécessite la société, elle suppose aussi le refoulement.
Il est très intéressant d’observer que cette caractéristique de l’amour est restée toujours active : aujourd’hui comme autrefois, tout au fond du paléolithique (et même avant ?) l’amour n’a pas suivi la logique de la vie collective. Il n’a certes pas eu besoin de s’y opposer frontalement, car il ignore tout de la vie sociale pour une raison très simple : l’amour suit la logique du désir et le désir ignore l’autre, il est capture et consommation de l’objet qui lui manque.


Après le brame…
- Mais l’amour est-il bien ce rut bestial par le quel le mâle enfourche la femelle ? En tout cas, pour notre Auteure-du-jour l’amour est un peu plus : il n’est pas seulement a-social parce qu’il n’a pas eu besoin d’investir le langage pour y creuser son sillon ; mais plus fondamentalement il est une expérience si personnelle qu'elle en est indicible et incommunicable - donc incapable de soutenir une relation sociale.


… L’amour est bien autre chose, mes amis, vous le savez. Il est ce par quoi le « je » n’existe que dans la fusion au « tu » – ce qui fait que ce « tu » ne peut en aucun cas devenir un « nous ».

Wednesday, October 11, 2017

Citation du 12 octobre 2017

Commencer en poète et finir en gynécologue ! De toutes les conditions, la moins enviable est celle d'un amant.
Emil Cioran





Il y a des phrases qui choquent parce qu’elles détruisent des rêves auxquels nous tenions pardessus tout. Cette citation de Cioran en fait partie.
L’amant est d’abord un poète qui chante la profondeur du regard, la courbe du cou, la silhouette élancée de la Bien-Aimée. Et puis, les sentiments s’émoussant, ne restent que les élans charnels, qui petit à petit désertent  le creux du cou où se déposaient les baisers, pour se relocaliser dans l’entre-cuisse – là où le gynécologue introduit son spéculum.
Oui : suivant Cioran on ne se contentera pas de regretter les élans lyrique de la poésie ; on sera saisi d’effroi en observant cet amoureux devenu obstétricien, qui pourchasse l’excitation défaillante en déployant sous ses yeux les organes dans les quels il s’apprête à enflammer ses muqueuses. Il sonde alors du regard et des doigts l’organisme de son ex-aimée : pour lui, plus de rêve, plus de secret ; voici la réalité objective, débarrassée de ses fantasmes.

… Fantasme : le mot est lâché ; la Bien-Aimée n’existait sûrement pas telle que son amoureux la voyait, elle était enveloppée du nuage de fantasmes sans le quel l’amour ne serait pas. A présent éclairé par la lumière crue du scialytique, le spéculum chasse tous les secrets, efface les nuances et détruit toutes les frontières.
Car c’est ce mystère ombreux que le gynécologue détruit : armé de ses d’instruments il rend visible ce que la nature avait jugé opportun de cacher…


Au fond l’amoureux devenu gynécologue ne ressent plus d’amour – mais il reste le pornographe qui exige de tout voir.

Tuesday, September 26, 2017

Citation du 27 septembre 2017

Que tel enfant déterminé soit procréé, voilà le but véritable, quoiqu’ignoré des intéressés, de tout roman d’amour ; la façon et les moyens de l’atteindre sont accessoires.
Schopenhauer – Métaphysique de l’amour.
Pourquoi faisons-on l’amour ?
Voilà une question qui paraît bien saugrenue. Nous faisons l’amour parce que nous aimons notre femme et que, lorsque nous nous enlaçons et nous caressons,  cette l’étreinte charnelle parait être le point ultime auquel la fusion que nous recherchons peut atteindre. Oui, je désire m’unir charnellement à la femme que j’aime parce que c’est là que me porte l’élan de l’amour que je ressens pour elle.
Certains hausseront les épaules :
- Bien sûr, bien sûr … Mais au fond si tu étais honnête avec toi-même, tu reconnaitrais que c’est dans tes testicules que ça se passe ; ton organisme est saturé de testostérone quand tu vois la femme aimée, certes ; mais aussi n’importe quelle autre qui serait aussi bien gaulée qu’elle ferait l’affaire. Oui, c’est bien cela : elles te mènent par le bout du *** !

D’autres qui ont lu Schopenhauer affirmeront au contraire que ce n’est pas vraiment la recherche de la  jouissance qui explique la sexualité, mais bien un autre but ultime et obscur machiné par l’espèce : il faut copuler parce que c’est nécessaire pour procréer – pour que le genre humain se propage. Nous avons tout un équipement d’organes érectiles, d’hormones sexuelles, sans oublier un cerveau qui distribue les excitations et les inhibitions : pourquoi faire ?
Oui, pourquoi la nature nous a-t-elle équipé d’un pénis ou d’un clitoris ? N’est-ce pas un dispositif qui, comme le nectar de la fleur constitue la récompense de l’individu pour l’inciter à travailler pour l’espèce ?
On va ricaner et dire :
- Oui, peut-être. Mais nous sommes plus forts que la nature, nous avons plein de dispositifs qui empêchent la fécondation et qui font de la jouissance sexuelle une chose qu’on va rechercher exclusivement pour elle même.
Soit. Mais voilà, il y a quelques jours nous avons eu le « Babyday », le jour où s’enregistre un pic de naissance. Or ce jour est situé exactement 9 mois après la Saint-Sylvestre, moment où la fête nous fait oublier la prudence et les conséquences prévisibles d’un rapport sexuel. La créature a perdu de vue, dans les vapeurs alcoolisées du réveillon, les risques encourus, elle a laissé l’espèce reprendre le contrôle de la situation.


 De là à dire que le champagne fait partie des ruses de la Nature pour propager l’espèce, il n’y a qu’un pas…

Tuesday, May 23, 2017

Citation du 24 mai 2017

Si nous nous dérobions à nos maris, au lieu de nous livrer, quand ils sont en érection, et brûlants de désir, ils feraient vite la trêve, je le sais bien.
Aristophane – Lysistrata
Malheureux, tu te ronges le sang pour avoir été frustré ! J'ai bien pitié de toi, hélas ! Car quels reins pourraient y tenir ? Quelle âme ? Quels testicules ? Quels flancs ? Quel braquemart tendu, privé des amours du matin ?
Aristophane – Lysistrata
 Il n'y a jamais de véritable volupté pour l'homme, si la femme ne la partage.
Aristophane – Lysistrata
On dit que Lysistrata est une comédie. Formellement, certes. Mais pour qui veut bien la lire au premier degré, c’est une tragédie. Oh ! Certes, pas au sens antique – mais, voyez plutôt : les femmes, sous l’impulsion de Lysistrata, ont décidé pour faire pression sur les hommes de se refuser à eux quand le besoin génésique s’éveille en eux. Ceux-ci en effet éprouvent très vite les effets de la continence sexuelle : privés des amours du matin (oui, chez les grecs de l’époque, on faisait crac-crac le matin) les voici embarrassés d’un encombrant braquemart (1), de testicules qui gonflent à en éclater, de crampes dans les reins. Sans parler du désir effréné qui obsède leur esprit.
Ils sont hommes dira-t-on, donc plus fort que les femmes : que n’en profitent-ils pour les forcer à écarter ces genoux qu’elles s’obstinent à tenir serrés ? Que ne les violent-ils pas ? – Après tout entre mari et femmes ce ne devait pas être un crime à l’époque.
Seulement voilà : il n'y a jamais de véritable volupté pour l'homme, si la femme ne la partage.
Sans le désir féminin, l’acte viril n’est rien d’autre qu’une sorte de masturbation et le fait que ça se déverse dans « le vase féminin » n’y change rien.
Le piège se referme : Lysistrata le sait. Les femmes ont le pouvoir de priver les hommes de jouissance sexuelle parce que décidément, le sexe ça se fait à deux, et que pour se trouver dans cette situation la simple copulation physiologique ne suffit pas. Le viol dans la mesure où il apporte une véritable jouissance à celui qui le commet n’est pas un acte sexuel. Il est une forme de meurtre au ralenti qui apporte au meurtrier le plaisir d’opprimer de faire souffrir et de détruire peu à peu un être humain.
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(1) Braquemart – subst. masc.
 Épée courte à large et lourde lame
− P. anal, lang. pop.  Membre viril : « Dérouiller son braquemard. » : Forniquer (CNTRL)

Saturday, February 04, 2017

Citation du 5 février 2017

On distingue deux différentes sources d’énergie : les matières premières et les phénomènes naturels. Les premières fournissent les énergies dites fossiles alors que les autres fournissent les énergies dites renouvelables.
Kelwatt
Une énergie renouvelable, … est une source d'énergie qui se constitue ou se reconstitue plus rapidement qu'elle n'est utilisée.
futuraplanète
Wilhelm Reich déclarait que la fonction de l'orgasme est de décharger les particules énergétiques appelées "orgones", ce qui permettait ainsi de maintenir un équilibre des forces vitales.
charlatans.info
- Tiens ? Encore un dimanche avec un temps à rester sous la couette pour échapper à la tempête ? Et que faire sinon dissiper toute l’énergie qu’une semaine de travail n’a pas pu décharger.
- Vous m’avez compris ? Non ? Alors, lisez ce qui suit.

Lorsque vous faites l’amour chers ami(e)s, pensez-vous à toute cette bonne énergie que vous gaspillez ? J’entends bien que certains se donnent assez peu de mal pour  parvenir à l’orgasme (je ne vous demande pas de détail, alors ne m’en demandez pas SVP !), mais ce n’est pas à cela que je pensais : lorsque Wilhelm Reich a commencé l’étude de la  libido en compagnie de Freud, il  fut rapidement persuadé que l’orgasme était d’origine bio-électrique et qu’il avait pour fonction de dissiper des particules énergétiques d’origine cosmique. Du coup, on peut concevoir que lors de l’acte sexuel nous dégageons une énergie que nous ne créons ni par effort musculaire ni par frottement, mais qui est bel et bien en nous et que Reich nomme l’orgone.
D’où cette idée de la récupérer : comme l’orgone peut être assimilée à une source d’électricité, nous pourrions en effet alimenter la lampe de chevet au moins le temps de nous amourer avec notre bonne amie.


On aurait alors une énergie que les spécialistes appellent « énergie renouvelable » - Oui, tout y est : les énergies renouvelables n’engendrent que peu ou pas de déchets ne produisent pas non plus d’émissions polluantes, et de surcroit leur source se renouvelle en permanence.
Une seule petite difficulté : une énergie renouvelable, est une source d'énergie qui se constitue ou se reconstitue plus rapidement qu'elle n'est utilisée.
Alors voilà : lorsque j’avais 15 j’aurais pu le faire (= réactiver la machine juste après l’avoir utilisée) ; mais aujourd’hui j’ai 75 ans…
Faut-il donc y renoncer ? Que nenni ! Nos épouses, quand elles sont convenablement stimulées, pourraient bien nous alimenter en permanence d’orgones, car les mieux douées d’entre elles ont des dispositions pour reconstituer leur stock plus rapidement qu’elles ne l’utilisent. 

Messieurs, vous en doutez ? Puisque nous sommes dimanche et que le dimanche est fait pour ça : vérifiez.