Sunday, August 14, 2016
Citation du 15 aout 2016
Wednesday, November 14, 2012
Citation du 15 novembre 2012
Sunday, January 22, 2012
Citation du 23 janvier 2012
Il ne fut pas un apôtre de ce que nous appellerions aujourd’hui l’anti-étatisme libéral – lui dont la mort coïncida avec la Commune de Paris qui délégua des représentants à ses obsèques.
Mais alors, que veut Pierre Leroux ? Ou plutôt, que ne veut-il pas ?
Je suppose qu’il n’était pas contre le fait que tout le monde bénéficie des mêmes biens, et que personne n’ait plus de maux que ses voisins.
Mais qu’en revanche, en appelant la providence à la rescousse, on revendique des bienfaits de la société, sans jamais lutter pour les obtenir, voilà sans doute ce qui « affaiblit l’âme ». L’homme est fait pour la lutte ; il doit sa survie à cela et rien ne peut lui venir sans qu’il ait affronté l’adversité pour l’obtenir. Voilà donc ce qu’il y a de débilitant dans la croyance en la providence : ne faisons rien – Dieu y pourvoira. (1)
Alors, voilà où nous en sommes aujourd’hui : on nous rabâche à longueur de campagne électorale que rien ne se fera dans notre pays sans la présence d’un habile capitaine au gouvernail. Aucune justice sociale sans les prestations de l’Etat. Aucun progrès économique sans la science et la prévoyance de nos futurs gouvernants.
Que dirait Pierre Leroux de ça ? Et que dirait-il encore en constatant que les syndicats sont dans le silence, et qu’ils n’en sortent que pour aller négocier avec le pouvoir ?
Nous, notre seule violence, c’est le bulletin de vote. Après tout, c’est sans doute ça qu’on appelle le progrès.
Qu’on attende donc la providence – si on veut ; mais qu’on n’en attende pas des miracles !
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(1) On trouverait la même idée chez Marx et Engels dans le Manifeste du parti communiste (1848) : contrairement à ce qu’on imaginerait, Marx n’est pas contre le travail des enfants dans les fabriques, mais contre la façon dont il est pratiqué. Les enfants doivent travailler en production parce que c’est là le complément indispensable de leur éducation.
« Éducation publique et gratuite de tous les enfants. Abolition du travail des enfants dans les fabriques tel qu'il est pratiqué aujourd'hui. Combinaison de l'éducation avec la production matérielle, etc. » Manifeste, II - Prolétaires et communistes
Sunday, May 15, 2011
Citation du 15 mai 2011
Il y a des gens qui admirent Dieu en tout : s'il a fait des champignons vénéneux, c'est pour être la providence des faits divers.
Edmond et Jules de Goncourt – Journal (16 août 1865)
Haïti… Japon… Murcie… Costa-Rica…Une nouvelle saison de tremblements de terre ramène inévitablement la réflexion sur la divine providence : il faut bien que tous ces gens, ces malheureuses victimes aient fait quelque chose de mal pour que Dieu permette ces ravages et ces destructions. Nous l’avions déjà évoqué après la catastrophe d’Haïti, et nous pourrions en reparler aujourd’hui après le Japon et l’Espagne.
Mais le ricanement cynique des Goncourt nous fait observer quelque chose de plus : quelle idée de Dieu aurons-nous quand nous aurons interprété tout ce qui arrive en termes de providence ? Pour qui le mal peut-il être un bien, si ce n’est pour les mauvais ? Et pourquoi Dieu voudrait-il le bien de ceux qui font le mal ?
Mais si nous en déduisions que la providence n'existe pas, alors nous en arriverions à dire que le monde est absurde. Que la providence soit maléfique, mais au moins qu’elle existe pour donner du sens au monde !
Hélas ! Voyez un peu la sécheresse qui nous désole en ce moment, et voyez les cartes météo : toute cette bonne pluie qui se déverse sur l’Atlantique – en pure perte ! Car à moins d’imaginer qu’elle tombe pour rafraîchir les poissons, ça n’apporte rien à personne que nous soyons privés de pluie. Ça, personne n’en parle, sauf les scientifiques, qui eux ont toujours une explication par les lois du monde physique.
Mais il ne faut pas confondre l’explication scientifique avec la signification : la science n’a jamais donné la signification des choses. Elle se contente d’en expliquer l’origine dans les lois du monde. Supposez que vous perdiez vos cheveux à trente ans : on va expliquer ça par telle petite molécule d’ADN accrochée dans vos gènes et qui vous vient de votre papa – ou de votre maman. Maintenant que ça ait un sens ça voudrait dire que vos géniteurs ont voulu que cela soit, ou qu’un Dieu vengeur l’ait décidé (comme dans les tragédies antiques).
Mais au fait, vous l’avez comme moi remarqué : le Prince William a un début de calvitie : c’est sans doute pour qu’il se range plus vite après son mariage…
Wednesday, January 13, 2010
Citation du 14 janvier 2010
Croyez-moi, quand la terre entrouvre ses abîmes, /Ma plainte est innocente et mes cris légitimes.
[…]Un jour tout sera bien, voilà notre espérance; / Tout est bien aujourd'hui, voilà l'illusion.
Voltaire – Poème sur le désastre de Lisbonne (1756)
Sans quitter votre sujet de Lisbonne, convenez, par exemple, que la nature n’avait point rassemblé là vingt mille maisons de six à sept étages, et que si les habitants de cette grande ville eussent été dispersés plus également, et plus légèrement logés, le dégât eût été beaucoup moindre, et peut-être nul. Combien de malheureux ont péri dans ce désastre, pour vouloir prendre l’un ses habits, l’autre ses papiers, l’autre son argent ?
[…]Toutes les subtilités de la métaphysique ne me feront pas douter un moment de l’immortalité de l’âme, et d’une Providence bienfaisante.
Rousseau – Lettre sur la providence (1756)
Le 18 août 1756, un tremblement de terre suivi d’un raz-de-marée et d’un gigantesque incendie détruisit la ville de Lisbonne, faisant entre 50000 et 100000 morts.
Voltaire en prit prétexte pour rédiger ce poème pour critiquer les philosophes adeptes de l’optimisme, pour les quels tout ce qui arrive est l’effet de la Providence. Il visait en particulier Leibniz. Rousseau lui répondit en défendant l’innocence de la création et en attribuant aux hommes la responsabilité de leurs malheurs (1). Voltaire répliqua finalement en rédigeant Candide.
Le terrible catastrophe qui vient de frapper Haïti, les dizaines, voire les centaines de milliers de morts de Port-au-Prince, les millions de sans abris nous forcent à nous rappeler cette polémique sur la Providence.
Mais voyez l’évolution de nos mentalités : si en 1756 on s’interrogeait sur la responsabilité de Dieu ou de celle des habitants de Lisbonne sur ce séisme, aujourd’hui aucune voix ne s’élève – du moins dans notre opinion publique – pour évaluer une telle responsabilité. L’idée même de responsabilité est devenue inaudible aujourd’hui, sauf à dire comme Rousseau que ces millions de malheureux qui se sont agglutinés à Port-au-Prince auraient mieux fait de crever de faim dans leur campagne.
Nous sommes sortis de l’ère du symbole pour entrer dans celui de la causalité mécanique. Nulle volonté, nul sens à chercher derrière ce qui nous arrive. Tout se répartit entre ce que nous aurions pu éviter et l’inévitable. Ce sont les stoïciens qui avaient raison.
... Mais en écrivant ces lignes je me prends à douter. Sommes-nous devenus si raisonnables ? Les victimes de Haïti ne croient elles pas que des responsables sont à chercher et à châtier ?
Ne croyons-nous pas, nous aussi, qu'il a du sens partout, de la volonté, de l'intention, une responsabilité humaine? Un simple exemple : lorsque un de nos proches vient à mourir, bien que ce soit là une conséquence naturelle de la vie, il faut quand même et à tout prix chercher une cause humaine, donc un sens à cette mort. Toute mort est significative, parce qu’elle a été voulue – ou du moins elle n’a pas été empêchée comme elle aurait pu l’être.
Du genre :
- Ah ! Si seulement il m’avait écouté… Pensez, avec son diabète, tout l'alcool qu'il a bu… C’était un vrai suicide…
Ou bien :
- La malheureuse… Son cancer, ce n’est pas lui qui l’a tuée. C’est plutôt son ivrogne de mari... Tout ce stress qu’elle a encaissé, c’est ça qui l’a rongée.
Bref : il n’y a certes plus pour nous de Providence divine à incriminer. Mais l’homme a pris sa place, et de ce fait rien n’a changé. On n’en est plus à dire Tout est bien aujourd'hui, pas plus que Un jour tout sera bien. Par contre on en est à dire Tout doit être bien aujourd’hui.
Mais qu’on ne s’y trompe pas : c’est encore une façon de chasser l’absurdité du monde.
(1) Lire des extraits de ces deux textes ici.
Saturday, September 26, 2009
Citation du 27 septembre 2009
Ne vous étonnez pas que les autres animaux aient à leur disposition tout ce qui est indispensable à la vie du corps, non seulement la nourriture et la boisson, mais le gîte, et qu'ils n'aient pas besoin de chaussures, de tapis, d'habits, tandis que nous, nous en avons besoin. Car il eût été nuisible de créer de pareils besoins chez des êtres qui n'ont pas leur fin en eux-mêmes, mais sont nés pour servir.
Épictète – Entretiens I xvi (De la providence)
Cette citation nous offre une vision très particulière de la providence : alors que dans la Bible, Dieu pourvoit aux besoins de tous les êtres vivants (1), ici il distribue ce sont les besoins qu’il répartit en fonction des capacités (2). Ce qui est une façon assez profane de voir la providence, puisque, selon la Bible, Dieu a un plan global de la Création, la Providence étant la machinerie qui en assure le bon fonctionnement.
Ajoutons que cette citation prend tout son sens dans une société esclavagiste, puisque c’est une définition de l’esclave qui nous est donnée sous couvert d’un examen du cas de l’animal. Car l’esclave comme l’animal (mais est-il autre chose ?) est un être qui n’a pas sa fin (=son but) en lui-même ; il n’existe que pour servir son maître et on peut supposer que quand il en sera incapable on le mettra à mort, comme on envoie la vache tarie à l’équarisseur.
Deux observations, pour prolonger un peu notre lecture :
1ère observation : sachons mesurer nos besoins à l’aune de nos capacités. Inutile de rêver d’une Ferrari rouge si vous êtes smicard.
2ème observation : être libre, c’est disposer de ses propres forces pour réaliser son propre projet. Un peu plus haut, Epictète a critiqué les hommes qui geignent de ne pas avoir ce qu’ils souhaitent au lieu de mobiliser leurs forces – dont ils sont les seuls responsables – pour aller chercher ce qu’ils souhaitent.
Yalla comme dit sœur Emmanuelle…
(1) Et dans le mythe de Prométhée également (voir le Protagoras de Platon)
(2) De fait le paragraphe XVI souligne combien la providence nous est favorable, puisqu’elle a fait que les animaux qui nous servent font par eux-mêmes tout ce qui est nécessaire à leur survie – sans qu’on ait le besoin de s’en occuper.
Wednesday, July 18, 2007
Citation du 19 juillet 2007
Ce que l'homme a au-dehors, la femme l'a au-dedans, tant par la providence de la nature, que de l'imbécillité d'icelle, qui n'a pu expeller et jeter dehors lesdites parties, comme à l'homme.
Ambroise Paré
Petit cours d’anatomie : les testicules sont à l’extérieur de l’abdomen, dans un petit sac appelé « bourse ». Les ovaires sont à l’intérieur de l’abdomen.
Et maintenant, quelle différence entre un savoir préscientifique (Ambroise Paré) et un savoir scientifique ?
Pour la science, ce qui est étrange ce n’est pas la position des ovaires mais bien celle des testicules. C’est que c’est fragile ces petites choses, et elles risquent bien des traumatismes à être ainsi exposées aux mauvais coups. Mais la science physiologique explique cette situation très simplement: la spermatogenèse se bloque au-delà de 37°, température couramment dépassée à l’intérieur de l’abdomen. Si vos testicules sont à l’extérieur, c’est donc pour les garder au frais.
Par contre Ambroise Paré, bien qu’anatomiste rigoureux, est encore dans le savoir préscientifique : avec lui on n’est pas seulement dans le domaine de la recherche de la vérité mais aussi dans celui du sens et de la valeur. C’est ainsi qu’il évoque à propos des organes de la génération féminins, la providence et l’imbécillité de la nature (1). Providentiellement, la nature les a conçus là où ils peuvent être utiles, c’est à dire dans le corps et protégés pas lui. Mais elle n’a pu éviter l’« imbécillité ». En effet, le « sens » des organes sexuels, c’est qu’ils sont la honte de l’humanité dont ils sont les parties honteuses. Ce que la nature a voulu pour l’homme, c’est éloigner le plus possible ces parties honteuses de son corps - c’est à dire de lui-même - en les mettant dehors. Mais elle n’a pas su - et donc pas pu - en faire autant avec la femme.
Alors là, vous êtes libres de continuer ; si la nature de l’homme risquait d’être polluée par la proximité des ses organes reproducteurs, la nature de la femme ne l’est-elle pas du fait de cette « imbécillité » de la Nature ?
Moi, si j’étais vous, je n’irai pas sur ce chemin. Mais il y en a un qui y a été sans hésiter : c’est Freud. La femme, dit-il, est incapable de refouler ni de sublimer ses instincts ; c’est d’ailleurs ce qui fait d’elle une éternelle enfant.
(1) C’est du moins ainsi que je lis le démonstratif « icelle », qui renvoie à la nature et non à la femme. Si quelqu’un veut critiquer cette interprétation, je suis intéressé par ses arguments.
Thursday, July 12, 2007
Citation du 13 juillet 2007
Bénie soit la Providence qui a donné à chacun un joujou: la poupée à l'enfant, l'enfant à la femme, la femme à l'homme, et l'homme au diable.
Victor Hugo - Marie Tudor (1833), I, 2
La fatalité, la providence : quelle différence ? Aucune et pourtant nous avons l’habitude de classer la fatalité dans les causes de malheur et la providence dans celles de la bonne chance.
Victor Hugo est un peu plus rigoureux : la Providence c’est ce qui met de l’ordre dans la Création, et pas n’importe quel ordre. Il s’agit de l’ordre des fonctions. Que chaque chose créée ait une fonction par rapport à un autre élément créé, de sorte que se construise ainsi une pyramide dont chaque étage soit nécessaire pour l’existence de l’étage supérieur. Ainsi on a le triple avantage que :
1 - L’ensemble soit autosuffisant ;
2 - Que tout ayant une fonction ait un sens ;
3 - Que l’homme, placé au sommet de la pyramide puisse tirer avantage de la Création toute entière sans avoir à s’en justifier.
Encore que ce soit difficile à avaler, je passerai sur le fait qu’une telle conception nous oblige à bénir n’importe quoi, y compris que « l'enfant [soit le joujou de] la femme, la femme [celui de] l'homme, et l'homme [celui du] diable » (1).
En revanche, on a toujours eu quelques difficultés (et déjà au 17ème siècle) à admettre que tout ait un sens en raison d’un bénéfice apporté à la création - et plus encore à l’homme. Car disait-on, lorsqu’il pleut sur la mer, alors que d’effroyables et arides déserts font d’épouvantables conditions d’existence pour les peuples qui y vivent, comment la Providence peut-elle justifier cela ? Plus tard, avec le tremblement de terre de Lisbonne, la même question est réapparue (voir Post du 12 février 2006).
Mais le 3ème point, peut-être plus actuel pour nous qui voulons protéger la planète de nos industries, devrait retenir notre attention. On a dit bien des fois que les peuples « premiers », du fait de leur animisme étaient dans une attitude de respect vis-à-vis de la nature, et que, lorsqu’ils tuaient un animal pour vivre, ils ne manquaient pas de faire une offrande - à la nature, au Totem symbolisé par cet animal - pour compenser la perte qu’ils venaient de lui occasionner. Voyez la différence avec la conception « providentielle » (= providentialiste) : l’homme a le droit d’exploiter la nature car non seulement elle lui a été donnée par Dieu, mais encore parce qu’il lui est supérieur : c’est pour lui qu’elle existe.
Pour sauver la Planète, ensauvageons-nous !
(1) Victor n’est pas sérieux. La femme n’est pas la jouet de l’homme mais son auxiliaire, comme le prouve le texte de la Genèse :
2.20 Et l'homme donna des noms à tout le bétail, aux oiseaux du ciel et à tous les animaux des champs; mais, pour l'homme, il ne trouva point d'aide semblable à lui.
2.21 Alors l'Éternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l'homme, qui s'endormit; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place.
2.22 L'Éternel Dieu forma une femme de la côte qu'il avait prise de l'homme, et il l'amena vers l'homme.
Si vous n’êtes pas encore content(e) avec cette nuance, vous connaissez l’Auteur ? C’est à Lui que vous devez vous plaindre.
Thursday, April 26, 2007
Citation du 27 avril 2007
Cela est bien dit, répondit Candide, mais il faut cultiver notre jardin.
Voltaire – Candide ou l’Optimisme
Même si vous avez passé plus de temps pendant les cours de français à envoyer des petits papiers à la voisine (les SMS : c’est tout de même un progrès…), vous n’avez pas pu échapper à la dernière réplique du Candide de Voltaire, et aux commentaires alambiqués de votre prof de lettres.
Parce que, c’est vrai, on est un peu déçu de cette chute, comme si la sagesse de Candide venait rompre avec le charme des aventures mirobolantes, qui se succédaient en cascades depuis le début de l’ouvrage.
C’est vrai, à quoi il pensait Voltaire en écrivant ça ? Qu’il était plus sage de rester chez soi à prendre soin des biens que Dieu nous a confiés, plutôt que d’aller courir l’aventure pour voir si la Providence est plus généreuse ailleurs ? Ou bien que décidément l’optimisme ne justifie pas tout et qu’il vaut mieux s’assurer des ressources les plus proches au lieu de chercher fortune ailleurs ? Ou encore, que la nécessité vitale impose silence aux délires de l'ambition?
N’y aurait-il pas plutôt l’idée que la culture des poireaux permet de découvrir des vérités cachées pour les aventuriers pressés de courir à travers le monde ? Se pencher sur les plantes vertes pour voir comment elles se débrouillent pour vivre et pour se reproduire ; confier un grain de blé à la terre et s’émerveiller de voir qu’elle nous rend un épi pour une graine. Les physiocrates avaient fondé toute une théorie là dessus, selon la quelle seule l’agriculture produit plus de richesse qu’elle n’en consomme, au contraire de l’industrie. Marx a encore dû combattre cette conception à l’époque où il écrit le Capital, preuve que l’idée semblait évidente. Et puis Rousseau, fabriquant son herbier à la fin de sa vie et disant que s’il avait su, il n’aurait jamais fait autre chose.
L’horticulture, un must pour la sagesse humaine. Signé Vilmorin.