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Monday, February 06, 2017

Citation du 7 février 2017

Certains prénoms sont comme la bande-annonce du destin de ceux qui le portent.
David Foenkinos – La Tête de l'emploi
Pénélope est aussi exigeante en amour qu’au travail mais donne beaucoup plus d’elle-même dans le premier domaine.
Pénélope et l’amour (www. elle. fr)
J’ai déjà évoqué le déterminisme des prénoms, cette étrange croyance que tels nous nous prénommons, tels nous sommes – d’où l’obsession des parents en attente d’enfant pour trouver le bon prénom, celui qui assurera à leur petit le meilleur avenir. Situation qui explique des choix parfois très surprenants, comme Valérian, Célian, Julian (tous prononcés -an comme maman) ou Théotim (cf. la suite ici). Originalité qui doit, suppose-t-on, classer dans une catégorie à part et forcément privilégiée.
Mais voyons plutôt un autre cas très important en ce moment : Pénélope.
Je ne résiste pas au plaisir de vous communiquer ce lien qui vous permettra de connaître le caractère des femmes qui portent ce prénom ; on peut se lire ci-dessus notre Citation-de-ce-jour, à la quelle j’ajoute ce bref extrait : « Elle (Pénélope) sait parfaitement faire la différence entre sa vie professionnelle et sa vie privée, ce qui lui donne un avantage et une force considérables. »

--> Le cas de Pénélope Fillon nous a stimulé le cortex parce qu’on s’est dit : quand on a un prénom pareil, ça signifie quelque chose que les enquêteurs ne doivent surtout pas rater. Moi, par exemple, songeant à l’exemple de la femme d’Ulysse, je croyais banalement qu’une Pénélope ne pouvait pas être une championne de la productivité ; et que même quand elle travaillait, elle faisait en sorte qu’on ne s’en aperçoive pas.

Mais c’était très insuffisant : les mages des magazines féminins en savent beaucoup plus long, et en particulier que les Pénélopes ne confondent jamais le travail et la vie privée, et que lorsque François Fillon nous dit que chez eux on ne faisait pas la différence, c’est un mensonge. Par ailleurs si, comme on  nous le dit, Pénélope se donne plus dans les relations amoureuses que dans le travail, alors pourquoi notre Pénélope-du-jour, comblée comme elle l’était par son mari, irait-elle chercher en plus la gloire du travail bien fait ?

Tuesday, February 16, 2016

Citation du 17 février 2016

- Les noms de vos deux colonels (…) nous promettent assurance, chance et victoire dans ce conflit.
- Il me plait /dit Pantagruel/ de vous voir pronostiquer notre victoire d’après le nom de nos colonels.
Rabelais – Quart livre, chapitre 37
Quand nous sommes incertains du chemin à prendre, il est bon de relire ce passage de Rabelais : on y trouve une science de la décision oubliée depuis longtemps et qui nous fait défaut aujourd’hui.
Un exemple ? Le choix de notre futur Président. Nous avons jusqu’à 2017 pour le choisir, mais on voit combien l’opinion publique hésite. Mais d’ailleurs, qu’importe ? Qui donc serait assez fou pour s’en remettre à l’opinion publique, toujours prompte à s’émouvoir et à faire n’importe quoi, quitte à élire comme les italiens un bouffon (Beppe Grillo), ou comme les américains qui, après avoir élu un cow-boys d’opérette, s’apprêtent à élire un milliardaire paranoïaque.
Oui, sur quoi s’appuyer pour choisir ? Rabelais nous répond : n’hésitez pas à choisir celui qui vous conduira à la victoire en fonction de son nom. Le chapitre 37 du Quart livre explique, moult exemples à l’appui, que les pythagoriciens avaient une science, et qui leur permettait d’interpréter les noms. Nous avons hélas perdu cette science aujourd’hui ; toutefois, nous avons conservé la science des prénoms. Voilà qui devrait suffire…
Essayons, grâce à www.signification-prénoms.net :
NicolasLa réussite de Nicolas tient essentiellement dans l'obstination qu'il met à réaliser ce qu'il s'est imposé de faire, réussite d'autant plus brillante si son entourage arrive à lui donner la confiance dont il a tant besoin.
Ça colle parfaitement : c’est vraiment impressionnant, non ? Sauf que ça on le savait déjà…
FrançoisLe principal écueil à éviter pour François est de tomber dans l'attentisme ou le papillonnage. François a besoin d'une bonne structure mentale, soumise à une forte discipline de vie et une famille stable pour se réaliser pleinement, et ainsi tout lui sera possible.
Encore parfait. Mais enfin, pourquoi n’avons-nous pas lu ça en 2012 ?
ManuelManuel oscille en permanence entre deux mondes, ce qui lui donne un charme assez mystérieux, mais attention à ne pas tomber dans le piège d'une vie trop facile. Dans tous les cas, à la fois déconcertant et surprenant, on est bien loin de la première image que l'on a pu avoir de Manuel.
« Mystérieux et entreprenant » : méfions-nous de l’avenir qu’il nous réserve.
D’autant qu’il serait sans doute suivi de près au pouvoir par Emmanuel qui a pratiquement le même prénom. Vérifions :
EmmanuelJamais déconcerté, mais déconcertant, Emmanuel a un caractère fort.
On est bien avancé…
Et maintenant, n’oublions pas Marine :
MarineMarine porte en elle, une forte puissance, un amour immense, une grande potentialité qui font d'elle une personne remarquable qui vit, réchauffe et illumine son entourage.
Voilà enfin un prénom engageant – Pas d’hésitation : on vote pour elle !

Quoique… J’apprends que Marine ne s’appelle pas Marine mais Marion (Marion Anne Perrine Le Pen, dite Marine Le Pen, dit Wiki). Comment faire confiance à quelqu’un qui commence par mentir sur son prénom ? N’est-ce pas justement pour nous tromper lors de l’épreuve de la divination ?

Wednesday, January 22, 2014

Citation du 23 janvier 2014



Je m’appelle Jean-Philippe et j’ai 16 ans. la merde quoi.
Jean-Philippe – Post sur Prénom de merde – Catégorie : les prénoms ridicules.
Prénom IV
Si vous êtes mécontent de votre prénom, sachez qu’il existe un site dédié à tous ceux qui sont comme vous : il s’appelle Prénom de merde, et vous le trouverez ici.
            Jean-Philippe,
            Permets-moi de te tutoyer dans cette lettre : j’ai l’âge d’être ton grand père et je devine qu’à 16 ans tu en as ras la casquette des vieux. Mais enfin, lis d’abord ma réponse avant de la mettre à la poubelle.
            Je sais que tu as 16 ans et que tu es fier de toi et je t’en félicite : tu dois le rester car c’est comme cela que tu pourras valoir quelque chose dans la vie.
            Donc, Jean-Philippe, tu considères que ton prénom est un Prénom-de-merde. Note bien que ça ne saute pas aux yeux, mais tu as sans doute raison : par exemple notre Johnny n’a pas cru nécessaire de garder son vrai prénom : Jean-Philippe, justement – Jean-Philippe Hallyday : comme vous dites, les jeunes, ça le fait pas…
            Choisis donc un autre prénom : après tout, il suffit que tes amis et  tes proches soient d’accord pour ce changement, et pour l’Etat-civil, on verra après. Seulement, quel prénom vas-tu choisir ? Peut-être préfèreras-tu un prénom porté glorieusement par une star de cinéma ou par un footballeur vedette. Tu préférais te prénommer Leonardo ou Zlatan ? Je suis sûr qu’il y a en ce moment en France plein de petits Zlatan qui sont entrain de naitre. Mais peut-être que dans 16 ans eux aussi diront : « Je m’appelle Zlatan et j’ai 16 ans. la merde quoi »
            Mais si tu décides de garder ton vrai prénom, voilà ce qui va se passer, Jean-Philippe : au début, les gens croiront que tu ressembles à tous les autres « Jean-Philippe » qu’ils connaissent – ou bien même ils vont t’aimer ou te détester pour un seul « Jean-Philippe » qu’ils ont connu et qui leur a plu ou déplu.
            Et alors, toi, Jean-Philippe, tu vas leur monter que tu es différent des autres – et même tu vas les persuader que c’est toi qui porte le mieux ce prénom, au point qu’ils pourraient un jour espérer avoir un enfant pour lui donner ton prénom. Ton prénom que tu es le seul à porter vraiment.
            Voilà : si tu es aussi fier de toi que je le pense, c’est ça que tu dois te dire : « Je m’appelle Jean-Philippe et j’en suis fier ».
Affectueusement,
Cyber-Papy

Tuesday, January 21, 2014

Citation du 22 janvier 2014



[…] le prénom est la clé de la personne. C'est le cliquetis délicat de sa serrure quand on veut ouvrir sa porte. C'est la musique métallique qui rend le don possible.
Amélie Nothomb – Acide sulfurique
Prénom III
Certains objecteront à Amélie Nothomb que, si sa remarque est valable en Europe, elle ne l’est pas du tout aux Etats-Unis où il est d’usage d’appeler dès la première rencontre chacun par son prénom – voire même par son diminutif.
Mais l’idée reste quand même valable : il y a quelque chose qui sert de serrure pour ouvrir la porte de notre intimité. Et même je dirai qu’il est essentiel qu’un tel dispositif (je veux dire : une serrure et une clef) soit disponible pour atteindre notre intimité – et qu’importe après que ce soit le prénom qui constitue cette clé ou n’importe quoi d’autre (comme le passage du vouvoiement au tutoiement)
Il faut que mon intimité soit en retrait (derrière la porte) mais qu’elle soit accessible – ou plutôt que je puisse (comme le dit notre citation) en faire le don : et pour cela quoi de plus simple que l’usage du prénom. Mais un usage constituant un privilège :
- Appelez-moi James, dit l’Agent 007 à sa nouvelle conquête.
D’où aussi l’usage des diminutifs affectueux : là où le prénom est usé par l’habitude ou le trop grand nombre d’usagers, alors il faut recourir à l’hypocoristique (1). Mais attention : il y a des niveaux d’intimité variable dans ces termes. Que j’appelle ma femme Mado au lieu de Madeleine, ça passe un peu partout dès lors qu’on est dans un cercle amical. Si je la nomme « ma poulette », ça passe encore mais cette fois dans un cercle un peu plus restreint. Mais que je l’appelle « mon sucre d’orge d’amour », là c’est une intimité qui ne devrait se dévoiler que sur l’oreiller.
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(1) Hypocoristique (mot du jour) – « Hypocoristique est un adjectif et un nom masculin, qui sert à exprimer une intention caressante, affectueuse, notamment dans le langage des enfants ou ses imitations. »

Monday, January 20, 2014

Citation du 21 janvier 2014


Votre nom, c'est votre carte d'identité, votre matricule ; votre prénom, c'est vous, dans l'intimité de la famille, dans la chaleur de l'amitié, de la camaraderie, dans les élans de l'amour. Quel prodigieux condensé de la personnalité que ces deux ou trois syllabes qui seront répétées des milliers de fois à partir du premier murmure attendri de la mère penchée sur le berceau de son enfant !
Pierre Le Rouzic – Un prénom pour la vie : choix, rôle, influence du prénom
Prénom II
Si vous êtes mécontent de votre prénom, sachez qu’il existe un site dédié à tous ceux qui sont comme vous : il s’appelle Prénom de merde, et vous le trouverez ici.
o-o-o
Nous laisserons de côté les ritournelles sur les personnalités induites par les prénoms (voir Post d’hier) pour ne retenir que ce qui parait pertinent dans cette citation : « deux ou trois syllabes qui seront répétées des milliers de fois à partir du premier murmure attendri de la mère »
-->Voilà donc l’idée : pour paraphraser Wittgenstein, disons qu’un prénom n’a pas de sens, il n’a que des emplois - ou plutôt : au départ il n’a qu’un emploi : servir de support aux inflexions attendrie de la voix de la maman, et plus tard aux élans amoureux de la femme chérie.
Alors, n’importe quel prénom fera l’affaire ? Par exemple :
- Anatole, mon petit Anatole chéri, tu fais un sourire à ta maman ?
Ou plus tard :
- Oh ! Anatole, comme je t’aime…
Pourquoi pas ? D’ailleurs qui sait si un prénom jugé ridicule aujourd’hui le sera encore demain (et réciproquement) ? C’est sans doute une affaire de modes, et la mode, ça change…
--> Une restriction en ce qui concerne les prénoms faits à partir de noms communs : nous avons une ministre qui s’appelle Fleur. C’est mignon – heureusement qu’elle ne pèse pas 130 kilos et qu’elle n’a pas de moustaches. On comprend qu’un prénom issu d’un nom commun interfère avec son rôle de support affectif tel qu’on le décrivait plus haut. Imaginez : vous avez appelé votre petit garçon Tomate ou Blaireau :
- Blaireau, mon petit Blaireau chéri, tu fais un sourire à ta maman ?
- Oh ! Tomate, comme je t’aime…