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Saturday, October 24, 2009

Citation du 25 octobre 2009

J'ai dix ans / Je sais que c'est pas vrai mais j'ai dix ans / Laissez-moi rêver que j'ai dix ans / Ça fait bientôt quinze ans que j'ai dix ans.

Paroles d’Alain Souchon - Musique Laurent Voulzy

Allez, c’est dimanche : on se détend…

Et voici un petit karaoké pour passer un bon moment avec vos amis : chantez avec Alain Souchon J’ai 10 ans… Vous allez bien vous divertir…

Au fait, quel âge avez-vous ? 10 ans ? 30 ans ? 5 ans ? 70 ans ?

Oui, parce qu’il n’est pas sûr du tout que notre âge soit exactement celui qui est marqué sur nos papiers d’identité. Il n’est même pas sûr qu’il soit toujours le même au cours de la journée.

Sartre parlant d’une amie (1) affirme qu’au cours de la même journée elle peut avoir 13 ans aussi bien que 30. Il ajoute perfidement que Raymond Aron (le petit camarade) a toujours 50 ans (au lieu de 35 à l’époque) dans chacune des circonstances de sa vie, et que son âge réel est la somme de tous ces âges successifs…

J’aime cette idée que notre âge ne soit pas forcément une réalité arithmétiquement établie, mais j’aime surtout imaginer que si l’âge est un comportement alors il peut changer avec les circonstances. Ce que je n’apprécie pas avec l’analyse transactionnelle, c’est cette affirmation que ce comportement soit stéréotypé et – surtout – qu’il soit adressé à autrui.

Faut-il donc à tout prix que l’enfant dont parle cette méthode d’analyse soit déterminé par une série de comportements visant (par exemple) des parents eux-mêmes prédéterminés, etc… Je comprends bien que ce soit particulièrement pratique pour donner aux individus un levier pour interpréter ou pour modifier leur comportement – comment faire du coaching autrement ? – mais faut-il le faire au prix d’une telle réduction ?

Bien sûr, la psychanalyse quand à elle entérine effectivement ces variations de l’âge selon les circonstances, mais elle les situe dans un cadre normatif. L’adulte doit l’emporter définitivement sur l’enfant, et sinon on se trouve à faire une régression infantile.

Pour une fois, je donnerai raison aux publicitaires : eux nous invitent à retrouver notre âme d’enfant sans aucune culpabilité… du moment que ça fait consommer, où est le mal ?


(1) Il s’agit de Tania dont il parle abondamment à Simone de Beauvoir dans ses lettres au Castor dans les années 40. Il s’agit d’une lettre dont je n’ai pu retrouver à ce jour la référence exacte. Si quelqu’un l’a je suis preneur…

Thursday, May 08, 2008

Citation du 9 mai 2008

Dans le Un on trouve Dieu, et il faut que devienne Un celui qui doit trouver Dieu.

Maître Eckhart – De l'homme noble

Le salut passe par une expérience ontologique, qui peut être mystique, – si devenir Un signifie faire l’unité avec Dieu ; mais qui pourrait bien n’être que psychologique, s’il s’agit de faire un avec soi-même.

Moi qui ne suis pas mystique, je trouve que cette phrase trace quand même une jolie route vers un certain salut. Faire Un avec soi-même, même si ce n’est pas faire Un en même temps avec Dieu : ce n’est déjà pas si mal.

Mais comme faire l’unité ? Faut-il éliminer tout ce qui n’est pas désirable dans notre personne ? Faut-il hiérarchiser ? Faut-il amalgamer, ou intégrer ? Où trouver la bonne réponse ?

Voyez Freud : Lacan résume ainsi sa fameuse formule « Wo es war, soll ich verden » en disant : cette fin est de réintégration et d’accord, je dirai de réconciliation (versönnung) (1).

Oui, la psychanalyse – et pourquoi pas la psychologie en général, vous propose de vous réconcilier avec vous-même, d’accepter ce que vous êtes ou lieu de le combattre ou d’un tirer un sentiment de culpabilité. Bref : de ne plus faire qu’Un avec vous-mêmes.

Faire Un avec soi-même : mais si nous sommes pluriels, le quel devons-nous choisir ? Maître Eckhart répond : celui qui va vous hisser au plus haut niveau.

Et pour nous hisser au plus haut, ce n’est par épuration, élimination, tamisage de l’être qu’il faut procéder. C’est par harmonisation.

Le message de Freud s’éclaire de cette ouverture sur le mystique rhénan, non pas seulement par l’idée que l’unité est la seule dimension où nous puissions exister, et que le conflit avec nous-mêmes ruine notre existence. Il s’éclaire surtout par cette idée que c’est sur le divin que nous devons nous aligner, non pas pour être Dieu, mais pour trouver en lui le principe de l’unité qui surmonte les divisions (qu’on songe à la mystérieuse Trinité).

(1) Voici le texte : « La fin que propose à l'homme la découverte de Freud, a été définie par lui à l'apogée de sa pensée en des termes émouvants : Wo es war, soll ich werden. Là où fut ça, il me faut advenir.
Cette fin est de réintégration et d'accord, je dirai de réconciliation (Versönnung). » J. Lacan - Ecrits. (p. 523-524)

Thursday, December 21, 2006

Citation du 22 décembre 2006

Le démon de l'acédie…. Il s'attaque au moine vers la quatrième heure et encercle son âme jusqu'à la huitième heure… Il commence par faire que le soleil semble ne pouvoir se déplacer qu'à peine, ou pas du tout, donnant ainsi l'impression que la journée a cinquante heures…. Il l'amène aussi au désir d'autres lieux, dans lesquels on peut facilement trouver ce dont on a besoin, et d'exercer un métier plus facile et qui marche mieux.

Evagre le Pontique

Vous êtes fatigué, irritable, les fêtes vous ennuient la perspective de leur fin vous déprime (cf. message du 13 février). Peut-être êtes vous acédique ? Je ne veux pas suggérer que vous êtes chômeur, non, je veux dire : vous êtes peut-être affligé d’acédie, cette tristesse si bien décrite au cours de l’histoire (ici par un ermite du désert d’Egypte), et qui frappait essentiellement les moines reclus dans leur cellule.

Il s’agit en effet d’une maladie psychologique qui affecte plus particulièrement les moines : l'acédie monastique est la tristesse devant les biens spirituels essentiels de l'homme, c'est–à–dire devant la particulière dignité spirituelle qui lui a été conférée par Dieu. Mais les symptômes décrits ont une ressemblance tellement évidente avec ceux de la dépression nerveuse qui affecte nos contemporains, qu’on ne peut éviter d’y voir une identité à peine nuancée par les différences liées au genre de vie et aux préoccupations des moines (d’ailleurs, on peut supposer qu’elle concernait aussi d’autres groupes, mais qu’elle n’y était pas décrite). Tout se passe comme si ce n’était pas une maladie psychologique, donc forcément liée à l’environnement, mais une maladie du cerveau.

Si en effet malgré les bouleversements de l’histoire la dépression « nerveuse », se manifeste par des symptômes similaires, alors on est en droit de supposer que l’organisation physiologique du cerveau est en cause. Les revues scientifiques regorgent d’articles relatant les découvertes attestant qu’il y a des zones du cerveau qui sont responsables de nos états affectifs, et que des lésions ou des substances chimiques les affectant entraînent des modification substantielles du comportement. On sait, par exemple, que la « castration » par éradication d’une zone très précise de l’encéphale a été utilisée pour lutter contre les déviations sexuelles criminelles.

La question est : jusqu’où y croit-on? Croit-on que l’autisme soit une maladie génétique ? Croit-on que l’homosexualité soit liée à un gène ? Croit-on que les criminels soient des « super mâles » XYY ?



Wednesday, September 13, 2006

Citation du 13 septembre 2006

Psychologue : La seule personne qui regarde les autres lorsqu'une belle femme entre dans la salle.
Définition
A partir d’aujourd’hui, la Citation du jour vous proposera périodiquement un commentaire de définition. En espérant vous séduire toujours plus nombreux et vous trouver toujours plus attentifs.
Ainsi pour commencer la définition du psychologue.
Le psychologue est celui qui est du côté non de l’action, mais de la réaction. Non du côté de la vie, mais du côté du vécu. Il est celui qui n’est pas monté avec la dame, mais qui attend le copain qui l’a fait et qui lui demande : « Comment c’était ? »… Ah ! J’entends un psy qui proteste dans la salle ! Ce que je dis, c’est mensonge et vilenie ? Il fallait dire : « Comment c’était selon toi ? ». Bon d’accord, si ça peut vous faire plaisir.
Mais trêve d’ironie. La psychologie a envahi nos mode de pensée, et cette façon de transformer tous les événements en affects a gagné les conversations de coin de rue : il m’a plaqué, tu sais c’est un peu dur à vivre ; j’ai été malade toutes les vacances, j’en ai les boules. Etc.
Il y a mieux : la cellule de soutien psychologique. Vous connaissez ? Dès qu’il y a une catastrophe quelque part on met en place une cellule de soutien aux victimes ; c’est là qu’on permet aux survivants de décharger leurs émotions par la parole, de se confronter à leur culpabilité, etc.. Je n’ai rien contre bien entendu. Mais j’en arrive à me dire que le psychologue est devenu le prêtre des temps modernes, celui qui apporte non la consolation, il n’est pas là pour ça, mais plutôt celui qui prend en charge l’irrémédiable. Son message n’est pas : la mort n’existe pas pour le chrétien grâce en soit rendu à Jésus Christ Notre Sauveur. Mais plutôt : la mort, c’est le deuil. Et je suis là pour vous aider à faire votre « travail de deuil ».
Toujours une question d’affect. N’y aurait-il que ça de réel ?