L'ordre règne à Varsovie.
Wednesday, September 11, 2013
Citation du 12 septembre 2013
L'ordre règne à Varsovie.
Saturday, July 08, 2006
Citation du 9 juillet 2006
« Ordre et progrès »
Auguste Comte
Deux problèmes pour le prix d’un !
1er problème : que signifie dans cette devise la copule « et » ? Dans quel sens ça va ?
- 1ère hypothèse : Le progrès est la cause de l’ordre. L’ordre, social par exemple, apparaît grâce au progrès. Dans ce cas, après les désordres issus de la nécessaire réorganisation de la société, la bonne organisation apparaît : stable parce que bonne, bonne parce que rationnelle. Le progrès aboutit à l’ordre par destruction du désordre qui relève d’un passé qu’il convient de dépasser. A la limite, un révolutionnaire pourrait cautionner les incendies qu’il allume de cette façon.
- 2ème hypothèse : Le progrès est la conséquence de l’ordre. Il n’y a pas de progrès possible par l’erreur et par l’irrationnel. Pour Auguste Comte, dont on connaît encore la célèbre formule « Ordre et progrès » grâce au Brésil que l’a adoptée comme devise (en même temps que comme philosophie officielle), le progrès est « le développement de l’ordre » (Système de politique positive) et se définit comme une accumulation et une adaptation plutôt que comme un arrachement au passé.
2ème problème : faut-il y voir une devise du progressisme ou plutôt du conservatisme ?
- 1ère hypothèse : la volonté du changement prime, mais elle doit être simplement « raisonnable ». Le progressisme est la valeur qui fédère la société, l’ordre social est le contexte de ce progrès :il n’a pas à être désiré pour lui-même.
- 2ème hypothèse : c’est l’ordre qui prime, parce que c’est lui la condition de toute existence, comme le « Kosmos » des grecs. Si le progrès devait aboutir au désordre absolu, alors il faudrait le refuser. On connaît la devise : « Mieux vaut une injustice que le désordre ».
Mais si nous nous intéressons tant à cette devise positiviste, c’est que la recherche de l’ordre est aujourd’hui ce qui fédère la société française, qu’il s’agisse de l’autoritarisme libéral, type Sarkozy : plus musclé ; ou du rigorisme « ségolèniste » : plus moraliste. Autrement dit, personne ne se demande vraiment qu’est-ce qu’il y a derrière ; on est tous d’accord pour réclamer l’ordre, et après chacun se désintéresse de l’option politique des autres.
En vérité je vous le dis mes frères, la vraie question est de savoir pourquoi chacun recherche la promesse d’une contrainte comme si sa vie en dépendait. Relisez La Boétie.
Thursday, April 27, 2006
Citation du 28 avril 2006
Tuesday, January 17, 2006
Citation du 17 janvier 2006
A chaque fois, c'est la même affirmation : moi, je m'y retrouve, si on range mon désordre alors c'est là que je ne trouve plus rien, et surtout : je suis bien comme ça, si ça dérange les autres qu'ils aillent voir ailleurs, mais pas chez moi.
Bref Bergson aurait une grosse responsabilité dans ce vice (si c'est est un). En réalité il s'interrogeait sur l'objectivité du désordre, et il en faisait une simple attitude affective: le désordre n'est que la déception devant un ordre qui n'est pas celui qu'on attendait; sous-entendu : le désordre absolu (capharnaüm, tohu-bohu, chaos) n'est pas de l'ordre de l'existence, c'est une image, pas une réalité; rien ne peut être sans un certain ordre.
Je conserve de l'interprétation courante qu'on vient de décrire une idée qui m'est chère : la vie ça crée du désordre (provisoire, ordre différent, peu importe), ça dérange. L'ordre du désordre, c'est ça : créer le terreau fertile où la vie peut s'enraciner. L'ordre qui serait immuable, répétiton de lui-même, chaque jour, c'est la mort.
Mais peut-être que le désordre peut lui aussi être le même chaque jour...