Showing posts with label nativité. Show all posts
Showing posts with label nativité. Show all posts

Sunday, December 25, 2016

Citation du 25 décembre 2016

Aujourd’hui est le jour que choisit Dieu pour mettre en œuvre son plan éternel de salut, car il était nécessaire que se construise la maison avant que le Roi ne descende y habiter.
Saint Pierre Damien, sermon à l’occasion de la Nativité de la Vierge Marie

Cette citation est extraite du « Sermon à l’occasion de la Nativité de la Vierge Marie » qui est célébrée le 8 septembre, date à la quelle on fête la naissance de celle qui sera la mère de Jésus Notre-Sauveur. En ce jour de Nativité, la Citation-du-Jour entreprend donc de fêter la bonne sainte-Vierge et pas seulement Son divin Fils. Et pourquoi pas ? Puis que l’on nous dit que c’est de toute éternité que la venue de Jésus a été voulue par Dieu : il fallait bien que Sa mère naisse pour qu’un jour cette naissance à son tour se produise.
Le 8 septembre était nécessaire pour que le 25 décembre ait lieu.


Saint Pierre Damien évoque cet événement comme faisant partie du «  plan éternel  de salut » voulu par Dieu : rien ne permet donc de croire que c’est un « Plan B » élaboré après le foirage imprévu du péché originel. Autrement dit, de toute éternité Dieu a su que l’humanité tout juste tirée du néant, en profiterait pour mettre un bordel noir dans la création ; Il savait dès le début qu’il en irait ainsi, et Il a voulu que Son Fils vienne racheter l’humanité perdue par le péché.
--> Façon de dire que toute cette succession d’évènements (= le péché originel, puis les fautes commises par les hommes qui se répandent sur la terre, jusqu’au rachat final par Jésus) ça ne forme pas une histoire avec un sens « historique », mais bien un mythe.

Je m’explique : dans l’histoire chaque instant porte la responsabilité de l’instant suivant. Son origine marque le début d’une aventure dont on ne peut prévoir les méandres, parce que rien n’est écrit à l’avance ; et dont les acteurs – et les seuls responsables – sont les hommes qui se succèdent au cours des temps. Ce qui sera demain dépend de nous qui vivons aujourd’hui, même si, compte tenu du passé, tout n’est pas également possible.
Dans le mythe par contre, tout est écrit dès le début : c’est à l’origine que s’amorcent ces évènements qui apparaitront bien plus tard. Ou plutôt, s’il y a de l’aventure et de l’imprévu, c’est dans un temps antérieur, mythique qui précède les temps qui vont lui succéder. C’est vrai que si Pandore n’avait pas ouvert la boite où étaient enfermés les maux qui accablent aujourd’hui l’humanité, nous pourrions vivre plus heureux à présent. Mais elle l’a fait et son geste malheureux a inauguré un temps nouveau fait d’instabilité et de fléaux aux quels nous ne pouvons plus rien changer.

Alors disons que Dieu a su de toute éternité que l’humanité tournerait mal, et que de toute éternité il a su ce qu’il ferait quand ça arriverait.
Et donc, de toute éternité il a choisi aussi de sauver les hommes, d’envoyer  Son Fils pour le sacrifier comme on sacrifie l’agneau pour calmer son divin courroux – et c’est ce qu’Il a fait. Mais Il aurait pu aussi prévoir qu’un jour il les supprimerait tous ; ou alors de décider de les planter là, de partir en retraite ; ou alors de créer une nouvelle humanité sur une exo-planète ?
- Mais au fait, peut-être l’a-t-il fait ? Nous célébrons la Nativité sans savoir que le Père éternel nous a depuis longtemps abandonné à nous mêmes, et qu’Il est parti choyer d’autres créatures plus gratifiantes que nous ?

Bref : ce qui nous manque aujourd’hui c’est un nouveau Prophète.

Sunday, December 20, 2015

Citation du 21 décembre 2015

Celui que tant de prophètes et de rois avaient souhaité de voir, non seulement Joseph le vit, mais conversa avec lui, il le pressa dans ses bras d’une paternelle tendresse, il le couvrit de baisers; avec un soin jaloux et une sollicitude sans égale, il le nourrit.
Pie IX – Les Mystères du Rosaire

Image trouvée ici – En prime vous découvrirez comment un homme peut, allaiter un enfant
Nativité – Honneur à Joseph.
Oui, je sais je tape fort sur les tabous : primo, Joseph avec l’enfant, plutôt  que Marie ; ensuite le petit Jésus, comme son papa, de race « pas blanche ». De quoi faire fulminer Nadine Morano, mais qu’importe ?
Alors, c’est vrai, dans une crèche, c’est Balthazar, le roi mage, qui est noir – et qui s’incline devant l’enfant blond. Mais imaginons le petit Jésus noir (après tout beaucoup de chrétiens le sont aussi) : il faut alors aller jusqu’au bout – si Jésus est noir, alors ses parents le sont aussi. Et pourquoi pas Joseph ? Sans me prononcer sur la couleur du Seigneur-Dieu (Aïe ! Ne me lapidez pas !), on pourrait supposer que, si Jésus est métis, alors Marie est noire et que donc elle a épousé un homme de même couleur.
Passons – Non ? Je sens que ça ne passe pas du tout – que tout ce que je viens d’écrire est ressenti comme un abominable blasphème. J’évoquais il y a un instant les propos de Nadine Morano : au lieu de la huer on aurait dû mieux réfléchir. Oui, elle a raison au moins pour une chose : nous avons des racines – quand je dis « nous », je nous vise tous, nous les occidentaux, et pas seulement les cathos qui suivent le rite saint Pie V –  des racines faites des traditions venues de nos parents et de leurs grands parents et puis aussi des ancêtres de ceux-ci etc. C’est devenu un inconscient collectif que les sociologues ont étudié, et qui nous détermine sans que nous le sachions.
Ecoutons l’un d’entre eux : « … on peut maintenant définir /l’inconscient collectif/ : ensemble des normes et des représentations, élaborées collectivement, incorporées et qui définissent la scène de l’action sociale. Cet inconscient participe d’une aptitude individuelle à incorporer du collectif et à oublier les modalités de cette acquisition. » Supposons que la blancheur de la peau et la blondeur des cheveux aient été de temps immémoriaux repérées comme les couleurs des maitres. On imagine que le Surhomme avait une crinière blonde – de même que les Walkyries : Nietzsche a fait le bonheur des nazis, le jour où il a écrit dans sa Généalogie de la morale « Au fond de toutes ces races aristocratiques, il est impossible de ne pas reconnaître le fauve, la superbe brute blonde rôdant en quête de proie et de carnage. » (Ici)


Reste que le Surhomme de Nietzsche était plutôt un petit enfant que la Grande brute blonde. On imagine Zarathoustra : « Ecoutez-moi, mes frères : le Surhomme est le petit Jésus » – mais ça je ne suis pas sûr que notre inconscient collectif l’ait enregistré…

Saturday, December 19, 2015

Citation du 20 décembre 2015

La Dame avait l'air d'une jeune fille de seize à dix-sept ans, aux yeux bleus. Elle était vêtue d'une robe blanche, serrée à la ceinture par un ruban bleu glissant le long de la robe. Elle portait sur sa tête un voile blanc, laissant à peine apercevoir ses cheveux, retombant ensuite en arrière jusqu'au dessous de la taille...
Apparition de la vierge Marie à Bernadette Soubirous (1858) (Texte en annexe)
La sainte vierge a les yeux bleus
Didier Decoin (Roman 1984)
Paul Gauguin – (Te tamari no atua – Le Fils de Dieu) Nativité 1896
Nativité – Et si la Vierge Marie était tahitienne ?
Les musulmans interdisent les images représentant Allah ou le Prophète. Ils ont sûrement leurs raisons mais ça ne règle pas le problème. Par exemple : le Prophète avait-il une barbe ? Oui, bien sûr – mais quelle était sa longueur ? Comme aucun portrait n’est disponible, on peut se poser indéfiniment la question. Eh bien nous aussi, nous le rencontrons ce problème. La Vierge Marie avait-elle les yeux bleus ? Etait-elle blonde ?
- Questions oiseuses ? Pas tant que ça : voyez le tableau de Gauguin : une vierge-mère-de-Jésus ne pourrait-elle pas être tahitienne ? Blasphème ? Pas si sûr : on nous dit qu’elle était juive de Judée : du coup pour les yeux bleus et les cheveux blonds, on repassera.
On va aussi nous reprocher de perdre notre temps : Marie ne devient importante qu’avec l’Annonciation qui lui promets une maternité surnaturelle : qu’importe ce qu’elle est à part ça ? Certes on nous dit que sa naissance était entourée de miracle, mais tout cela n’existe que dans la mesure où il y a des conséquences théologiques ; le reste est laissé dans l’ombre : inessentiel.
L’enfant jésus aurait-il pu naitre aux Iles Marquises ? Certes, l’Adoration des bergers ou des rois Mages aurait été remplacée par celle des chefs tribaux. Et alors ? En tout cas, ça nous aurait appris à en rabattre de la superbe que nous affichons devant les peuples océaniens – nous les « civilisés », et eux les barbares !
-------------------------------------

Annexe – « La Dame avait l'air d'une jeune fille de seize à dix-sept ans, aux yeux bleus. Elle était vêtue d'une robe blanche, serrée à la ceinture par un ruban bleu glissant le long de la robe. Elle portait sur sa tête un voile blanc, laissant à peine apercevoir ses cheveux, retombant ensuite en arrière jusqu'au dessous de la taille. Ses pieds étaient nus, mais couverts par les derniers plis de la robe sauf à la pointe où brillait sur chacun d'eux une rose jaune, épanouie. Les grains de son chapelet étaient blancs et la chaîne d'or brillante comme les deux roses des pieds. Je n'en ai jamais vu de semblable, ça brillait comme de l'or et bien plus encore » Lire la totalité ici

Tuesday, December 23, 2014

Citation du 24 décembre 2014

Etre né sur la paille, avoir échappé à Hérode et finir sur une croix, tout ça pour que, le 24 décembre, les foules hystériques se battent devant les vitrines, obsédées par cette question : faudra-t-il ouvrir les magasins le dimanche au cas où l'on aurait pas le temps de remplir les hottes de Noël ras-la-gueule ?
Sylvain Tesson – Géographie de l'instant

Il y a des gens qui clament que Noël est une fête qui les désespère, un peu comme certains disent que les clowns les font pleurer. Affectation ? Posture prétentieuse ? Volonté de faire l’intéressant ? Ou raison sérieuse de pleurer quand les autres rient ?
o-o-o
Moi, si j’étais croyant, je déprimerais sérieusement. Il y a de quoi pleurer au lieu de se réjouir. Sylvain Tesson le dit avec force en choisissant le point de vue de l’enfant Jésus.
Comme nous le montre ce tableau de van der Weyden (1) Jésus n’est pas tout à fait un enfant comme un autre : il sait qui il est et pourquoi il est né – ce livre dont il froisse les pages en est le symbole. Il n’a pas besoin de tourner les pages de ce grand livre pour connaitre son avenir : la Croix, la Résurrection, l’Ascension, la Pentecôte…
Et nous voilà, 2000 ans plus tard avec des « foules hystériques qui se battent devant les vitrines, obsédées par cette question : faudra-t-il ouvrir les magasins le dimanche au cas où l'on aurait pas le temps de remplir les hottes de Noël ras-la-gueule ? »
Oui, au fait : vous êtes pour l’ouverture le dimanche, vous ?
----------------------------

(1) Van der Weyden – La Vierge à l’Enfant et le livre froissé, « La Vierge Durán » (v. 1432-1435) Musée du Prado

Monday, March 24, 2014

Citation du 25 mars 2014


Au sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée appelée Nazareth, vers une vierge, qui était fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph ; et le nom de la vierge était Marie.
L’évangile selon Luc, chapitre 1, 26-32. – L'annonciation à Marie
La tradition affirme que c’est le 25 mars – soit 9 mois jour pour jour avant le 25 décembre ! – que Marie apprit qu’elle serait enceinte par la grâce de Dieu. N’est-ce pas le Miracle par excellence ? Un miracle tel que la science sera à tout jamais incapable de le reproduire ?
Car voilà : la science combat la stérilité, et du coup le miracle d’Elisabeth (cousine de Marie et mère de Jean-Baptiste) qui était stérile et très âgée quand elle conçut son enfant n’en est plus un avec la PMA.
Toutefois, il semble bien que personne ne se soit vraiment préoccupé de reproduire le miracle d’une femme engendrant sans l’intervention d’un homme : ce qu’on appelle la parthénogénèse. Dans l’état actuel des connaissances, ce serait pourtant faisable – jusqu’à un certain point : le miracle biblique restant quand même que la Vierge Marie engendra un garçon, alors que la parthénogénèse humaine ne permettrait d’engendrer que des filles.
Mais l’essentiel n’est pas là : comment se fait-il qu’au lieu de se soucier de faire que des vierges fassent des enfants, la recherche scientifique se soit efforcée plutôt de leur éviter d’en avoir ? (2)
Il est vrai que les femmes qui veulent avoir un enfant sans avoir de rapports sexuels ont recours à la PMA, et que c’est plus simple, et qu’en effet elles ont une chance d’avoir un garçon. Mais quid de la virginité ? Et surtout, quid de la procréation à partir d’un seul gamète ?
Mais moi je trouve que c’est quand même significatif que la science ne cherche pas à donner satisfaction à la femme narcissique qui voudrait un enfant qui soit sa parfaite image – sans être son clone.
----------------------------------
(1) Rappelons que Elisabeth, épouse de Zacharie et cousine de Marie engendra Jean-Baptiste alors qu’elle était stérile et très âgée (Luc, 1, 5-25)
(2) Là-dessus voir cet article – qui date quand même de 2002 !