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Friday, September 23, 2016

Citation du 24 septembre 2016

Le peuple, il n'a pas d'idéal, il n'a que des besoins.
Louis-Ferdinand Céline

« Le peuple, il n'a pas d'idéal, il n'a que des besoins » : on peut supposer que Céline disait cela dans un ricanement de mépris ou dans un soupir de tristesse, qu’importe. C’était un amer constat.
 - Mais non, voyons ! C’est au contraire ce qu’il peut faire de mieux, le peuple : avoir des besoins et en revendiquer la satisfaction ; et en même temps hausser les épaules dès que les idéologues viennent pour le catéchiser : « La société sans classe, voilà l’Avenir radieux ! » ; « La race pure, c'est à cela que l’Humanité doit tout sacrifier ! » ; « Réaliser un monde sans mécréants, telle est la mission des Croyants. »
Oui, je sais bien : on croyait en être débarrassés, et puis des barbus sont arrivés et ont électrisé un peuple abreuvé du mépris des autres et qui n’avait que la misère pour horizon. Quand on ne peut rien espérer pour améliorer sa vie, il reste à prier pour avoir une vie de félicité dans l’au-delà – mais peut-être qu’on peut quand même faire quelque chose pour accélérer le processus en permettant qu’advienne le règne de Dieu dès aujourd’hui ?
o-o-o
On croyait que tout cela, c’était bon pour les autres, pas pour nous les enfants de Voltaire et de Rousseau. Hé bien non ! Revoilà les marchands d’illusions de retour : « Vous êtes, nous disent-ils, les descendants des Gaulois, vous savez, ceux qui ont flanqué la pile aux romains »


Certains rigolent encore : « Nous autres disent-ils nous sommes français, avec la peau noire ; et mon voisin a des ancêtres sarrasins, qu’est-ce que vous en pensez ? »
Mais nos idéologues froncent le sourcil : « Si vous êtes français, donc si vous aimez la France, vos ancêtres sont nécessairement gaulois, car ce sont des ancêtres mythiques (1). »
Idéal, que de crimes on va commettre en ton nom !
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(1) Ah… Je vois que vous ouvrez de grands yeux : vous ne savez pas de quoi il s’agit ? C’est que vous manquez de spiritualité. Lisez donc ça : « … les "ancêtres" sont intéressants non pas en tant que personnes ayant existé sur le plan historique, mais comme Entités magiques du Temps du Rêve. Voir ainsi les Ancêtres dans les cultures des Aborigènes d'Australie » 
Et lisez ici le reste 

Monday, May 09, 2016

Citation du 10 mai 2016

A la question délétère qui s’installe dans l’espace public : qu’est-ce qu’un français chacun sait que n’existe aucune réponse soutenable autrement que par la persécution des gens désignés arbitrairement comme non-français.
Alain Badiou (1996)
Il y a tout juste 20 ans, bien avant les colloques sur l’identité nationale, Badiou soutenait que le nationalisme sous toutes ses formes ne servait qu’à unir un peuple en le dressant contre les autres – ceux qui sont définis comme des étrangers : « Repérons les affreux / les sales / les vilains et dénonçons-les comme « étrangers ». »
Ce qui fait problème, c’est que bien des penseurs du nationalisme, tels Renan, ont perçu les choses tout autrement, en particulier en considérant que le peuple doit s’unir autour de ses héros et non autour de la haine des autres. Alors, sommes-nous unis contre le reste de l’humanité ou bien unis par une histoire commune ? Et même dans ce cas, sommes-nous unis par une origine commune (Platon imaginait que les athéniens étaient les descendants des premiers autochtones, peuple magiquement sortis de la terre de l’Acropole) ; ou bien comme le croit Renan, comme un peuple soudé par la reconnaissance de son histoire héroïque, celle des croisades, de Saint-Louis ou de Jeanne d’Arc – et du Serment du Jeu de Paume ?

Renan, justement, estimait qu’être français, c’est se dire français, et que ce qui comptait ce n’était même pas de le reconnaître (« La France, tu l’aimes ou tu la quittes ! »), mais de faire en sorte que cette communauté détermine la vie de chacun – en tout cas ses projets et son activité.
Alors bien sûr on ne va pas dire : « Ce que je fais, je le fais pour la France ! » parce qu’on n’est tout de même pas en guerre ! Mais quand même, on devrait songer aux effets pour notre pays de nos choix de vie : quand le pays finance les études des jeunes, que ceux-ci n’aillent pas vendre leur force de travail ailleurs – là où elle sera avantageusement payée…
Ça ne vous rappelle rien ? Mais oui ! Montesquieu qui établissait le principe de la démocratie dans la vertu du peuple, vertu consistant à faire passer l’intérêt général avant l’intérêt particulier.
« Si je savais quelque chose qui me fût utile, et qui fût préjudiciable à ma famille, je la rejetterais de mon esprit. Si je savais quelque chose utile à ma famille et qui ne le fût pas à ma patrie, je chercherais à l’oublier. Si je savais quelque chose utile à ma patrie, et qui fût préjudiciable à l’Europe, ou bien qui fût utile à l’Europe et préjudiciable au genre humain, je la regarderais comme un crime. » Montesquieu – Mes pensées.

Oui, vous avez bien lu : « Si je savais quelque chose utile à ma patrie, et qui fût préjudiciable à l’Europe, … je la regarderais comme un crime. »

Les anglais devraient lire Montesquieu…

Monday, January 11, 2016

Citation du 12 janvier 2016

La peur des étrangers n'était pas /au 18ème siècle/ le sentiment éprouvé par celui qui était assiégé par une minorité inconnue et menaçante mais plutôt la crainte diffuse d'une chute sociale qui pouvait intervenir dans tout parcours.
Simona Cerutti – Étude d'une condition d'incertitude dans une société d'Ancien Régime.
Art Wiki
Lisons le début de l’article « Etranger » consacré par Wiki à l'historienne Simona Cerutti, qui se base sur une analyse des archives des États de Savoie au 18ème siècle : « le terme étranger peut très bien ne pas s'appliquer à une personne venue d'ailleurs, mais plutôt à une personne installée depuis longtemps qui peut parfaitement être définie comme étrangère : c'est l'appartenance au réseau local qui en est le critère. Par exemple, l'appartenance est reconnue à celui qui participe aux institutions charitables, tandis qu’elle est refusée aux miséreux. » (1)
On devine que les étrangers sont partout et même qu’il devrait y en avoir de plus en plus, puisque les réseaux sont multipliés par les procédés de communication actuels : le foisonnement des canaux de communication contribue à fractionner ceux qui les utilisent en groupes hétérogènes. Autrefois on appartenait à son village et tous ceux qui étaient regroupés autour d’un autre clocher étaient des étrangers ; de nos jours, il suffit de créer un réseau d’amis sur Internet et vous voilà intégré dans un groupe – ce qui veut dire que les autres qui n’en font pas parti sont … des étrangers. Bien sûr on va protester : nous sommes à l’époque de la mondialisation, force centrifuge qui s’oppose à la création de ces isolats. Bien sûr… mais admettons quand même que ces deux forces coexistent, et que la force centripète qui isole les étrangers doit être particulièrement forte là où la mondialisation est inconnue (dans les lointains villages) ou bien là où elle est redoutée (partout ailleurs).

Car voici le second point : « La peur des étrangers /résulte/ de la crainte diffuse d'une chute sociale » (Citation-du-jour). Oui en temps de crise économique, la peur est celle d’un déclassement social : peur du chômage ; peur que nos enfants vivent moins bien que nous. L’étranger est celui – quelle que soit sa nationalité – qui vient nous prendre notre travail, nos allocs, notre sécu. Dehors les étrangers ! cela veut dire : « Je refuse à tous ceux qui ne sont pas « de ma race » (comme diraient nos djeun’s) les emplois et les avantages sociaux redistribués par l’Etat. »
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(1) On suppose que ça marche aussi en ses inverse: quelqu'un "venu d'ailleurs" mais faisant partie du réseau local ne sera pas considéré comme étranger. Ca s'appelle l'intégration.

Tuesday, April 03, 2012

Citation du 4 avril 2012

Le passé répond de l'avenir.

(Devise de la ville de Briançon)

Le travail d’un commentateur de citation commence avec la validation de la source : la ville de Briançon a-t-elle sur ses armes cette devise ?

Renseignements pris, ce n’est pas le cas et il apparait qu’il s’agit-là d’une devise figurant sur l’une des portes de la ville en allusion à une victoire remportée lors du siège de la ville en 1815 (1). Façon de dire que la résistance opiniâtre à l’assaillant est une qualité qui se conserve à travers les âges.

Bien – Reste que si l’on généralise comme semble nous y inviter la devise, on doit aussi considérer que les échecs passés « répondent de l’avenir ». Que nous ayons vaincus les allemands en 1914 n’empêche qu’ils nous ont ratatinés en 1940.

--> Passons sur le fait que « répondre de… » s’entend de façon positive, au sens de « se porter garant de quelqu’un ou de quelque chose » ; on hésite quand même : de 1914 ou de 1940, laquelle de ces dates retenir pour évaluer notre avenir ?

Ce qui est sûr, c’est qu’une Nation se construit effectivement à partir d’un passé, mais que celui-ci est soigneusement choisi pour fédérer le peuple autour d’idéaux jugés glorieux. Et c’est vrai qu’on ne va pas chercher dans les défaites napoléoniennes de 1815 de quoi célébrer l’esprit de résistance du peuple français.

Alors, quel évènement, quelle date allons-nous repêcher dans notre passé illustre pour soulever l’enthousiasme des français et les porter avec allégresse vers l’avenir ?

Aujourd’hui, certains voudraient retenir la date du 14 juillet 1789.

Mais certains autres pensent plutôt au 25 octobre 732 – date de la victoire décisive de Charles Martel sur les musulmans…(2)

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(1) Et encore faut-il aller chercher l’info dans la version anglaise de Wikipédia : « In 1815 Briançon successfully withstood a siege of three months at the hands of the Allies, a feat which is commemorated by an inscription on one of its gates, Le passé répond de l'avenir.»

Les rédacteurs français de Wikipédia l’ont bizarrement oubliée…

(2) Des ignorants voudraient en faire un succès contre les arabes. En fait on les nommait plus exactement des Maures, car ils étaient majoritairement Berbères.

Toutefois, ils étaient bien musulmans, et je suppose qu’aujourd’hui nos compatriotes se contenteront de cette précision.

Friday, September 23, 2011

Citation du 24 septembre 2011

La droite veut que les personnes qui acquièrent la nationalité française fassent «allégeance aux armes ».

François Cornut-Gentille, secrétaire national à la réforme des armées (déclaration du 20 septembre date anniversaire de la bataille de Valmy)

Ce qui constitue une nation, ce n'est pas de parler la même langue, ou d'appartenir à un groupe ethnographique commun, c'est d'avoir fait ensemble de grandes choses dans le passé et de vouloir en faire encore dans l'avenir.

Ernest Renan - Qu'est-ce qu'une nation ? (cité le 14 juillet 2007)

L’allégeance aux armes : encore un chiffon rouge agité sous les naseaux fumant des anarchistes et des individualistes épris d’indépendance ? « Boule puante » larguée dans le contexte d’une campagne électorale subrepticement commencée ? Manipulation destinée à faire du buzz ?

Oui, sans doute. Mais que voulez-vous ? Un Blog reste marqué par la subjectivité de son auteur et là, j’avoue que je marche : je vois rouge.

Car si les mots ont un sens, ça veut dire non pas simplement que ce serait l’occasion d’affirmer son appartenance à la Nation (Luc Chatel), mais bien que c’est la défense armée de la Nation qui incarne la nationalité.

--> Dans la formule « allégeance aux armes », le terme « allégeance » est presque trop technique pour être commenté : c’est « un acte de soumission et d'obéissance qu'un sujet prête à son souverain » (TLF). Par contre la question intéressante est : « Qui est le souverain ? » Car on devrait répondre : l’armée. C’est en effet à elle qu’on prêterait serment, et c’est donc à elle que reviendrait le droit de définir les valeurs de la Nation.

C’est là que je vois rouge – car on comprend en effet ce qui se dit ici : c’est que, comme dans les années 30, il va falloir pour célébrer la Nation enfiler l’uniforme et défiler, le menton levé et le bras tendu.

Je préfère encore Renan.

Tuesday, September 14, 2010

Citation du 15 septembre 2010

Ce qu'on donne aux méchants, toujours on le regrette. / Pour tirer d'eux ce qu'on leur prête, / Il faut que l'on en vienne aux coups ; / Il faut plaider, il faut combattre. / Laissez-leur prendre un pied chez vous, / Ils en auront bientôt pris quatre.

La Fontaine – La lice et sa compagne (Fable – II, 7)

Chalenge du jour : plaider pour les expulsions d’étrangers en général et des Roms en particulier.

France terre d’asile ? Demandez donc aux sans-papiers ! Et aux Roms pendant que vous y êtes…

Et que dire qui puisse justifier de telles expulsions ?

Nous plaiderons que ce qui est en jeu, ce n’est pas tellement la peur de l’autre, ni la recherche obsessionnelle de la sécurité, mais bien le sentiment que le territoire national est une propriété trop sainte pour être laissée à qui voudra s’y installer. Il s’agit comme on l’a dit (1) d’un type de propriété très particulier, qui ne peut s’acquérir si ce n’est pas un droit de naissance (droit du sol dans un sens strict, étendu sur de nombreuses générations – remontant si possible jusqu’à Saint-Louis).

Combien de fois n’a-t-on entendu cette phrase : On n’est plus chez nous ! Phrase où il faut surtout entendre le « chez nous ». Que des étrangers viennent s’installer en France, et c’est une partie du territoire national qui s’en va…

L’absence de « légitimité » de leur présence a pour corollaire la légitimité de leur expulsion.

Bien sûr, s’agissant des Roms, cette légitimité est renforcée par le fait qu’ils sont définis comme « gens du voyage », donc comme n’ayant pas de territoire. Leur roulotte (ou caravane) est leur seule demeure, ce qu’elle a sous ses roues ne leur appartient pas. Les Roms sont des quasi-apatrides (2)

Toutefois, on ne va pas expulser tout le monde… Comment choisir ?

Laissez-leur prendre un pied chez vous, / Ils en auront bientôt pris quatre : telle est la mise en garde de La Fontaine : ils y a les méchants étrangers, et il y a les autres. Tel est le critère.

Méfiez-vous des étrangers qui viennent chez vous avec l’intention de vous en expulser : vous leur offrez l’hospitalité et vous risquez de ne plus récupérer votre maison si vous leur en laissez le pouvoir. D’ailleurs c’est vrai non seulement de la présence physique des étrangers sur telle ou telle partie du territoire, mais aussi de leur mainmise sur tel ou tel domaine économique. Il faut donc les expulser avant.

Alors, c’est là que j’abandonne ma plaidoirie : car pour expulser les étrangers, la France choisit de le faire à l’encontre de ceux qui sont les plus faibles. Mais non pas comme le suggère La Fontaine parce qu’à attendre on risque de se faire expulser soi-même ; mais bien parce que c’est plus facile.

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(1) Sartre – Réflexions sur la question juive.

(2) Je mets « quasi » apatride pour ménager les susceptibilités. Mais quand on entend un ministre roumain dire qu’il faut désigner les Roms par le terme de Tsigane, parce que « Roms » devrait être réservé aux autres roumains, on se dit que cette précaution est superflue.

Thursday, June 17, 2010

Citation du 18 juin 2010

La Belgique, c'est un terrain vague où des minorités se disputent au nom de deux cultures qui n'existent pas.

Jacques Brel

Alors, ça y est ? Les Belges, ils vont divorcer ?

Moi, ça ne me regarde pas : après tout ils font ce qu’ils veulent, même s’ils se disputent et font du bruit dans le voisinage après 10 heures du soir.

Mais quand même : ils devraient penser à leurs enfants. A qui vont-ils les confier ? Au père flamingant ? A la mère wallonne (1) ?

Pour le garçon, je ne me fais pas trop de souci : il est célèbre, tout le monde va vouloir l’adopter.


Mais c’est sa sœur qui m’inquiète : cette pauvre petite Jeanne, personne ne pense à elle ni ne vient la voir et avec ses habitudes un peu rustiques elle risque de se faire chasser de partout.

Alors, amis belges, si ce Post vous tombe sous les yeux, rassurez moi ; promettez-moi de conserver un minimum de communauté nationale pour que ces beaux enfants ne se retrouvent pas à l’orphelinat.


(1) Je suis prêt à intervertir le sexe des parents si ça vous arrange

Tuesday, December 15, 2009

Citation du 16 décembre 2009

Frontières. En géographie politique, ligne imaginaire entre deux nations, séparant les droits imaginaires de l'une des droits imaginaires de l'autre.

Ambrose Bierce – Le dictionnaire du Diable

S’il est une notion dont le destin est actuellement très surprenant, c’est bien celle de frontière.

A l’époque de la mondialisation, où précisément ni les informations, ni les produits industriels, ni la pollution engendrée ne connaissent de frontière, on voit néanmoins les États renforcer les leurs en construisant des murs, reconduire à leur frontière les sans-papiers, mettre à contribution tous les dispositifs sophistiqués de surveillance pour contrôler les entrée sur leur territoire. Car s’il n’y a plus de frontières il y a encore des territoires. Comprenne qui pourra.

Qu’est-ce donc aujourd’hui qu’une frontière ? Une ligne imaginaire entre deux nations ? Ce qui établit une démarcation entre des droits imaginaires ?

Qui donc admettra pareille définition, même en pensant qu’imaginaire signifie ici arbitraire ou conventionnel ? Non, nous on en veut plus. On veut que, comme du temps des Grecs, la frontière marque la limite entre la civilisation et la barbarie, entre les autochtones et ceux qui (en raison de la couleur de leur peau ou de leur accent) ne paraissent pas être comme nous. La frontière, c’est aussi ce qui démarque entre amis et ennemis – mieux : c’est par la frontière que nous sommes amis entre nous, parce que c’est grâce à elle que nous savons où sont nos ennemis.

On l’a déjà compris : la frontière et l’identité nationale, ça ne fait qu’un. Pour que la première existe, il faut que la seconde soit identifiée. Le tracé de la frontière suit les méandres de la civilisation « nationale ». Voyez les Suisses : ils viennent de découvrir que les minarets ne pouvaient pousser sur leur territoire.

- Dehors les minarets !

Oui, mais si on leur dit : les minarets ne sont qu’un symbole, ce que vous visez, c’est l’Islam.

- Dehors l’Islam !

Et si on dit : oui, mais l’Islam est-il quelque chose s’il n’y a pas de pratiquants ?

- Dehors les musulmans !

Sans identité nationale, on n’a rien à garder : pas besoin de garde frontière.