Monday, January 01, 2018
Citation du 2 janvier 2018
Saturday, February 13, 2016
Citation du 14 février 2016
Tuesday, February 11, 2014
Citation du 12 février 2014
Thursday, May 08, 2008
Citation du 9 mai 2008
Dans le Un on trouve Dieu, et il faut que devienne Un celui qui doit trouver Dieu.
Maître Eckhart – De l'homme noble
Le salut passe par une expérience ontologique, qui peut être mystique, – si devenir Un signifie faire l’unité avec Dieu ; mais qui pourrait bien n’être que psychologique, s’il s’agit de faire un avec soi-même.
Moi qui ne suis pas mystique, je trouve que cette phrase trace quand même une jolie route vers un certain salut. Faire Un avec soi-même, même si ce n’est pas faire Un en même temps avec Dieu : ce n’est déjà pas si mal.
Mais comme faire l’unité ? Faut-il éliminer tout ce qui n’est pas désirable dans notre personne ? Faut-il hiérarchiser ? Faut-il amalgamer, ou intégrer ? Où trouver la bonne réponse ?
Voyez Freud : Lacan résume ainsi sa fameuse formule « Wo es war, soll ich verden » en disant : cette fin est de réintégration et d’accord, je dirai de réconciliation (versönnung) (1).
Oui, la psychanalyse – et pourquoi pas la psychologie en général, vous propose de vous réconcilier avec vous-même, d’accepter ce que vous êtes ou lieu de le combattre ou d’un tirer un sentiment de culpabilité. Bref : de ne plus faire qu’Un avec vous-mêmes.
Faire Un avec soi-même : mais si nous sommes pluriels, le quel devons-nous choisir ? Maître Eckhart répond : celui qui va vous hisser au plus haut niveau.
Et pour nous hisser au plus haut, ce n’est par épuration, élimination, tamisage de l’être qu’il faut procéder. C’est par harmonisation.
Le message de Freud s’éclaire de cette ouverture sur le mystique rhénan, non pas seulement par l’idée que l’unité est la seule dimension où nous puissions exister, et que le conflit avec nous-mêmes ruine notre existence. Il s’éclaire surtout par cette idée que c’est sur le divin que nous devons nous aligner, non pas pour être Dieu, mais pour trouver en lui le principe de l’unité qui surmonte les divisions (qu’on songe à la mystérieuse Trinité).
(1) Voici le texte : « La fin que propose à l'homme la découverte de Freud, a été définie par lui à l'apogée de sa pensée en des termes émouvants : Wo es war, soll ich werden. Là où fut ça, il me faut advenir.
Cette fin est de réintégration et d'accord, je dirai de réconciliation (Versönnung). » J. Lacan - Ecrits. (p. 523-524)
Saturday, April 15, 2006
Citation du 15 avril 2006
« Je crois en Dieu....... un plus un égale un. Y'a Jean-Claude, y'a Dieu, dans le même corps. Si on peut s'unifier, on devient ce qu'on appelle les miracles, et chaque personne a le seigneur en soi. We're all one. Je crois VRAIMENT en Seigneur. »
Jean-Claude Van Damme
Je l’ai fait ! Pour vous servir, pour satisfaire vos besoins, j’ai exploité tous les trésors du Web. J’ai été jusqu’à hanter les sites de citations de Jean-Claude van Damme. Tant pis pour les conséquences sur mon brain. En cette veille de Pâques, il faut que vous soyez aware again.
Mais je me rends compte que celui qui est le plus en danger, c’est Jean-Claude. Permettez que je m’adresse d’abord à lui.
Jean-Claude, mon petit, tu m’inquiètes. Tu pense que Dieu est uni à toi, non pas comme les deux doigt de la même main, mais comme le whisky et le soda dans ton verre. Tu crois que tu ES un miracle. Alors regarde-toi dans la glace (oui, même de face…) : tu crois vraiment que le Seigneur te ressemble ? Que dis-je ? Qu’il A un corps qui EST ton corps ? Comment ? Tu dis que je ne t’ai pas compris, que vous êtes tous les deux dans ton corps, qu’il n’est que l’enveloppe (comme « le biscuit est l’enveloppe du lait de la farine et de l’œuf » - tu vois je t’ai lu avec attention). Mais que dis-tu, Jean-Claude ? Tu es face à Dieu ? Tu peux jouer au poker avec lui ? Tu es en Dieu ? Mais alors comment est-il aussi en toi ? Il n’y a qu’une façon d’en sortir, et tu le sais : c’est de dire : « Dieu, c’est moi ». Sais-tu qu’on en a brûlé pour moins que ça ? Les philosophes partis en fumée il y en a eu, et pas des moindres. Parce que, vois-tu, si tu as le seigneur en toi, le Pape, à quoi il sert ? Et si le Pape ne sert à rien, l’Eglise, le curé, et tout ça ne servent à rien non plus. Et là, ça craint. Grave même.
Alors le Pape, il va te dire ceci : « Mon fils, sais-tu pourquoi le Christ est mort sur la croix ? Pour racheter tes péchés et non pour que tu puisses en commettre d’autres bien plus impies encore. Tu identifies Dieu à cette image obscène de l’homme que tu es : ton péché c’est l’orgueil, tu es à toi seul la somme de tous les péchés de l’humanité. C’est donc toi qu’il faut aujourd’hui crucifier. »
Et vous, mes frères, retenez la leçon. Moi qui ai affronté les périls que représente la pensée de Jean-Claude Van Damme, je vous le dis : en vérité cet homme est un hérétique. Si vous l’avez une fois seulement rencontrée (= le pensée) il faut vous purifier. D’urgence. Vous me réciterez demain le tome 1 les œuvres complètes du Cardinal Ratzinger (1). Les autres pour bientôt.