Wednesday, January 21, 2015
Citation du 22 janvier 2015
Friday, December 27, 2013
Citation du 28 décembre 2013
Monday, September 02, 2013
Citation du 3 septembre 2013
Toute l'industrie, tout le commerce finira par n'être qu'un immense bazar unique, où l'on s'approvisionnera de tout.
Monday, August 20, 2012
Citation du 21 août 2012
Monday, April 23, 2012
Citation du 24 avril 2012
Saturday, January 28, 2012
Citation du 29 janvier 2012
Curieuse citation, ou plutôt, curieux usage d’une citation.
Alors que saint Augustin est, dans le livre XI des Confessions, aux prises avec la compréhension du temps et donc que l’enfer y incarne les souffrances du philosophe confronté à l’énigme du temps (qu’on ne peut réellement ni comprendre ni renoncer à comprendre), voilà qu’on propose un tapis de souris qui nous interpelle avec cette citation.
Ma curiosité à moi, c’est : Pourquoi ?
Pourquoi avoir choisi cette phrase pour servir de champ de course pour la souris de notre ordinateur (1) ?
Hypothèse 1 : l’ordinateur sert fréquemment à flâner sur Internet, activité qui est généralement l’aboutissement de la curiosité. Or, on sait qu’Internet apporte à notre curiosité des ressources inconnues jusque-là. D’où l’avertissement du Tapis de souris, destiné à nous détourner de cette passion supposée malsaine.
Hypothèse 2 : celui qui a conçu et fabriqué ce tapis de souris ne s’en servait pas lui-même. Il l’a réservé à la vente donc à aux autres qui ne peuvent qu’être des petits curieux, alors que lui est animé du désir de faire progresser l’humanité dans la voie de la science et du progrès technique.
Et donc je suppose que notre homme a un tapis de souris qu’il se réserve avec une citation bien glorifiante. Du genre :
L'art, c'est l'homme ajouté à la nature. (Bacon)
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(1) On connait les hippodromes, les cynodromes, faudrait-il, pour désigner les tapis de souris, inventer les muscodromes (de mus, musculus, nom scientifique de la souris) ?
Wednesday, March 23, 2011
Citation du 24 mars 2011
Tuesday, January 19, 2010
Citation du 20 janvier 2010
Il faut que nous puissions vouloir que ce qui est une maxime de notre action devienne loi universelle.
Kant – Fondements de la métaphysique des mœurs – 2ème section
Voyez ce que c’et que l’illusion : moi, après le discours de Dakar pompé sur Hegel (1), je croyais que les Hommes du Président allaient défourailler à tout bout de champ de la philosophie allemande. Et qu’en particulier au cours du laborieux débat sur la loi Hadopi, la morale kantienne serait mise à contribution.
Las ! Henri Gaino devait être occupé à autre chose : rien n’est venu.
Il va falloir s’y coller nous-mêmes.
Donc, Hadopi.
Supposez que vous coinciez un petit salopard de téléchargeur, de la race de ceux qui ruinent nos artistes. Pour lui faire la morale, vous lui dites :
- Pourquoi as-tu fait ça ? Ne sais-tu pas que c’est mal ?
- Mal ? Que m’importe ? Ça me fait du bien à moi – le reste je m’en fiche.
- Tu dois agir moralement, sinon tu n’es qu’une bête. Ecoute donc le philosophe allemand Emmanuel Kant.
Il dit que, pour être morale, la maxime de ton action (celle qui exige que ton plaisir soit le plus grand possible), doit pouvoir être énoncée aussi comme une loi universelle de la nature. Tu le sais, ça ?
- …
- Si tu poses que le plaisir doit être le mobile de ton action, alors tu dois vouloir aussi qu’il soit le mobile de toute action, pour qu’importe qui et n’importe quand.
- Bon. Et alors ?
- Alors ? Hé bien, tu te contredis toi-même, puisque l’objet de ton désir est détruit par la loi du plaisir universel que tu viens d’énoncer.
- C’est quoi ce boniment ?
- En voulant que plus rien ne soit payant, tu détruis les hommes qui produisent les œuvres que tu télécharges.
- T’es ouf ou quoi ? Tu sais bien que c’est pas les artistes qui s’engraissent avec les bénéfices, mais les Majors.
Philosophe allemand que tu as dit ? Moi je vais t’en citer un autre de philosophe allemand : Karl Marx, tu connais ?
(1) Évoqué le 6 décembre 2007 (note 1). Voir aussi cet article Sarko, Hegel et les nègres.
Il est vrai que depuis on a cité d’autres sources où aurait pu puiser le Conseiller du Président. Comme celle-ci : « Grâce à nous des peuples de toutes les races humaines, naguère plongées pour la plupart dans cette torpeur millénaire où l'Histoire ne s'écrit même pas, découvraient à leur tour la liberté, le progrès, la justice. » Général De Gaulle, discours prononcé en 1947 en hommage à Félix Eboué.
Thursday, January 14, 2010
Citation du 15 janvier 2010
Posséder c’est se faire posséder.
Miss.Tic
Louer c’est rester libre.
Miss.Tic – Publicité Ucar.
Certains d’entre vous se sont peut-être dit en voyant les camionnettes de location siglée du slogan illustré par Miss.Tic qu’elle devait avoir des ennuis avec son percepteur, et que trop honnête pour ouvrir un compte secret en Suisse, elle avait opté pour une solution compatible avec se conscience de citoyenne et qui aurait en plus l’avantage de renflouer les caisses de l’Etat français.
Erreur – Totale erreur.
--> Je ne veux pas dire que la conscience citoyenne de Miss.Tic ne soit pas à la hauteur de cet engagement, mais plutôt que le message diffusé par son œuvre la prédisposait à suivre ce chemin. En dénonçant la possession, Miss.Tic a dénoncé la propriété privée – ce qui, il faut le dire est raccord avec une tendance profonde de notre civilisation.
Car la civilisation du Net – si on me permet cette expression – à pour originalité de s’être construite sur la gratuité, sur le partage et le don. Toutes ces vertus qu’on croyait définitivement enterrées par le matérialisme moderne sont ressorties et on fait florès (1).
On pense que le Net a rendu possible le vol : les droits d’auteurs jamais payés, les musiques illégalement copiées, etc… Moi, je crois que c’est l’indifférence à la propriété qui se manifeste ainsi. Qu’avons-nous besoin de posséder ? Il suffit d’utiliser pour jouir d’un produit de la culture. Quand j’écoute une musique sur le Net, je n’ai pas besoin de la posséder, sauf si c’est pour la balader sur mon MP3.
On l’aura compris : je suis un adepte du streaming, et qu’importe s’il faut payer pour cela ? Car même si je loue, je reste libre…
(1) Et encore je ne parle pas de l’« amitié » cultivée par Facebook.
Wednesday, October 03, 2007
Citation du 4 octobre 2007
Se connecter à Internet, c'est y rencontrer des centaines de gens avec qui vous n'auriez jamais eu envie d'avoir quelque rapport que ce soit.
Dave Barry - Chroniques déjantées d'Internet
Si vous arrivez comme moi, par hasard (1), sur le portail de l’école des Vieilles vignes (j’ai cru comprendre que c’était à la Ferté Allais), voilà ce que vous aller trouver : l’autoportrait de Jessica (et de tous les élèves de la classe de CM2
Je m’appelle Jessica, j’ai 10 ans et j’habite à la Ferté Alais. J’ai une sœur qui s’appelle Candice et un frère qui s’appelle Stéphane. Je fais de la danse. J’aime écouter de la musique et j’aime lire. J’ai 4 copines qui s’appellent :
Julie, Mélanie, Aurélie et Solène.
Autoportrait de Jessica (Portail de la classe de CM2 de l’école des vieilles vignes)
Vous allez vous dire : « Tiens, la pédagogie Freinet tient le coup. » Et puis vous vous direz un instant après qu’il s’agit de quelques chose de plus informel, mais de plus vaste également : sans projet explicite, peut-être même sans autre ambition que de faire découvrir aux enfants le mécanisme de mise en page Internet, toutes les classes de toutes les écoles peuvent en faire autant.
Mais, demandez à Jessica (Jessica, si tu nous lis, réponds !) à quoi elle pensait en cliquant sur sa souris pour mettre en ligne son portrait ? Plus généralement, quel rapport les enfants ont-ils avec ce « média » ?
Dans le cas préssent :
- Ou bien ils ne pensent à rien, ce qui est peut-être le plus courant ;
- ou bien ils pensent qu’ils vont montrer ça à maman-papa, pour les étonner ;
- ou bien ils vont donner le lien à leurs copines-copains, qui en feront autant : c’est la tribu (les filles du CM2 des Vieilles vignes) qui se réunit (il est probable que ça se passe plutôt sur les chats Hotmail).
- enfin peut-être que certains conçoivent leur envoi comme une bouteille à la mer, qu’ils rêvent que des enfants du Québec ou de Tahiti leurs répondront un jour (2).
Mais vous, les parents, est-ce que vous ne vous demandez pas s’il n’y a pas des cyber-pervers qui, au lieu d’aller guetter les petites filles à la sortie des écoles, rôdent sur le Net à leur recherche ? Des gens qui vont s’immiscer sous une fausse identité dans un chat, qui vont repérer leurs victimes grâce aux détails qu’on leur fournit innocemment ? (3)
… En tout cas, moi j’aime les petites danseuses qui n’ont que 10 ans. - Vous pourriez m’indiquer le chemin pour l’Ecole des Vieilles Vignes ?
(1) Le lien correspondant au poème de Fombeur (Post du 2 octobre) venait de là.
(2) Quand j’étais enfant, de temps à autre il y avait des lâchers de ballons. Au bout de la ficelle, on accrochait une carte avec son adresse. Et chacun de rêver pendant… au moins une semaine (!) qu’il allait recevoir une réponse de très très loin, là où le ballon allait échouer…
(3) On comprendra que je ne mets pas du tout en cause la compétence et le sens des responsabilités des maîtres de cette école. Ce que j’énonce, c’est une généralité, que chacun connaît et qui doit avoir des conséquences jusque dans la Charte Internet des écoles.