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Tuesday, December 16, 2014

Citation du 17 décembre 2014

Ne te porte jamais caution.
Thalès de Milet – Apophtegme (1)

Votre fiston est entré à la fac en septembre et vous avez dû vous porter caution pour son appart. Vous avez pensé que, de toute façon ça ne changerait pas grand-chose, puisque c’est vous qui payez.  Erreur ! Vous auriez dû écouter ce conseil de Thalès : ce n’est pas pour rien que son apophtegme a traversé les millénaires pour parvenir jusqu’à nous. On y a trouvé une vérité suffisamment évidente pour la retenir et la transmettre à travers les siècles.
Ne haussez pas les épaules comme si les vieilleries de la Grèce antique ne nous concernaient pas, surtout quand il s’agit d’affaires d’argent : après tout la Grèce d’aujourd’hui est bien contente de trouver des gens qui se portent caution pour elle. Bien sûr – mais quand même, c’est la preuve que la question demeure.
Quant à nous, comment faire avec ces grigous des Agences immobilières ? On est faits comme des rats entre leurs pattes crochues.
Certes. Mais que ça ne nous empêche pas de réfléchir à la vérité qui s’énonce dans cette sentence : s’il ne faut pas se porter caution, c’est parce que nous ne maitrisons pas l’avenir. C’est là tout le problème de la finance : à quel taux engager son argent sur 20 ans alors qu’on ne sait même pas quel sera le taux bancaire l’an prochain ? Qu’on soit obligé de le faire pour soi-même, passe encore. Mais le faire à titre de caution solidaire, voilà ce que la sagesse déconseille. En tout cas Thalès n’oublie pas que la finance et l’altruisme, sont deux choses différentes.
o-o-o
Revenons à la réalité d’aujourd’hui : Thalès, malgré ce qu’on dit de lui (2), ne savait pas tout en matière de finance. Car tout dans l’économie financière repose sur l’incertitude concernant l’avenir. Comment espérer accroitre ses gains, sinon en faisant des placements que d’autres n’auront pas faits ? Au point que la Police de la bourse condamne le « délit d’initié » : la règle du jeu boursier c’est que tout le monde soit placé sous le même « voile d’ignorance » (Rawls)
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 (1) Un apophtegme (du grec ancien ἀπόφθεγμα / apóphthegma : « précepte, sentence ») est un précepte, une sentence, une parole mémorable ayant valeur de maxime. Voir ici.

(2) Voici l’anecdote qu’on rapporte à son propos : « Irrité des remarques de quelques concitoyens à propos de sa sagesse qui ne lui avait pas apporté la richesse, il voulut démontrer qu'on pouvait facilement et rapidement devenir riche: il s'appropria le contrôle absolu des pressoirs à olives de son pays, au moment où il jugea que la récolte des olives serait très abondante et, ainsi, il put imposer le prix qu'il voulait à tous ceux qui devaient utiliser ses pressoirs, ce qui lui rapporta une fortune en une seule saison. Puis ayant prouvé son point de vue, il abandonna ses affaires et retourna à ses occupations d'ordre philosophique et mathématique. »

Monday, January 27, 2014

Citation du 28 janvier 2014



Vous ne prêterez à usure à votre frère ni de l'argent, ni du grain, ni quelque autre chose que ce soit, mais seulement aux étrangers.
Deutéronome. XXIII, 19
Après avoir lu mon Post d’hier, j’en ai entendu qui ricanaient :
- Tu nous amuses, disaient-ils, avec tes grands airs : tu n’es qu’un faux théologien. Nous, nous l’avons lue, la Bible, et nous savons ce qu’il y est écrit : Vous ne prêterez à usure à votre frère ni de l'argent, ni du grain, ni quelque autre chose que ce soit, mais seulement aux étrangers. Donc on peut imposer des taux usuraires sans commettre de péché, à condition qu’on le fasse pour des gens avec qui nous n’avons aucun engagement, comme les étrangers.
(Rappelons que les prêts à gage, interdits par les Papes au Moyen-Age, étaient pourtant tolérés dès lors que ceux à qui on consentait le prêt étaient des hérétiques. Les juifs pouvaient prêter aux chrétiens parce qu’ils n’étaient pas juifs ; les chrétiens pouvaient prêter aux juifs parce qu’ils n’étaient pas chrétiens. Voir ici)
- J’avoue avoir été troublé par ce passage du Deutéronome. Lorsque j’avais cité ce passage (en juin 2012), j’avais prudemment contourné le problème. Car enfin, quelle différence faire entre mon frère et un étranger ? Tous les deux sont des enfants de Dieu, ce que je dois à l’un, je le dois à l’autre – la charité pour l’un implique la charité pour l’autre.
… Sauf que le Deutéronome contient les lois énoncées par Moïse pour son peuple. Autrement dit, le Deutéronome énonce les lois destinées aux Hébreux, peuple élu, et pas aux autres peuples. Façon de dire aussi que ceux qui considèrent l’ancien testament comme l’annonce des Evangiles vont un peu vite en besogne – mais c’est aux théologiens de répondre, et non au philosophe.
Le philosophe n’a en effet dans sa besace que la notion de justice conventionnelle (c’est à dire de droit positif), ainsi que le montre Epicure dans ses Trois maximes :
« La justice et l’injustice n’existent pas par rapport aux être qui n’ont pas pu conclure un tel pacte [de non-agression]. Elle n’existe donc pas non plus par rapport aux peuples qui n’ont pas voulu conclure de tels pactes en vue de ne pas causer et de ne pas subir de dommages » (Epicure – Maxime 32)
Donc :
            1 – La justice n’existe que dans le cadre de lois qui définissent le juste et l’injuste.
            2 – Ces lois ne sont pas naturelles, mais conventionnelles ; elles supposent un pacte entre les hommes.
            3 – De ce fait il n’y a rien qui soit injuste dans ce que nous ferons aux peuples avec qui nous n’avons conclu aucune de ces pactes. Quand Hitler a déclaré la guerre à l’Angleterre et à la France, il n’a commis aucune injustice. Par contre quand il a envahi l’URSS au mépris du pacte de non-agression signé entre les deux pays, là, c’en était une.
o-o-o
… De toute façon, ceux qui pensent que la loi du profit est une disposition qui justifie la politique tarifaire des marchés financiers se fatiguent pour rien. Ils n’ont besoin d’aucune justification. Il suffit qu’ils soient les plus forts.

Saturday, December 28, 2013

Citation du 29 décembre 2013


Le socialisme aux États-Unis diffère totalement du socialisme européen. L’idéal du travailleur américain est de devenir patron, alors que l’ouvrier latin rêve surtout la suppression du patron.
Gustave Le Bon –  Les incertitudes de l'heure présente (1923) p. 51 de l’édition électronique
Dans ces aphorismes, Le Bon dégorge un peu de sa haine du socialisme en général et du bolchevisme en particulier : car ce sont, selon lui, des gens pour qui il s’agit de nier les élites ; au mieux, c’est pour prendre leur place : être patron à la place du patron ; mais il y a pire : vouloir abolir totalement la hiérarchie
Et aujourd’hui ? 90 ans après ce commentaire quel serait le nôtre ? Les exemples si nombreux de fermeture d’usines et de luttes véhémentes contre les licenciements nous donnent un tableau assez nouveau de la situation. Logiquement, les ouvriers mis à la porte par des patrons devraient toujours vouloir leur place. De nos  jours c’est parfois possible : ça s’appelle fonder une SCOP. On sort ainsi de l’utopie et en même temps de la violence révolutionnaire. Des élites, il y en a partout – et même chez les ouvriers, ce que Le Bon niait farouchement – mais on n’a pas pour autant trouvé la solution aux misères des travailleurs ravalés au rang d’outil de production.
C’est qu’aujourd’hui, qui est le patron ? Qui décide et qui commande ? On disait autrefois : le Roi règne mais il ne gouverne pas. Eh bien aujourd’hui, dans l’entreprise, les actionnaires règnent et ils ne gouvernent pas. Seulement, régner, ça veut dire donner des ordres à celui qui gouverne.
Et les ouvriers ? Vont-ils séquestrer le patron dans son bureau ? Inutile, puisqu’il n’est finalement qu’un salarié comme eux. Vont-ils manifester devant le siège de l’entreprise ? Bof… Mieux vaudrait aller assiéger les fonds de pensions qui possèdent le vrai pouvoir.
Occasion de faire un beau voyage aux Bermudes ou aux Iles Caïmans…

Tuesday, February 14, 2012

Citation du 15 février 2012

- Les finances sont presque partout mal administrées, moins par l'incapacité de ceux qui les gèrent, que par l'incertitude où ils sont s'ils les géreront longtemps.

- Que peut entreprendre de grand un homme, qui craint à chaque instant qu'on ne lui demande ses comptes ? Quelle apparence qu'il travaille pour son successeur ?

- Presque tous les projets utiles sont d'une lente exécution. La guérison est longue, le palliatif s'applique en un moment.

- Quel est le ministre qui fera planter tous les bords de nos mers de bois propres à la construction des vaisseaux ? Cette plantation ne sera utile que dans un siècle ou dans un siècle et demi.

- Au lieu de travailler pour le bien de l'État, le ministre des finances travaille pour sa gloire.

La Beaumelle – Mes pensées ou Le qu'en dira-t-on (1752) CLXV

J’ai bien hésité avant de publier cette citation dans la continuité de ses alinéas : ne valait-il pas mieux la désarticuler, quitte à y revenir successivement 5 fois ?

Et puis j’ai considéré qu’on ne gagnerait rien à la monnayer ainsi et que chaque aphorisme se renforçait des aphorismes voisins.

On songe en lisant La Beaumelle à la campagne électorale française et aux sarcasmes qui accompagnent les projets de réformes faits par certains candidats parce qu’ils couvrent hardiment les 10 années à venir : - Vous vous voyez donc non seulement élu, mais encore réélu ? leur dit-on.

Par ailleurs, les journalistes demandent aux candidats : - Si vous êtes élu Président, quelle est la première mesure que vous prendrez ? L’homme ne va pas répondre : « planter tous les bords de nos mers de bois propres à la construction des vaisseaux », justement parce que, ce qu’on veut, ce sont des mesures urgentes et – surtout – efficaces tout de suite.

--> La Beaumelle parle depuis son milieu de 18ème siècle pour nous dire que les ministres des finances travaillent pour leur gloire immédiate et que c’est pour cela qu’ils sont inefficaces : l’action de la finance demande du temps pour réussir, et eux, comme nous aujourd’hui, ils veulent tout, tout de suite.

Tout cela est bien évident, et on ne gagnerait pas grand-chose à rajouter des exemples et des applaudissements.

Par contre, je trouve quand même bien significatif que La Beaumelle ait choisi, pour illustrer les impatiences de l’ambition, précisément le domaine de la finance. C’est qu’en réalité la finance est dans le long terme, et les financiers dans le court terme.

Car aujourd’hui, en pleine tempête financière, qu’entendons-nous ? Que le temps de la politique (et de ses réformes) est beaucoup trop lent pour les Marchés. Que ceux-ci s’impatientent devant les atermoiements des gouvernants et qu’eux, ils veulent des mesures efficaces dans la semaine, ou à la rigueur dans le mois qui suit.

C’est que ces courtiers de la finance sont dans le court terme. On passe aujourd’hui des ordres en bourses grâce à des programmes informatiques qui réagissent à la fraction de seconde près et qui sont capables de vous acheter et de vous vendre 100 fois par heure le même paquet d’actions.

On est bien au-delà des impatiences de ministres de La Beaumelle. Mais du coup, on peut voir encore mieux combien il avait raison : ce n’est pas que le profit soit, en soi, une mauvaise chose. Mais nous, nous savons que c’est le profit à court terme, celui qui se moque des conséquences à moyen ou à long terme, qui est une catastrophe aussi bien pour les hommes que pour leur environnement.

Mais, La Beaumelle devait quand même le savoir : à son époque, le roi de France était Louis XV – oui, celui qui a dit : Après moi le déluge !

Friday, February 18, 2011

Citation du 19 février 2011

Michael Douglas a raison de dire en 2010 : « Greed is not just good, it's legal.” [La cupidité n’est pas seulement bonne, elle est légale.]

Marc Fiorentino pour La Tribune - 09/02/2011

Les financiers se mêlent maintenant d’avoir des jugements moraux ? En tout cas, ils se soucient plus encore de légalité que de moralité.

Décryptons :

- Greed is good : si ça semble aller de soi, c’est sans doute parce qu’on a affaire à un financier anglo-saxon. Dans ces pays, si j’en crois John Rawls, les théoriciens du droit soutiennent que pour comprendre le fonctionnement de la société il suffit de deux principes de base : les hommes sont égoïstes et ils sont rationnels.

Ajoutons simplement que, dans ce contexte, les hommes sont égoïstes quant aux fins, et rationnels quant aux moyens.

- Greed is legal : rappelons que cette réplique est placée dans un film consacré à Wall street (1), et que l’action se passe en pleine crise des subprimes, ce qui nous renvoie à la déréglementation des marchés et la légalisation des prises de risques par les traders.

Ce qui nous renvoie aussi à ce qu’on appelle encore aujourd’hui le libéralisme, avec cette idée que ce qui est légal, c’est n’est pas ce qui est explicitement autorisé par la loi, mais simplement ce qu’elle n’interdit pas.

Exemple :

- Ai-je le droit de dépouiller mon voisin de ses biens ? Non, parce que la loi interdit le vol.

- Bon ; mais est-ce que j’ai le droit de lui vendre à crédit quelque chose, sachant qu’il ne pourra pas payer les traites et cela, tout en exigeant un hypothèque sur sa maison ? Réponse oui, parce que ça, aucune loi ne l’interdit.

On me dira peut-être que c’est la loi de Wall street et que ça n’a pas cours ailleurs.

Vous êtes libre de l’espérer, mais vous risquez d’être déçu. C’est qu’il ne faudrait pas confondre les préceptes de la morale, que tout le monde connaît - mais que bien peu appliquent, et les obligations juridiques qui sont impératives, mais bien peu fréquentes.

Essayez de les superposer : vous allez voir que les deux ne se recouvrent pas tout à fait.

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(1) Il s’agit de “Wall Street : money never sleeps”. J’ajoute que la bande annonce du film traduit « greed » par “avidité”. Je préfère quant à moi « cupidité », parce qu’il ne s’agit pas de sexe ni de tarte au chocolat, mais bien de dollar.

Friday, September 10, 2010

Citation du 11 septembre 2010

Faites-moi de bonne politique et je vous ferai de bonnes finances.

Baron Louis – Phrase historique prononcée en 1830

Comme les choses changent : ce qui devait paraître évident en 1830 est devenu totalement incongru aujourd’hui, au point qu’on lirait maintenant sans sursauter cette phrase si elle était inversée : Donnez moi de bonnes finances, et je vous ferai de la bonne politique.

Pourtant, le baron Louis, ministre des finances à cinq reprises, et sous des régimes différents savait de quoi il parlait (1). Je crois comprendre en tout cas qu’il voulait dire que dans un pays, l’organisation sociale, la décision de créer des infrastructures (routes, ponts, ports, etc.), l’établissement d’une paix juste et durable avec les pays voisins – toutes choses dont les politiques ont la charge – étaient la condition du développement économique, donc de finances saines.

Que dit-on aujourd’hui ? Que pour gouverner il faut avoir les moyens nécessaires pour faire ce qu’il convient afin que le peuple soit satisfait, que c’est là, comme le soulignent Luc Ferry et Alain Renaut que gît la véritable légitimité politique (2). Au point que lorsque le mécontentement populaire se manifeste contre des projets gouvernementaux (comme c’est le cas en ce moment en France avec le projet de réforme des retraites), la légitimité venue des urnes est remise ne cause par les protestations de la rue.

Sans argent, pas de bonne politique, à moins d’admettre comme les anarchistes libéraux qu’il y a toujours trop d’Etat et que la cure d’austérité qui lui est imposée par la crise financière est une très bonne chose.

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(1) Pour une rapide biographie du Baron Louis, voir ici.

(2) Luc Ferry et Alain Renaut – Philosophie politique, 3, Postface. Il s’agit de la distinction entre les droits liberté et les droits créance. Ces derniers sont constitués par les « service publics » que l’Etat est censé apporter aux citoyens, tels que la sécurité, l’éducation, les services de santés etc. Alors que les droits liberté supposent la limitation du pouvoir de l’Etat (supposé menacer les libertés individuelles), les droits créances supposent au contraire un renforcement de celui-ci.

Cette contradiction a été l'un des enjeux , aux Etats-Unis, du débat sur la réforme de l'assurance santé.

Thursday, September 09, 2010

Citation du 10 septembre 2010

Pour rétablir nos finances, il faut déclarer la guerre à la Suisse, puis la perdre afin d'être envahis et de disposer enfin d'une monnaie forte.

Coluche

Une phrase, 3 idées – 3 idées, 3 erreurs…

- D’abord, l’idée que les Suisses pourraient envahir un pays et le doter de leur monnaie… Les nombreuses votations par les quelles les Suisses ont refusé l’élargissement de leurs frontières à l’Europe Unie montrent à l’évidence qu’ils n’y songent vraiment pas.

- Ensuite, l’idée qu’il faut perdre une guerre pour changer de monnaie. J’admets qu’à l’époque où Coluche prononçait cette sentence, on croyait encore dur comme fer que la monnaie était le cœur de la souveraineté, et que « battre monnaie » constituait le pouvoir régalien ultime. La création de l’euro nous a bien détrompés.

- Mais surtout, l’idée que pour rétablir nos finances, il nous faut disposer d'une monnaie forte.

Si on veut bien laisser un simple citoyen – comme moi – s’exprimer sur un sujet aussi technique, voici ce qu’il dira : la santé financière d’un pays peut avoir deux assises :

- l’une qui vient des profits réalisés entre autre – ou surtout : voyez l’Islande, la Grande-Bretagne, l’Irlande, etc… – grâce à la spéculation financière. Là, je ne vois pas du tout ce qu’une monnaie forte pour avoir comme intérêt.

- L’autre qui vient des performances de l’économie « réelle », comme la production industrielle et le commerce.

Là encore, les épisodes récents de la crise mondiale de la finance montrent que la monnaie forte non seulement n’est pas indispensable à la prospérité d’un pays, mais qu’elle peut aussi lui faire obstacle. Que n’a-t-on dit sur la baisse de l’euro par rapport au dollar ? entre autre que si cette baisse résultait du manque de confiance des financiers-spéculateurs sur les chances de rétablissement de l’économie européenne, en revanche elle créait une opportunité de retour de la croissance…

On a même suggéré que la Grèce en rétablissant la drachme pourrait rétablir en même temps son économie…