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Thursday, June 05, 2014

Citation du 6 juin 2014


Le ballon, c'est comme une femme, il aime les caresses.
Eric Cantona
Faites taper les garçons dans un ballon et ils oublieront ce qui les tiraille entre les cuisses.
John Atkins – Le Sexe dans la littérature

Bientôt la Coupe du Monde de Foot : partout on nous parle de cet événement, et du Brésil où il doit avoir lieu. On en profite même pour montrer certains aspects de la civilisation brésilienne, comme ce concours de miss Bumbum.
Je dois l’avouer : jusqu’à hier, j’ignorais tout du rapport entre le foot et la sexualité. Oh, bien sûr je savais que ce sont les garçons qui aiment le foot et pas les filles, mais pourquoi ? Mystère.
Il a fallu que quelques articles de journaux m’ouvrent les yeux : si le Brésil est « fou-de-foot » c’est qu’il est aussi fan-de-fesses, au point d’avoir institué un concours de « Miss Fessue » – ou plutôt : Miss Bumbum, ce qui est plus élégant.
J’en conclue donc qu’il y a un rapport entre le ballon de foot et les fesses des dames.
Pour le savoir, j’aurais pu aussi bien m’intéresser aux pensées d’Eric Cantonna : vu qu’il connait la question, il sait que les ballons ressemblent aux femmes et qu’il faut le caresser pour en obtenir quelque chose.
J’évacue tout de suite les remarques saugrenues qui tendraient à comparer le ballon à une autre partie de l’anatomie féminine. Notre époque l’a bien prouvé : c’est elle qui a inventé le jean ultra serré simplement pour mettre en valeur la fesse rebondie. Rebondie : notez-le je vous prie. (1)
o-o-o
- Maintenant, on peut aussi se demander si John Atkins a raison de penser que le foot dissipe l’énergie virile : selon lui, et contrairement à ce que disait Freud, on doit croire que pour sublimer, le sport est plus valable que le dessin d’art, l’héroïsme humanitaire ou la poésie romantique.
Et en effet : Freud s’est trompé sur toute la ligne, et les scanners du cerveau l’ont bien montré : chez l’homme le centre cérébral qui s’active avec la sexualité est en connexion avec celui de l’agressivité. En sorte que si vous voulez évacuer une excitation sexuelle il vaut mieux de la violence que de la poésie. Taper dans le ballon – ou à défaut : dans le porteur du ballon – ça calme d’avantage que de faire de l’aquarelle.
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(1) De toute façon, il y a 25000 ans, les hommes du Paléolithique avaient déjà remarqué que les femmes avaient des formes rebondies : sur ce point voir le Post d’hier.

Saturday, August 03, 2013

Citation du 4 août 2013



« [A propos du l’auteur de la photo ci-contre :] Son travail, qui se révèle tour à tour, puissant, expressif et conceptuel, cherche à susciter une réaction du public, voire à créer un malaise. Ses représentations agissent comme des miroirs et incitent le spectateur à s’y regarder. »
Photo © de Juan de Marcos  Madrid, 18 mars 2010

De l’érotisme par temps de canicule  – III
Dans cette photo deux jeunes femmes montrent leurs fesses, délicatement revêtues d’une petite culotte sexy (1). Elles nous tournent le dos et montrent leur derrière, à moins que ce ne soit pour regarder la bibliothèque aux rayons chargée de livres
« Juan de Marcos produit (nous dit la Citation-du-jour) un travail puissant expressif et conceptuel. Ses photos sont un miroir où nous regarder ».
Ah ? Ah… Conceptuel avez-vous dit ?
- Oui, et voici pourquoi.
J’aurais pu fort bien choisir d’illustrer cette citation d’un cliché des Femen – vous savez, celles qui écrivent leurs slogans sur leurs seins parce qu’elles savent que le regard (au moins celui des messieurs) est aimanté par leur poitrine et qu’en les matant, on lit  en même temps leur revendication. Vieille recette publicitaire : ici, nul concept.
Mais ces jeunes femmes, qui exhibent leurs fesses devant une bibliothèque symbole de la Culture (avec un grand « C ») et donc du refoulement de la libido, nous mettent en demeure de choisir notre camp : où celui de Platon : De la culture avant toute chose… – ou celui de Super-Cochon (2) : Grouiiik !
--> C’est donc du concept de civilisation qu’il s’agit.
Quant au miroir qui nous est ainsi tendu… à vous de dire si vous vous y reconnaissez.
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(1) Sexy... C'est vite dit : en réalité elles ont simplement rentré le fond de leur culotte entre leurs fesses. Bof !
(2) Allusion à l’ouvrage de Marcela Iacub – Belle et Bête (voir ici)

Tuesday, October 12, 2010

Citation du 13 octobre 2010

O fesse bien troussée, / Quand dans le poing on la tient amassée!

Anonyme – Le Corps (Blason anatomique du corps féminin) Edité dans : Louise Labé œuvres poétiques Poésie/Gallimard p.164-165

Fesse II

[Après avoir élargi le sujet hier par nos considérations sur les attraits physiques en général, recentrons maintenant notre propos.]

Qui, du peintre ou du poète est le mieux à même de célébrer la fesse ?

Voyez notre Poète Anonyme : pour lui la fesse est belle lorsque dans le poing on la tient amassée. C’est alors qu’elle apparaît bien troussée, ce qui fait tout son charme. Comme nous hésitons aujourd’hui à mettre la main aux fesses des dames de peur d’être accusé de harcèlement sexuel, nous avons inventé le jeans qui fait la fesse rebondie. C’est moins excitant, mais c’est mieux que rien…

Et maintenant, voyez les Odalisques de Boucher (1): leur fesse (même au singulier) ne tiendrait sûrement pas dans un seul poing, et certains diront peut-être que c’est justement cela qui fait leur charme … charnu

Oui, mais pas seulement. Dans cette célébration de la fesse, le peintre reste le maître : c’est lui seul qui peut nous donner le galbe de leurs courbes harmonieusement liés aux formes du corps féminin. Il s’agit ni de les juxtaposer, ni les articuler, mais de faire résonner l’accord parfait des fesses avec le dos, les reins, les cuisses les jambes.

La symphonie en dos majeur, quoi….

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(1) Voir ici un site consacré aux œuvres de François Boucher

Monday, October 11, 2010

Citation du 12 octobre 2010


Plus un singe monte dans un arbre, plus il monte sur les fesses.
Proverbe québécois
Fesse I
J’ai bien envie de demander à nos amis québécois, qui ont semble-t-il souvent l’occasion d’observer des singes, s’ils confirment le proverbe cité ici.
Mais au fond, l’exactitude de l’observation est-elle si importante ? Car nous le savons, ce qui est en jeu ici, c’est l’idée que, pour nous aussi – pour nous d’abord devrais-je dire – on doit pour se hisser dans la hiérarchie compter sur ses fesses.
Dans l’entreprise, c’est ce qu’on appelle la « promotion canapé », sévèrement réprimée par la loi, mais qui se pratique un peu partout…
Je n’ai pas trop envie de faire un sermon sur la nécessité de maintenir un haut niveau de moralité dans l’entreprise, ni de peindre les méfaits de cette pratique qui permet à des bimbos écervelées de parvenir à des niveaux de responsabilité qui excèdent largement leurs compétences.
Si nous laissons de côté l’aspect strictement sexuel de la chose, l’idée que des femmes – et des hommes – parviennent à la réussite professionnelle grâce à leur beauté physique ne me paraît pas très choquante. Certes il est risqué de ne s’en remettre qu’à ça : une blonde à la grosse poitrine peut se révéler un placement déplorable si on lui confie le service comptabilité pour la quelle elle n’est pas faite. Mais qu’est-ce qui l’empêcherait d’être aussi brillante par son intelligence que par son tour de poitrine ? Et pourquoi un DRH devrait-il l’écarter au profit d’une planche à pain ?
Bien entendu, l’imaginaire de chacun peut varier et l’aspect physique d’une personne peut donner lieu à des sentiments très différents selon les gens. Les stéréotypes sociaux peuvent aussi jouer un très grand rôle et contribuer à fausser le jeu. Mais le principe reste.
Il ne s’agit pas simplement de dire que le corps est une expression de l’être que nous sommes – même si c’est vrai. Il s’agit de dire que dans la vie, nous devons faire avec ce que nous sommes, aussi bien par notre intelligence, notre personnalité, et notre physique.
Voyez par exemple le cas des enseignants : ils entrent dans leur classe non pas seulement avec leur statut de prof, ou leur intention pédagogique. Ils y entrent aussi (et peut-être surtout) avec leur aspect physique, leurs vêtements, leur tenue, leur voix.
Supposez que vous soyez un super beau mec, prof d’anglais de surcroît, vous allez faire craquer toutes les gamines qui vont dessiner des jolis cœurs roses sur leur cahier. Mais supposez aussi que votre voix n’ait pas muée, que vous parliez dans un registre criard, ridicule et fatiguant.
Ce n’est pas rien : je propose que les concours d’enseignants intègrent un crash test vocal.