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Thursday, December 07, 2017

Citation du 8 décembre 2017

Celui qui cherche une femme belle, bonne et intelligente, n'en cherche pas une mais trois.
Oscar Wilde
Semaine Oscar Wilde – V
J’en connais qui vont ricaner : Oscar Wilde… Mais oui, c’est bien celui que les anglais ont embastillé pour homosexualité ?  On ne s’étonnera pas de son jugement à propos des femmes !
Résumons son opinion sur les femmes :
            - Si une femme est belle alors elle n’est sûrement ni intelligente ni bonne.
            - Si elle est bonne, soyez sûr qu’elle n’est pas belle ni intelligente.
            - Quant à la femme intelligente, n’espérez pas qu’elle soit belle ni qu’elle soit bonne.
Tant qu’à faire dans la misogynie, autant ne pas faire les choses à moitié, n’est-ce pas ? Et ne venez pas dire que ce sont là des propos de pédéraste, et que seuls des dégénérés pensent comme eux. Car l’intérêt de revenir sur de pareilles monstruosités, c’est de nous inviter à les reconnaitre dans les mentalités actuelles !
….. Aïe ! Me tapez pas : réfléchissez d’abord.
Certes, nul ne dirait pareilles choses aujourd’hui – mais, quand même… On fonctionne toujours sur l’opposition entre la beauté et l’intelligence : une femme ravissante ne peut être qu’une ravissante idiote (son seul talent est de savoir mettre à profit le désir qu’elle inspire ; rappelez-vous de ceci). Quand à la femme qui a une forte capacité intellectuelle j’imagine les propos de comptoirs au cours des quels on dira que, lorsqu’une femme consacre son temps à accumuler les diplômes alors c’est qu’elle est une mal baisée. Certes, on ne reprendra plus la méchante ironie sur la femme qui est bonne ; toutefois, quand un homme dit d’une femme « celle-là, elle est bonne », comme on le sait c’est pour signifier qu’il « se la ferait » sans problème, et que, dès lors peu importe qu’elle soit intelligente ou même qu’elle soit belle.

En fait de telles femmes, qui cumulent toutes ces qualités existent, mais espérons qu’elles ne seront pas amoureuse d’un homme, car ce serait comme #donnerdelaconfitureaucochon.




Sunday, October 22, 2017

Citation du 23 octobre 2017

Puisque la femme revendique ses droits, ne lui en reconnaissons qu'un seul : le droit de plaire.
Guy De Maupassant
Avant que l’émotion soulevée par les dénonciations de harcèlement sexuel par les femmes ne soit retombée, la Citation-du-jour en profite pour stimuler le débat : combien de femmes sont-elles hostiles à cet acharnement à opposer le désir des hommes et … celui des femmes ?

#BalanceTonPorc – Maupassant ? Quel porc ! Embastillez-moi ça, et fissa ! De toute façon il mourra par où il a péché : syphilitique ! Bien fait !
#lePhilosopheduJour – Calmons-nous un peu. Et réfléchissons. Déjà, admettons que les femmes ont le droit de choisir comment et à qui elles vont tenter de plaire. Elles seront alors plus libres qu’une femme musulmane, et plus heureuse qu’en étant de simples fashions victimes.
Il est vrai que Maupassant refuse aux femmes tout autre droit : mais en leur donnant celui de plaire ne leur a-t-il pas bon gré mal gré accordé beaucoup plus qu'on ne serait tenté de le croire ?
#BalanceTonPorc – Tiens ? Voilà l’avocat des cochons qui parle ! Dites-moi cher Maitre, ne seriez-vous pas entrain de nous dire qu’une femme sans homme c’est comme un enfant livré à lui-même ? Que si elle doit être la fille de son père pour qu’il la protège, et l’enfant de Dieu pour connaître le Chemin du ciel, elle doit aussi être aguichante pour avoir le mari qui lui apportera la chance de devenir mère ?
#lePhilosopheduJour – Mais réfléchissez un peu, chère Balançeuse. Le droit de plaire c’est certes celui de subjuguer, de mettre à genou, mais c’est aussi celui de garder à distance. Car là est le point : plaire ce n’est pas appeler au viol. La femme qui porte un décolleté sait fort bien qu’elle va attirer le mâle. Mais elle doit aussi savoir le maintenir à une distance respectueuse, un peu comme les hérissons de Schopenhauer qui se rapprochent pour se tenir chaud mais pas au point de se piquer les uns les autres. (1)
#BalanceTonPorc – Remballe ta dialectique, philosophe de mes fesses. Si pour toi, le seul droit de la femme est de plaire, c’est quand même bien aux hommes qu’elle doit plaire, pas aux vieillards cacochymes, pas autres femmes, pas à elle-même.
#lePhilosopheduJour – Là nous sommes d’accord. Mais dites-moi, chère Balançeuse n’est-ce pas là ce que vos consœurs désirent ?
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(1) Cf. La fable des hérissons – À lire ici

Saturday, October 21, 2017

Citation du 22 octobre 2017

Je bande donc je suis (Turgeo ergo sum)
Les fauteuses de trouble
(Commentaire de la correspondance de Diderot avec Sophie Volland - Lire ici)




Propos d’un Porc
Si j’étais un Porc frôleur de jupons je dirais pour ma défense que je ne me sens exister que quand je suis en état d’excitation.
Ontologie de la bandaison !!! Voilà ce que la philosophie après des millénaires de cogitations apporte comme contribution dans le débat – s’il y débat. Car les Porcs ne disent pas grand chose, sauf qu’ils n’en sont pas.
Mais s’ils parlaient, au lieu de crier Grouiiiic, ils nous diraient à n’en pas douter : « Je bande donc je suis », ou mieux (comme l’aurait dit Descartes) : Turgeo ergo sum.
Qu’est-ce qui fait que ces violeurs, ces pelotteurs de fesses, ces frotteurs de métro soient compulsifs à ce point ? N’est-ce pas qu’ils ont une carence dans leur être profond et que pour se sentir exister ils ont besoins des femmes ?
Alors bien sûr les dames n’en ont rien à faire : que le cochon soit en état de carence ontologique ne leur fait ni chaud ni froid, parce que voyez vous l’ontologie c’est comme un système de vases communicants : lorsque ça se remplit d’un côté, ça se vide de l’autre.

Sunday, October 15, 2017

Citation du 16 octobre 2017

Peut-être les sexes sont-ils plus proches qu'on ne le pense ; la grande innovation mondiale consistera sans doute en ce que l'homme et la femme, affranchis de tous les sentiments erronés et de toutes les répugnances, ne se chercheront plus comme des contraires s'attirent, mais comme des frères et des sœurs, comme des voisins qui s'uniront comme des êtres humains pour simplement, gravement et patiemment assumer en commun cette sexualité difficile qui leur échoit.
Rainer Maria Rilke – Lettres à un jeune poète Lettre du 16 juillet 1903.
Maîtriser à  fond le système,  / Accéder au pouvoir suprême : / S'installer à  la Présidence  / Et de là  faire bander la France.
Michel Sardou – Etre une femme (chanson : paroles ici)

« … ne plus se chercher comme des contraires /qui/ s'attirent, mais comme des frères et des sœurs, comme des voisins qui s'uniront comme des êtres humains » Le poète a toujours raison comme dit la chanson ; en tout cas c’est cela sans doute que les conquêtes du féminisme nous enseignent comme étant le meilleur. Car, depuis 40 ans que s’est-il passé ? Rappelez-vous : nous sommes en 1980. Michel Sardou chante la Femme des années 80, qu’il imagine agressive et puissante mais avec une féminité exacerbée. La femme devient Présidente s’installe à l’Elysée et de là « fait bander la France ». La femme est bien un sujet qui exerce le pouvoir mais elle reste malgré tout un objet sexuel : finalement rien n’a vraiment changé par rapport au passé (avec un bémol : les femmes on maintenant le droit de considérer l’homme également comme objet sexuel). Pour le dire autrement l’égalité homme/femme n’empêche pas que pour les hommes la femme apparaisse d’abord sous l’angle de la proie.
Or, voilà ce qui change à présent : dans un certain nombre de cas, les femmes apparaissent comme des sujets qui exercent une certaine fonction par rapport à la quelle rien de leur être sexué n’apparaît plus comme déterminant. Ne plus se demander si le chef est une femme ou un homme quand il s’agit de juger de son action, de ses choix, de ses ordres ; ne plus rêver comme Sardou autrefois d’un « PDG en bas noirs / sexy comm’autrefois les stars »
L’idée de Rilke, c’est qu’entre l’homme et la femme, l’union la plus profonde n’est pas l’union sexuelle, mais l’union humaine. Ce qui n’exclut pas l’affectivité : on peut se sentir plus proche intellectuellement et affectivement d’une femme en raison du charme qu’elle irradie ; mais ce ne sera plus sur le mode de la proie à capturer.

Reste encore à le préciser : ce que Rilke nous propose est encore plus mystérieux, car cette union devra assumer aussi la sexualité. Et là en arrive-t-on à l’idée d’un orgasme « fraternel » ?

Ne me demandez pas de quoi il s’agit : j’ai déjà évoqué (ici) l’orgasme mystique : je n’irai pas plus loin.

Saturday, October 14, 2017

Citation du 15 octobre 2017

En thèse générale : Les progrès sociaux s'opèrent en raison du progrès des femmes vers la liberté, et les décadences d'ordre social s'opèrent en raison du décroissement de la liberté des femmes. L'extension des privilèges des femmes est le principe général de tous progrès sociaux
Charles Fourier – Vers la liberté en amour (1819)
Fourrier, prophète du monde moderne
Le rôle d’un blog qui comme celui-ci, compile des citations venues des siècles passés, est de montrer que malgré les progrès historiques les sociétés reproduisent régulièrement les mêmes faits, que l’histoire donc se répète – voire même comme le pensent certains, qu’elle bégaye.
Il arrive même comme ici que ces pensées venues du passé soient un appel à comprendre ce qui n’apparait pas encore à nos yeux aveuglés de passions.
La preuve : L'extension des privilèges des femmes est le principe général de tous progrès sociaux ; (…) les décadences d'ordre social s'opèrent en raison du décroissement de la liberté des femmes. Et ne disons pas qu’il s’agit de dénigrer certaine(s) religion(s) ; dans nos villes, nos banlieues : c’est chez nous et avec nous que les femmes ont à craindre pour leur liberté – voire même leur intégrité physique. Car c’est de nous qu’il s’agit et des femmes qui, aujourd’hui encore jouissent de certaines libertés, mais qui les voient fondre comme neige au soleil (telles les menaces sur le droit à l’IVG). Et qui donc hors-mis nous-mêmes  les abreuve d’incivilités ?
- Sur ce dernier point, on pense en particulier à ce qui se passe à la porte de la Chapelle, ce quartier de Paris défini pour les femmes comme « no-go-zone » en raison des menaces d’agressions masculines à leur encontre, au point qu’il a fallu une manifestation pour que l’opinion s’en empare :


Comprendre que cette situation a son origine dans notre comportement – je veux dire celui de n’importe qui et non celui des autres, ceux qui sont différents, ceux que bien sûr nous ne pourrions être en aucune façon, en raison par exemple de la couleur de notre peau ou de notre religion – bref : comprendre que nous, qui ne sommes pas musulmans, nous sommes aussi des sexistes et des machistes agresseurs de femmes.

Ceci posé, reste à comprendre aussi avec notre Citation-du-jour que ce ne seront pas seulement les femmes seront victimes de ce sexisme, mais que nous aussi, nous qui sommes des hommes – des mecs – nous auront à en pâtir ; parce que, comme l’annonce Fourrier, le sort fait aux femmes est l’indice du progrès ou de la décadence de la société.

Tuesday, July 11, 2017

Citation du 12 juillet 2017

La femme serait vraiment l’égale de l’homme le jour où, à un poste important, on désignerait une femme incompétente.
Françoise Giroud – interview au journal Le Monde 11 mars 1983

L’égalité est un bien joli mot, mais comment savoir si elle est autre chose qu’un mot ? A quoi reconnaît-on qu’une société traite à égalité tous ses membres – et en particulier les hommes et les femmes ? On a beaucoup parlé, à propos de l’égalité hommes/femmes, de discrimination positive ; mais selon Françoise Giroud l’égalité se révèlerait plutôt par l’égale acceptation de la médiocrité. Et en effet: pourquoi serait-il scandaleux d’observer qu’une femme est incompétente dans les fonctions qu’elle occupe, alors qu’on admet sans sourciller que ça arrive avec les hommes – et plus souvent qu’on l’imaginerait ?


- Le 14 juillet, parmi les polytechniciens qui vont défiler sur les Champs-Elysées, il y aura quelques jeunes femmes qui auront l’épée au côté et le bicorne sur la tête. Et on dira : « Voyez comme nous sommes égalitaires ! Chez nous les femmes ont le droit de devenir polytechniciennes – et aussi académiciennes. On se propose même de panthéoniser un homme simplement parce qu’il a été le compagnon fidèle d’une femme – Simone Veil »
« Quelle blague ! » s’exclamera la féministe contestatrice « Comme si ça changeait quelque chose à la condition des femmes ! Voyez la soit-disante parité à l’Assemblée Nationale : toutes ces femmes élues servent à remplir les travées de députés-godillot, trop émues d’être admise à voter comme on leur a dit, pour demander quelque chose de plus. Et combien de femmes pour diriger les Commissions, combien ont été élues Questeur ? Et on ne parle pas de la Présidence ou de la vice-présidence. »
« On dit : manque de candidates qualifiées pour ces postes ! Et alors ? Croyez-vous que tous ces messieurs ont autre chose à faire valoir pour l’obtention de ces responsabilités que du copinage à haut niveau ? Et si d’aventure ils étaient incompétents, croyez-vous qu’on en ferait tout un scandale ? Eh bien les femmes seront vraiment l’égale de l’homme le jour où, à un poste important, on désignerait une femme incompétente. »

Imparable, mais ça manque un peu de souffle pour soulever l’indignation devant les injustices sociales.
Mais alors que faut-il donc faire ? Demandons à la Râleuse de service de poursuivre son raisonnement :
« Certains affirment que pour connaitre la justice sociale d’un pays, c’est la condition des plus pauvres qu’il faut considérer. Eh bien faisons pareil : pour évaluer la condition des femmes, ne regardons pas les fortes personnalités, ni celles qui ont le QI de NKM (1). Ce sont les petites gamines tout juste sorties du collège, sans aucun diplôme et celles qui n’ont pas pu s’épanouir, obligées de torcher les frères et sœurs pendant que la mère travaillait à l’usine et que le père picolait au bistrot. Ces jeunes femmes n’ont pas eu forcément l’occasion de mettre dans leurs neurones les vitamines dont ils avaient besoin, ni dans leur mémoires la poésie de Victor Hugo. Certaines sont même quasiment illettrées. Mais quand on dit ça chutttt ! (2) N’en parlons pas ! Mieux vaut évoquer le « plafond de verre » qui dépend de la mentalité sexiste – contre la quelle on ne peut pas grand chose – et non des injustices sociales qui frappent les femmes – et aussi pourquoi pas ? – les hommes.
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(1) Nathalie Kociusko-Moriset ministre du temps de Sarkozy et polytechnicienne du temps de sa jeunesse

(2) Cf. le scandale suscité par les propos de monsieur Macron à propos des ouvrières de Gad – lire ici