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Tuesday, September 27, 2016

Citation du 28 septembre 2016

«  Elle revient avec un gros rouquin … C'était le début d'une nouvelle vie, avec quelqu'un avec qui partager caresses, regards, instants de discussion, et des nuits, des vraies nuits entières de vrai repos bercé par son ronronnement et le pétrissage de ses papattes. »
Alors, voilà : c’est l’histoire d’une dame qui refait sa vie avec un gros rouquin avec le quel elle fait des parties de papattes-en-l’air ?
Mais non ! Ecoutez plutôt l’histoire de Charlotte (c’est la dame en question). « Charlotte a d'abord perdu son mari, « parti voir ailleurs », puis un emploi valorisant, et enfin sa santé. Ayant perdu le sommeil et l'appétit, elle fait l'erreur d'aller consulter un psychiatre, qui croit détecter en elle des troubles bipolaires. C'est parti pour un « rallye médical » : un médicament pour l'humeur, un autre contre l'anxiété, un autre pour le sommeil.
Résultat : plus cinq kilos, des migraines, des nausées, un épuisement permanent. » (Lire la suite ici).
Que faire ? Charlotte ressent le besoin de la compagnie d’un chat et au refuge de la SPA elle découvre un gros chat roux. Oui : c’était lui le « gros rouquin » - qu’alliez-vous imaginer ? Le chat est donc aussi un médecin, qui lui offre sa douce compagnie la nuit au lit et qui pardessus le marché est un « coach mental ».

Attila – Le chat que nous avions déjà rencontré le 23 juin
Bon : qu’est-ce qui nous surprend là-dedans ? Pas que le chat soit si confortable dans l’intimité, ni qu’il nous montre comment faire pour être décontracté. Mais peut-être que ce soit lui qui nous donne tant : par quel miracle manifesterait-il tant de générosité, lui, dont la réputation d’égoïsme et d’impérialisme n’est plus à faire ?
On l’a compris : le chat ne peut rien pour nous sauf à nous montrer ce que la nature a voulu et a créé pour ces animaux qui n’ont qu’elle comme source d’inspiration. Les philosophes nous l’avaient dit : Sequi naturam – Suis la nature ! Eh bien ce sont les chats qui nous montrent le chemin.

Certes le plaisir du chat n’est peut-être pas toujours celui de l’homme, mais enfin pour trouver ce qui dans l’avenir pourra encore nous en donner, il faut cesser de chercher à retrouver celui qu’on a perdu afin de pouvoir jouir du pur présent – et là, le chat peut être un excellent modèle.

Friday, July 29, 2016

Citation du 30 juillet 2016

A la minute où vous adoptez un chat, c’est vous qui vivez chez lui.


Saint-Germain-en-Laye. Cliché J-P Hamel

Oui, c’est moi Gros-chat ; vous je ne vous connais pas et donc je vous surveille. N’allez pas marcher sur la pelouse – ma pelouse – pour prendre un raccourci !
Oui, vous avez bien lu : « Pelouses interdites ». C’est la pancarte que j’ai été obligé de mettre pour faire respecter mon terrain de chasse. Les petits enfants qui venaient jouer ici au ballon faisaient fuir les oiseaux dont il m’arrive de me régaler.
Ici c’est chez moi. Vous ne le saviez peut-être pas ? Les humains font semblant de croire qu’ils ont semé cette herbe et qu’ils l’arrosent seulement pour leur plaisir. Fi donc ! C’est un peu comme s’ils disaient que leurs lits ont des édredons douillets seulement pour leur confort, alors qu’on le sait bien, une fois qu’ils ont installé un lit, ils cherchent le chat qui va se prélasser dessus. Sans un chat, un lit n’est plus qu’un accessoire vulgaire. D'ailleurs l’homme ou la femme n’entre dans le lit que pour le réchauffer afin que nous, les chats, nous n’ayons pas froid en y venant coucher.


Allez circulez ! Ne restez pas là comme un benêt à me regarder – votre RER ne vous attendra pas. Allez vite dans ces souterrains où il n’y a même pas de rats à chasser. Ne vous inquiétez pas pour moi : soyez de retour à 19 heures pour la pâtée du soir, et tout ira bien. Je ne vais pas m’ennuyer, il y a pas mal de petits oiseaux justes sortis de l’œuf en ce moment. Partez vite : vous allez leur faire peur.

Tuesday, June 21, 2016

Citation du 22 juin 2016

Alors que le reste de la race humaine descend du singe, les roux descendent du chat
Robert Heinlein


J’ai rencontré un chat roux – qui parle ! Et savez-vous ce qu’il m’a dit ?
« Alors que le reste de la race humaine descend du singe, les roux descendent du chat ! »
Je lui ai répondu : « Quelle cuistrerie ! Tu prétends être notre ancêtre seulement parce que tu est roux ? Et en plus, tu as l’audace de faire croire que tous les hommes, n’ayant pas la même origine, n’ont pas non plus la même nature, les uns descendant du singe ayant sans doute moins de valeur que les autres qui viennent de ta race ? Bientôt tu vas me dire que les seuls hommes qui soient vraiment humains sont ceux qui viennent du chat. »
Le chat-roux m’a regardé avec mépris : « Voilà bien les humains et leur spécisme ridicule ! (1). Les hommes-singes ne sont ni meilleurs ni pires que les hommes-chat-roux ! Crois-tu que je te juge comme homme selon ton origine ? Je m’en fiche comme de ma première pâtée. Tu sais ce qui compte pour moi ? C’est ma litière, la douceur du climat, et ta main quand elle me gratte derrière les oreilles. Point barre »
Je suis resté interdit : « Mais alors, pourquoi me racontes-tu que certains hommes ont été enfantés par des chats ? Et d’abord d’où tiens-tu tout ça ? » Tout en se léchant distraitement la patte, il répondit : « Un mythe que m’a raconté ma grand-mère dit que parmi les ancêtres des chat-roux il y eut une chatte pas très sérieuse qui commit des écarts avec un singe roux (un orang-outang je crois mais je ne suis pas sûr). De là naquirent des petits animaux qui poussaient des cris bizarres et qui passaient leur temps à se regarder dans les fontaines. On a d’abord pensé à les y noyer et puis on s’est aperçu qu’ils construisaient des maisons très confortables et qu’ils arrivaient à fabriquer des pochons de pâtée délicieuse. Alors on les a gardés. »
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(1) La chat-roux croit que tout le monde a lu Antispécisme, le livre d’Aymeric Caron.
Le spécisme désigne la considération morale supérieure que les humains accordent à l'espèce humaine

Thursday, October 15, 2015

Citation du 16 octobre 2015

J’ai un chat heureux qui ronronne comme s’il n’y avait pas de lendemain.
Quand il ronronne, notre chat est-il heureux, ou bien s’agit-il là d’un sentiment humain qu’il ne faut pas prêter à un animal ? L’anthropomorphisme est en effet un risque qu’on court avec nos animaux domestiques, chiens et chats en particuliers : ils nous aiment, c’est sûr – et on les déteste quand ils nous oublient et nous sont infidèles.

… Bon : je ne vais pas me fâcher avec les amis des animaux (30 millions d’amis titre une émission de télé qui leur est dédiée – donc 30 millions de possesseurs d’animaux : ça fait du monde) : je vais me contenter de réfléchir à ce que cette attention à nos « amis-à-4-pattes » révèle … de nous-mêmes.

Le chat est donc un animal particulièrement doué pour le bonheur : d’ailleurs, à quoi bon le ronron, si ce n’est pour nous faire savoir, justement, qu’il est heureux ?
Si j’étais un chat, à quelle condition est-ce que je me mettrais à ronronner ? Avoir un bon lit sur le quel me prélasser ? Une bonne chaleur ambiante ? Une bonne pâtée dans ma gamelle ? De caresses de ma douce maitresse ?
Oui, bien sûr, j’exigerais tout ça sans quoi : pas de ronron ! Mais ça ne suffirait pas. Il me faudrait en plus être certain que tout cela continuerait encore et encore. Car bien sûr je serais un chat kantien et j’aurais dans ma cervelle de chat la formule du Philosophe de Königsberg : « (pour avoir) l'idée du bonheur un tout absolu, un maximum de bien-être dans mon état présent et dans toute ma condition future, est nécessaire ». Bref : je voudrais que ma bonne maitresse soit indéfiniment à mon service. Or ça n’est jamais totalement certain, pour quelque raison que ce soit.
Voilà donc que Moi-Humain, moi qui ai une conscience et de l’angoisse dedans, je n’aurais pas accès au bonheur ? Et que mon adorable Minette le pourrait ? Qu’aurait-elle en plus de moi ?
--> Eh bien, on l’a dit : elle serait capable de faire comme s’il n’y avait pas de lendemain. Plus de lendemain = plus de soucis : mon état présent comblé de satisfaction, je n’aurais plus à envisager ma condition future !
No futur ! Voilà la condition du bonheur ! (1)
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(1) J’entends dire ici ou là que c’est un slogan nihiliste ? Et alors ?

Friday, April 10, 2015

Citation du 11 avril 2015

Plus vous caressez le dos d'un chat,  / Plus il relève la queue.
Proverbe écossais
Qui se met au service du renard,  / Doit se faire son caudataire.
Proverbe écossais
(Caudataire : de cauda, la queue. Le caudataire est celui qui porte la queue – ou plutôt soutient la traîne – du pape, d'un cardinal, d'un évêque.)

Devinette : Quelle différence y a-t-il entre un chat et le Pape ?
- Réponse : le premier n’a pas besoin qu’on porte sa queue pour qu’elle soit relevée.
- Pfuitttt… Vous n’auriez rien de plus intéressant à nous dire ?
Essayons donc.
- D’abord le chat. Certes il relève la queue quand on caresse son dos. Mais c’est là un mouvement reflexe, à moins qu’il ne s’agisse que d’une manière de profiter plus pleinement encore de votre caresse : il vous montre alors ce qu’il devrait cacher, comme un de ces petits princes à qui tout est permis. Du coup, on constate que le chat est non seulement un jouisseur, mais qu’en plus il n’est guère pudique.
- Le Pape, maintenant. Chez lui, point de jouissance, sauf s’il s’agit de profiter de son pouvoir pour dominer. Il est comme le renard : celui qui le sert doit s’attendre à faire les plus humbles tâches, porter la traîne, récurer les pots de chambre, et s’il est dans la cabinet d’un conseiller de ministre, faire le café. Et conduire nuitamment en scooter le monsieur chez la demoiselle ? – Oui, aussi.
- Morale : le serviteur est comme l’esclave : les limites de ses obligations sont posées par le maitre, et non l’inverse.
- Et maintenant la synthèse.
Si vous êtes le serviteur d’un maitre qui agit comme le chat vous devrez vous attendre à ce qu’il vous demande de lui caresser … et qu’alors elle se relève de plus en plus …


(Mon clavier refuse de prendre en compte certains mots que j’ai tapés pourtant bien correctement. Je crois qu’il y a quelqu’un qui a mis là dessus un contrôle parental…)