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Saturday, May 23, 2015

Citation du 24 mai 2015

La vie n'est qu'un fantôme errant, un pauvre comédien qui se pavane et s'agite durant son heure sur la scène et qu'ensuite on n'entend plus ; c'est une histoire dite par un idiot, pleine de bruit et de fureur, et qui ne signifie rien...
Shakespeare – Macbeth (1605), V, 5
Si l’on devait définir la philosophie de l’absurde, on pourrait sans mal proposer cette citation : non seulement on y trouve l’affirmation que la vie n’a pas de signification, mais encore qu’elle est pleine d’agitation stérile. Que dire de plus ? Que les interprétations qu’on donne de tout cela pour apaiser notre angoisse ont été inventées par des idiots.
Bim ! Prenez ça dans la tête, vous tous qui courez très vite pour oublier que vous ne laisserez aucune trace derrière vous.


- Allo docteur Bobo ? Je me sens pas très bien. Comment je fais avec ça ?
- Très cher impatient, je vois que vous avez besoin d’un peu de philosophie :
1) D'abord, buvez quelques goutes de quiétisme (1) dans un peu d’eau le soir avant de vous endormir pour vous assurer un sommeil paisible avec la certitude que le repos et l’inaction sont les meilleures attitudes.
2) Prenez aussi le matin au réveil, quelques grains d’épicurisme pris avec un verre de bon vin. Installez-vous dans un environnement favorable (cocotier-sable blanc-lagon bleu) avec une créature de rêve (95-d) sous la main. Si vous n’avez rien de tout ça, allez faire un petit tour sur Internet, vous y trouverez tout ce qu’il faut pour jouir sans entraves (2).
3) Enfin, l'après-midi, retirez-vous dans une chambre aux volets clos laissant filtrer des raies de soleil pour contempler la poussière d’atomes qui voltige. La compagne 95-d est permise.
Le sujet à méditer avant de s’endormir est cette règle de la sagesse épicurien : « Pour vivre heureux vivons cachés »
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(1) QUIÉTISME, subst. masc.
A.  HIST. RELIG. Doctrine mystique... suivant laquelle la perfection chrétienne réside dans la quiétude, c'est-à-dire l'« amour pur » et la contemplation de Dieu, en l'absence de toute activité propre de l'âme. (T.L.F.)

(2) « Jouir sans entraves » : on aura reconnu le slogan de mai-68. A ne pas confondre avec l’exaltation de la jouissance, telle que prônée par Calliclès, l’adversaire de Socrate dans le Gorgias de Platon (à lire ici)

Sunday, August 10, 2014

Citation du 11 août 2014


L'absurde n'a de sens que dans la mesure où l'on n'y consent pas.
Albert Camus - Le mythe de Sisyphe
Paradoxe : l’absurdité étant le néant de toute signification, comment dire qu’il peut lui-même avoir un sens ?
Voilà la grande énigme de Camus : il nous faut vivre dans un monde où plus rien n’a de sens et pourtant il nous reste encore une possibilité : faire de cette déréliction le point d’ancrage où amarrer nos valeurs et notre foi.
Un peu comme la foudre ne peut tomber sur le sol que là où un arc électrique vient de s’amorcer, le sens de notre vie ne peut apparaitre que si nous pensons qu’il nous faut pour être, valoir quelque chose. Si Dieu n’existe pas, notre cri de révolte (pas de désespoir : c’est bien de l’homme révolté qu’il est question) nous révèle que nous sommes faits pour une vie spirituelle.
Enigme, parce qu’il y a quand même quelque chose qui cloche : si je reprends ma métaphore de la foudre, il faut qu’à l’étincelle au sol, corresponde une charge électrique dans les nuages. Mais l’homme de Camus crie sa révolte aux cieux vides. L’absurdité de la vie est sans issue, sans rideau à déchirer. Et pourtant, Camus refusait d’être taxé de pessimisme : il disait « il faut supposer Sisyphe heureux ».
Heureux, peut-être – Mais était-il lucide ? Où trouver une source aux valeurs ?
Dirons-nous avec Sartre : la liberté est source de la valeur. Ma vie vaudra selon ce que j’aurai réussi à faire de ce qu’on aura fait de moi ? Oui – mais vous allez mourir, c’est-à-dire vous anéantir puisque rien de vous-même ne subsistera après votre mort : qu’avez-vous à dire à cela ? Qu’est-ce que ça aurait changé si vous n’étiez pas né ? Ne vous faut-il pas vous saouler, pour oublier tout comme Sisyphe que vous n’êtes rien qu’une poussière destinée à redevenir poussière (Genèse, 3,19) ?
Quelles issues ?
- Le chrétien dira : écoutez la Bonne nouvelle ! Le Seigneur nous a donné Son Fils pour nous sauver de l’anéantissement de la mort ! Si vous avez la foi, vous êtes sauvé – au moins du désespoir.
- L’existentialiste dira : l’homme est créateur de valeur et on ne nous a jamais promis que ces valeurs devraient tenir au-delà de nous-mêmes (à moins que d’autres en fassent à leur tour leurs valeurs). C’est la volonté qui nous sauve et rien d’autre. Mais ce n’est pas rien.
- Camus dira : l’absurde nous révèle à nous-mêmes comme homme révolté. C’est déjà beaucoup.

Friday, December 05, 2008

Citation du 6 décembre 2008


L'absurde ne délivre pas, il lie. Il n'autorise pas tous les actes. Tout est permis ne signifie pas que rien n'est défendu. L'absurde rend seulement leur équivalence aux conséquences de ses actes. Il ne recommande pas le crime, ce serait puéril, mais il restitue au remords son inutilité. De même, si toutes les expériences sont indifférentes, celle du devoir est aussi légitime qu'une autre. On peut être vertueux par caprice.

Albert Camus – Le Mythe de Sisyphe

[L’absurde] ne recommande pas le crime, … mais il restitue au remords son inutilité.

Bien entendu, dire que l’absurde ne recommande pas le crime signifie que les raisons pour les quelles je le commettrais sont toutes également insignifiantes. A quoi bon tuer un homme ?

On a beaucoup parlé du désespoir de l’homme absurde, désespoir dû au manque de signifiance du monde et de lui-même. On a dit que les époques qui cultivent ce sentiment sont propices au suicide.

En fait on a eu tort ; car, si l’on en croit Camus, faute de valeurs, il nous reste le caprice. A condition de ne pas viser plus haut, la vie ne manque pas d’intérêt, puisque tout peut être fait par caprice, dès lors que les valeurs et leur cortège d’interdits et d’obligations se trouvent évaporées.

Je veux copuler sans frein ? Caprice.

Je tiens absolument à arriver à l’abstinence sexuelle absolue ? Caprice.

Je prie Dieu cinq fois par jour ? Caprice.

Je crache à la face de l’Eternel ? Caprice….

La question qui reste est alors : vivons-nous une époque absurde – entendez, un époque qui cultive le caprice et renvoie la signifiance aux orties sur le bord du chemin ?

Si on en croit Camus, puisque l’absurde se définit par l’insignifiance, alors le plaisir devient le seul moteur de nos actions. Je veux dire : c’est le plaisir qui est le moteur, mais pas la recherche du plaisir au nom d’une conception épicurienne ou autre.

Et qui donc aujourd’hui, demande un supplément d’âme pour justifier la recherche du plaisir ?

Wednesday, September 19, 2007

Citation du 20 septembre 2007

ABSURDE, adj. et subst. masc.
I. Emploi adj.
A. [En parlant d'une manifestation de l'activité humaine : parole, jugement, croyance, comportement, action] Qui est manifestement et immédiatement senti comme contraire à la raison au sens commun; parfois quasi-synonyme de impossible au sens de « qui ne peut ou ne devrait pas exister »

Trésor de la Langue Française (dictionnaire en ligne ici)

Le quiz du jour :

A quelles conditions les citations suivantes ne sont-elles pas absurde ?

1 - Le cri du sentiment est toujours absurde ; mais il est sublime, parce qu'il est absurde. - Charles Baudelaire

2 - Dieu c'est l'absurde. - Raoul Rigault

3 - Il est pour moi, physicien, absurde de penser que l'univers se soit fait par "hasard". - Alfred Kastler

4 - Que ce monde soit absurde, c'est l'affaire des philosophes et des humanistes. Mais qu'il soit injuste, c'est notre affaire à tous. - Gilbert Cesbron

5 - Le sens de la vie, c'est ce qui reste quand on se débarrasse de tout ce qui est absurde. - Julie Zeh - La Filles sans qualités

6 - Parce que le beau est toujours étonnant, il serait absurde de supposer que ce qui est étonnant est toujours beau. - Charles Baudelaire - Salon de 1859

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Propositions de réponses (à ne lire que si vous séchez) :

1 - Définition du sublime : c’est le sentiment désespéré qu’aucun sens ne vient sauver.
2 - Dieu est dans l’absurde parce qu’aucun sens ni aucune valeurs ne lui préexiste ; rien n’est absurde à condition de comprendre l’intention de Dieu. Est donc absurde ce que nous ne comprenons pas : c’est la part du Transcendant vu par notre pauvre raison (Pascal)
3 - Les causes de l’Univers sont les mêmes que celles qui le font fonctionner. Le hasard étant opposé au nécessaire, les lois de l’univers étant radicalement déterministes, alors le hasard ne peut exister. Et donc il ne peut avoir « créé » l’Univers.
4 - L’absurdité du monde est une affaire en débat : il s’agit du sens qu’on peut lui donner. L’injustice est du domaine des faits. Elle ne relève pas de valeurs discutables ; elle est universelle.
5 - Le sens de la vie est parfaitement compatible avec l’absurdité de tout le reste. Cette compatibilité suppose donc que ce sens ne soit pas contaminé par l’absurdité, donc que celle-ci soit dans des domaines étrangers à « la vie », ou que le sens de la vie relève d’une décision strictement personnelle (donatrice de sens)
6 - Tout a est b ; donc quelque b est a (Exemple : s’il pleut, alors les pelouses sont mouillées ; si les pelouses sont mouillées alors peut-être est-ce parce qu’il a plu.)

Monday, November 06, 2006

Citation du 7 novembre 2006

Avant notre venue, rien de manquait au monde ; après notre départ, rien ne lui manquera.

Omar Khayyâm

Philosophe et mathématicien du XIème siècle dans l’empire ottoman, Khayyâm est connu pour avoir célébré les femmes et le vin ; un épicurien musulman quoi… Ici il nous interpelle sur l’importance de notre vie : si nous n’avons pas à croire que le monde boitait avant notre venue, nous n’avons pas non plus à croire qu’il souffrira de notre absence. Autrement dit, l’histoire ne s’intéresse pas aux individus, elle ne connaît que les masses ; le grands hommes n’existent que pris dans cette pâte et façonnés par l’évolution qui les a rendus possibles. Tout le reste n’est que prétention.

Pour ceux qui s’intéressent au sens de la vie, le message est également limpide : le sens de ta vie est dans ta vie. Pas avant, bien sûr, et surtout pas après. Le sacrifice du héros, l’ambition du chef d’Etat, la patience du paysan qui agrandi son domaine, tout cela n’est qu’illusion : nos enfants n’en ont rien à faire de ce que nous avons été, et s’ils apprécient ce que nous avons fait pour eux, c’est à leur façon qui ne coïncide peut-être pas avec le message que nous avons voulu leur transmettre ; ils ont autre chose en tête que de rendre un culte à leurs ancêtre. Ou plutôt, si : lorsqu’ils leurs rendent un culte, c’est qu’ils en ont fait des Dieux, c’est à dire tout autre chose que ce qu’ils sont réellement.

Mais en même temps, si rien ne dépasse de la durée de cette existence, ce que nous faisons n’a d’autres conséquences que celles que nous pouvons observer. Plus d’enfer à craindre ; plus de paradis à espérer. L’enfer et le paradis sont sur cette terre, à nous de savoir nous orienter.

Car bien sûr, il est possible de croire que le sens de la vie soit après le vie. Mais c’est dans un autre monde que s’inscrit cet après, dans L’autre monde ! Encore faut-il qu’il existe. Voyez là dessus le pari de Pascal ; et vous remarquerez que, dans le pari, l’alternative est entre jouir de la vie en renonçant (le terme est impropre je sais) à l’autre monde, ou bien renoncer à une vie de jouissance et espérer en une vie meilleure dans l’au-delà.

Nunc est bibendum...(1)

(1) Nunc est bibendum, nunc pede libero / pulsanda tellus, nunc Saliaribus / ornare puluinar deorum / tempus erat dapibus, sodales. [Buvons, amis, buvons, sans que rien nous arrête ; /Ebranlons à l'envi la terre sous nos pas ; /Pour la table des Dieux il est temps qu'on apprête / De somptueux repas.] Horace, Odes I, XXXVII)

Tuesday, July 18, 2006

Citation du 19 juillet 2006

La tragédie de l'homme moderne n'est pas qu'il en sache de moins en moins sur le sens de la vie ... Mais que cela ne le dérange presque plus.

Vaclav Havel

Ecrivain, chef d’Etat et philosophe. Il a tout pour séduire, Vaclav Havel. Et en plus il a le sens de la mise en scène : l’auteur de théâtre n’est jamais loin. L’idée qu’il met si bien en relief, c’est que non seulement notre vie est de plus en plus absurde, mais encore que cela passe inaperçu. Ne me demandez surtout pas quel est le sens de ma vie : non seulement je ne le sais pas, mais encore je me contre fiche qu’elle en ait un.

La question évidente est : une telle chose est-elle possible ? Toutes les idéologies qui ont eu pour rôle de donner un sens à la vie, religions, morales, philosophies, nationalismes, que sais-je encore ? tout ça, fini, mort et enterré ? Quand j’aurai choppé mon cancer, que je serai en phase finale, je ne me demanderai pas pourquoi c’est moi qui crève ? Pourquoi je meurs à 50 ans alors que mon grand-père qui est une vielle carne qui a fumé toute sa vie arrive à 90 ans sans avoir eu la moindre bronchite ?

Je ne crois pas que Vaclav Havel ait tout à fait raison. Bien sûr ce qu’il pointe est manifeste. Mais je crois que ce manque de sens nous dérange quand même. J’ai pris l’exemple de la maladie parce que c’est le plus évident. Pour la médecine, la maladie n’a pas de sens. C’est un phénomène naturel, même s’il est pathologique, il n’y a donc pas à demander « Pourquoi ? ». Or, voyez l’obsession de la précaution, de la purification, de la surveillance de soi (cf. Foucault) : la maladie a un sens - même s’il est résiduel - elle est la conséquence d’une inconséquence. Le malade est responsable de sa maladie ; il n’a pas pris les précautions pour l’éviter (1) ; elle a un sens parce qu’elle trahit une faute. Voilà pourquoi l’exemple du grand-père fumeur était effectivement scandaleux.

Oublions-le vite !

(1) Ah… Les vacances, le soleil… N’oubliez pas votre écran total : attention au cancer de la peau. Ca va peut-être gâcher votre plaisir, mais au moins vous aurez la conscience tranquille.

Friday, July 14, 2006

Citation du 15 juillet 2006

Il faut imaginer Sisyphe heureux.

(Albert Camus, Le Mythe de Sisyphe.)

Camus est ce philosophe (on peut je crois, employer ce terme sans hésiter), qui paraît d’abord pessimiste. Comme l’homme qui, considérant sa vie au moment où il enfile ses chaussettes, se dirait « A quoi bon ? Tout ce travail pour reproduire une vie consacrée au travail ? Le mieux serait d’en finir au plus vite ». Comme Sisyphe qui roule éternellement son rocher, la vie passe sans laisser de trace. En termes plus philosophiques, l’absurdité chez Camus résulte du « divorce entre l’élan de l’homme vers l’éternel et le caractère fini de son existence » (Sartre).

Seulement, voilà : « il faut imaginer Sisyphe heureux ». Et ça, c’est autre chose que l’absurde. Peut-on dire que la lucidité désespérée, gonflée d’orgueil, fait notre bonheur ? Peut-on dire que le pouvoir de penser ce qui nous écrase assure notre grandeur (Pascal) ? Sisyphe serait-il comme ces héros qui triomphent dans la mort, en affrontant d’une volonté terrible ce qui va les écraser ?

Certes, mais le héros de Camus n’est pas tragique. Pour son « homme révolté », c’est bien la lutte qui donne le sens à la vie, c’est elle qui constitue le fil conducteur sans le quel l’effort de Sisyphe n’est qu’une « cette suite d'actions sans lien » (Camus - Mythe de S.). Mais cette lutte est pour l’essentiel affirmation de la valeur de sa volonté ; c’est par elle qu’il reconnaît comme destin ces efforts stériles et sans cesse réitérés. Elle le reconnaît comme son destin, celui qu’elle assume, celui qui lui fait encore une fois soulever son rocher. Il ne s’agit donc pas de se révolter contre le destin, mais contre le découragement qui réduit à n’être qu’une bête de somme.

Bref ; on est plus près de Nietzsche que de Pascal.

Sunday, February 19, 2006

Citation du 20 février 2006

"Je crois parce que c'est absurde."

Tertullien ou Saint Augustin (indécis, selon les sources)

Amphigouri (subst masc) Discours ou écrit burlesque, volontairement obscur ou incompréhensible. Voilà la définition qui s’applique semble-t-il à cette citation : comment croire ce qui est absurde ? Ne fait-il pas pour croire avoir une bonne raison de la faire ? Et cette raison ne détruit-elle pas l’absurdité ? Et si, comme l'indique le contexte, cette croyance est la foi en Dieu, c'est encore plus inquiètant.

Saint Augustin (cette fois-ci c’est bien lui) prétend sortir de l’amphigouri par la nature infinie donc incompréhensible (pour la créature) de Dieu : "Si tu le comprends, ce n'est pas Dieu.".

Dont acte.
Pourtant tout cela veut dire que le religieux est le lieu du miracle, et que le miracle est l’incompréhensible. A Lourdes, c’est l’échec de la médecine à rendre compte de la guérison qui est le signe du miracle ; ce n’est pas même la piété du miraculé, car ce serait déjà un début de rationalisation. D’abord croire, ensuite prier ; et pour finir guéri ? Non : trop facile.

Mais l’essentiel n’est pas là, ou pas seulement. Si l’objet de la croyance est « absurde », c’est parce que nous ne pouvons ni donner un sens, ni établir une connaissance. Leibniz admet que le miracle existe : il correspond à cette partie de la création dont la compréhension dépasse notre entendement. Mais ce n’est pas pour autant quelque chose d’irrationnel : notre raison devrait pouvoir comprendre si sa puissance était celle de Dieu. Ainsi le miracle ne doit pas nous conduire à abandonner nos vérités ; entre l’ordre naturel et le miraculeux, il ne doit pas y avoir contradiction, mais seulement différence. Votre maladie est guérie sans qu’on sache pourquoi, néanmoins on sait que, scientifiquement, vous l’êtes.

C’est déjà ça.