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Tuesday, September 19, 2017

Citation du 20 septembre 2017

Il n'y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu.
Commentaire I
Ce passage est extrait de ce texte : « Sur ces entrefaites, les gens s'étant rassemblés par milliers, au point de se fouler les uns les autres, Jésus se mit à dire à ses disciples : Avant tout, gardez-vous du levain des pharisiens, qui est l'hypocrisie. 2 Il n'y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu. 3 C'est pourquoi tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres sera entendu dans la lumière, et ce que vous aurez dit à l'oreille dans les chambres sera prêché sur les toits. »
Ce qui se trouve récusé ici, c’est la prétention des créatures à rester opaques à leur créateur, tout comme Adam et Eve, cachés dans les roseaux après avoir mangé le fruit défendu. Mais Yahvé sait la vérité, Il voit tout ce que nous voulons Lui cacher.
- On rétorquera qu’Il est bien fort s’Il sait ce que nous ignorons nous-mêmes ; il y a peut-être des pharisiens qui s’ignorent, car que savons-nous des raisons qui nous poussent à agir ? Sont-elles bonnes, sont-elles mauvaises ? Où est-elle donc cette chambre secrète où se disent les secrets que nous n’aimerions pas entendre clamés sur les toits ? Ne s’agirait-il pas de ce retrait inconscient qui nous masque nos propres désirs et ne les laisse filtrer qu’après les avoir rendus méconnaissables à nous mêmes ? Dieu serait-il le « Psychanalyste Suprême » installé au point de passage entre l’inconscient à la conscience, et capable de repérer nos mobiles ?
- Trêve de blasphème. Ce qui est en cause, ce n’est pas le rôle ni la personne de Dieu. C’est le sujet responsable que nous sommes censés être devant Lui.
Avant même de savoir pourquoi nous agissons, demandons nous s’il existe ce « Je » qui décide et qui choisit le bien plutôt que le mal, le mal plutôt que le bien. Car si nous ne savons pas pourquoi nous faisons, comment serions-nous capable d’assumer cette responsabilité ? Jésus en croix s’écrie : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ! » (Luc, 23 : 34).
Mais je divague ! Il n’est aucunement nécessaire d’assumer la faute pour en être châtié. Il suffit d’enfreindre l’interdiction. Et là, inutile de dire que nous ne savions pas, car il est dit :

« Nul n’est censé ignorer la loi »

Sunday, June 18, 2017

Citation du 19 juin 2017

Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font !
Le Christ a parlé comme si le Monde n'était composé que de bons et de méchants ; il a oublié les imbéciles.
Georges Duhamel
Imbécillité : subst. masc. Manque d'intelligence, de bon sens.
MÉD. Arriération mentale congénitale située entre l'idiotie et la débilité, correspondant à un âge mental situé entre 3 et 7 ans et à un quotient intellectuel compris entre 30 et 50, permettant l'acquisition tardive et imparfaite du langage parlé mais non écrit. (TLF)
o-o-o
Qui sont donc les imbéciles évoqués par Duhamel ? Sans doute les arriérés mentaux du dictionnaire. Jésus par contre ne pense qu’aux ignorants qui sont innocents du mal qu’ils font parce qu’ils ne connaissent les conséquences de leur action. De fait il n’oublie sans doute pas qu’à côté des bons et des méchants, il y a les imbéciles.
Toutefois, il reste la question de la pureté morale. Les hommes normaux sont censés savoir ce qu’ils font et donc ils sont des pécheurs « avertis ». Par contre les ignorants sont-ils donc innocents puisqu’ils ignorent le sens de leur action ? Certes pas : tous les sermons le disent : vous êtes responsable de ce que vous ignorez pour autant que vous auriez dû le savoir ; d’où le précepte « Nul n’est censé ignorer la loi ».
C’est ici que la phrase de Duhamel reprend sa vigueur : à côté des ignorants coupables de leur ignorance, il y a des hommes fondamentalement incapables de comprendre le sens de leur action, faute d’avoir une lucidité suffisante. Mais qui donc a cette lucidité ? Vous et moi, savons nous bien ce que nous faisons ? N’avons-nous pas des gestes qui vont priver les générations futures de la diversité des espèces animales ou du  climat qui end possible la vie sur terre.

Et si les imbéciles c’était nous ? Si entre les « imbéciles-débiles » et nous-mêmes il n’y avait comme différence que le délai séparant l’action de la connaissance de sa signification ?

Saturday, March 14, 2015

Citation du 12 mars 2015

Mais je vous dis, à vous qui m’écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous maltraitent.
Si quelqu’un te frappe sur une joue, présente-lui aussi l’autre. Si quelqu’un prend ton manteau, ne l’empêche pas de prendre encore ta tunique.
Luc 6, 27-29
La haine est sainte. Elle est l'indignation des cœurs forts et puissants, le dédain militant de ceux que fâchent la médiocrité et la sottise.
Emile Zola – Mes haines (Voir aussi cette citation)
L’amour du prochain, pour un chrétien est une évidence. Evident aussi le rejet de la haine. Haïr, c’est renoncer à éprouver cet amour, chaud et vital. Raison pour la quelle l’indignation militante avec tout ce qu’elle comporte de puissance et d’élan ne peut être abordé de ce côté ci.
Selon saint Paul on ne devrait jamais s’indigner puisque l’indignation est propice à la haine – du moins au rejet et à l’oubli de l’amour du prochain. Aimer le prochain, ce n’est pas simplement aimer les héros et les bienfaiteurs de l’humanité. C’est aimer justement aussi ceux qui le méritent le moins.
On se rappelle du mouvement LosIndignados espagnols et du dégoût que la classe politique corrompue leur a inspiré : que fallait-il faire ? Puisqu’ils nous volent,  fallait-il avec saint Paul leur ouvrir sa bourse pour leur permettre de piocher dedans plus commodément ? Et du coup, s’en remettre à Dieu pour régler le sort politique du pays, rétablir la justice sociale – sinon préparer une vaste place au Paradis pour les victimes de ces politiciens pourris ?

La haine est un sentiment – ou plutôt une passion – qui abime l’âme de celui qui l’éprouve, dit-on. C’est peut-être vrai quand elle se développe dans le sillage de l’échec, quand elle accompagne l’amertume de l’impuissance. Mais comme n’importe quelle autre passion, elle apporte une force extraordinaire, qui soulève des montagnes – à condition de la diriger dans la bonne direction, et ça, ce n’est pas plus facile à faire avec la haine qu’avec l’amour

Tuesday, March 25, 2014

Citation du 26 mars 2014


Amenez le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous.
Evangile de Luc, chapitre 15, verset 23

On ne fait pas de bon bouillon avec une poule maigre.
Proverbe turc
Les méfaits du gras I
Parmi les préjugés venus du passé et dont notre époque a appris à se méfier : l’idée que le gras serait synonyme de qualité gastronomique.
Le gras est tellement bon qu’il est interdit d’en manger quand il s’agit de faire pénitence. Veau gras sacrifié pour fêter le retour du Fils Prodigue. Bouillon gras, gras-double et gros cochon, carpes ventrues, …
Bref – tout cela, c’est fini et bien fini : vive la nourriture allégée, le saucisson maigre, le lait écrémé et le yaourt zéro %.
- Ce que nous rejetons toutefois, ce n’est pas seulement le gras mais aussi la façon de le produire : il est souvent obtenu en donnant aux animaux d’élevage des nourritures douteuses ingurgitées pour grossir à moindre coût et à plus grand bénéfice – et aussi à grand dommage pour notre santé. Bref, à moins d’être pauvre, il faudrait être fou pour consommer de tels aliments.
J’en vois qui hochent la tête et qui rigolent : « Et le foie gras ? Qu’est-ce que vous dites du foie gras ? » Eh bien, oui : même le foie gras est rejeté comme ignoble et indigne d’une table de fête – par nos ennemis héréditaires en matière de gastronomie, je veux dire les Américains.
Pourtant le gras ils connaissent bien : ça ne les dégoute pas de manger des hamburgers trempés dans la mayonnaise. Mais ce qui ne va pas, selon eux, c’est également ce que nous rejetons : c’est la manière d’obtenir le gras. (1)
Car, le gras n’est pas dans la nature ; ou alors de façon épisodique quand la saison d’été a rempli les greniers à foison. Mais dès que l’hiver est revenu, la graisse fond, ne restent que la peau et les os – qu’on songe aux oiseaux ou aux écureuils. C’est pour cela que le gras est considéré par certains, de façon symbolique, comme un signe de prospérité : mes amis vietnamiens qui ont été élevés dans la culture traditionnelle mangent goulument le gras du jambon (ce n’est qu’un exemple), parce que selon eux le gras c’est la vie. Nous, nous le jetons, parce qu’il bouche les artères et qu’en plus il a peut-être été produit par une alimentation frelatée. Non seulement on alimente nos animaux – et donc nous-mêmes – avec des farines venues on ne sait d’où, mais en plus on saccage la nature pour le faire, ce qui nous oblige à lancer une campagne de boycott contre le Nutella produit avec de l’huile de palme qui détruit les forêts et les animaux qui sont dedans.  

Plaignons les pauvres écureuils : on leur a fauché toutes leurs noisettes et les voilà obligés de manger du Nutella pour les récupérer.
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(1) Ici par gavage des oies, ce qui serait de la cruauté à l’encontre des animaux. Par contre ça ne les embête pas de manger leurs bœufs traité aux hormones de croissance…

Monday, March 24, 2014

Citation du 25 mars 2014


Au sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée appelée Nazareth, vers une vierge, qui était fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph ; et le nom de la vierge était Marie.
L’évangile selon Luc, chapitre 1, 26-32. – L'annonciation à Marie
La tradition affirme que c’est le 25 mars – soit 9 mois jour pour jour avant le 25 décembre ! – que Marie apprit qu’elle serait enceinte par la grâce de Dieu. N’est-ce pas le Miracle par excellence ? Un miracle tel que la science sera à tout jamais incapable de le reproduire ?
Car voilà : la science combat la stérilité, et du coup le miracle d’Elisabeth (cousine de Marie et mère de Jean-Baptiste) qui était stérile et très âgée quand elle conçut son enfant n’en est plus un avec la PMA.
Toutefois, il semble bien que personne ne se soit vraiment préoccupé de reproduire le miracle d’une femme engendrant sans l’intervention d’un homme : ce qu’on appelle la parthénogénèse. Dans l’état actuel des connaissances, ce serait pourtant faisable – jusqu’à un certain point : le miracle biblique restant quand même que la Vierge Marie engendra un garçon, alors que la parthénogénèse humaine ne permettrait d’engendrer que des filles.
Mais l’essentiel n’est pas là : comment se fait-il qu’au lieu de se soucier de faire que des vierges fassent des enfants, la recherche scientifique se soit efforcée plutôt de leur éviter d’en avoir ? (2)
Il est vrai que les femmes qui veulent avoir un enfant sans avoir de rapports sexuels ont recours à la PMA, et que c’est plus simple, et qu’en effet elles ont une chance d’avoir un garçon. Mais quid de la virginité ? Et surtout, quid de la procréation à partir d’un seul gamète ?
Mais moi je trouve que c’est quand même significatif que la science ne cherche pas à donner satisfaction à la femme narcissique qui voudrait un enfant qui soit sa parfaite image – sans être son clone.
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(1) Rappelons que Elisabeth, épouse de Zacharie et cousine de Marie engendra Jean-Baptiste alors qu’elle était stérile et très âgée (Luc, 1, 5-25)
(2) Là-dessus voir cet article – qui date quand même de 2002 !