(2) Ce genre de campagne d’information par la peur a été tentée il y a assez longtemps : au bord de certaines routes, on pouvait voir des panneaux avec des silhouettes noires et l’indication : « Ici, l’an dernier, il y a eu 15 morts »
Sunday, August 06, 2017
Citation du 7 aout 2017
(2) Ce genre de campagne d’information par la peur a été tentée il y a assez longtemps : au bord de certaines routes, on pouvait voir des panneaux avec des silhouettes noires et l’indication : « Ici, l’an dernier, il y a eu 15 morts »
Tuesday, January 19, 2016
Citation du 20 janvier 2016
Monday, January 18, 2016
Citation du 19 janvier 2016
Sunday, August 09, 2015
Citation du 10 aout 2015
Tuesday, April 21, 2015
Citation du 22 avril 2015
Que répond Durkheim à cela ? Que cette réglementation est sociale – donc collective – non seulement dans son application, mais aussi dans son origine, qu’elle exprime … essentiellement des besoins sociaux que la société seule peut connaître. Il y a non seulement un besoin d’être encadré, dirigé, mais il faut encore savoir en quoi consistent les besoins des hommes : comment il faut régler les mariages, les devoirs réciproques des hommes et des femmes, répartir les héritages ; comment distribuer les ressources, etc. L’individu qui s’isole est comme le neurone déconnecté : il meurt en peu de temps.
Tuesday, February 07, 2012
Citation du 8 février 2012
Dans une société bien réglée, les bons doivent servir de modèle et les méchants d'exemple.
Louis de Bonald – Maximes et pensées
Observons :
1 – Que le terme d’exemple nous est présenté comme étant le contraire (l’antonyme) de celui de modèle – ce qu’il n’est pas tout à fait.
2 – Qu’une société bien réglée a besoin de non seulement de modèles, c’est à dire d’idéaux pour conduire les efforts des citoyens, mais aussi de pôles répulsifs pour leur montrer ce qu’il faut éviter.
3 – Que les méchants peuvent par là, être utiles à quelque chose pour la vie de la société.
--> C’est là que la remarque de Bonald est un peu courte. Parce que les méchants ne sont pas par eux-mêmes des exemples de ce qu’il ne faut pas faire. Ils pourraient même passer aux yeux de certains pour des modèles à envier.
Il faut donc, comme Durkheim nous y invite, voir dans la sévère application des lois répressives l’occasion de l’indispensable prise de conscience de sa respectabilité. C’est la punition des méchants qui nous donne l’occasion de comprendre qu’il ne faut surtout pas faire ce qu’ils ont fait – à condition que cette punition soit ordonnée par la loi et exécutée par la Force publique.
L’exemple bénéfique que nous donnent les méchants suppose une visibilité de leur faute à travers le spectacle de leur supplice. Qu’il y ait des échafauds sur la place publique et des bourreaux, des tambours voilés de crêpes noirs, des gardes armés et des charrettes.
Reste qu’il y a un risque que la punition, au lieu de nous faire observer la dignité de la loi, nous serve simplement à reconnaitre les méchants. Or si les méchants sont ceux que l’on punit, des innocents risquent bien d’être présentés à leur place comme des exemples de ce qu’il faut haïr.
Par exemple, même avec tout ce décor, comment sommes-nous sûrs que Marie-Antoinette (ici croquée par David sur le chemin de l’échafaud) est une criminelle qui va expier ses crimes, plutôt qu’une martyre sacrifiée par la Révolution ?