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Thursday, November 26, 2015

Citation du 27 novembre 2015

Ne croyez donc jamais d'emblée au malheur des hommes. Demandez-leur seulement s'ils peuvent dormir encore ? ... Si oui, tout va bien. ça suffit.
Louis-Ferdinand Céline - Voyage au bout de la nuit
Si Céline a raison, alors les français sont très malheureux, car ce sont eux qui, de tous les européens, consomment le plus de somnifères. (1)
Mais : a-t-il raison ? Devons-nous croire qu’être malheureux nous empêche de dormir – et puis c’est tout !
De fait, Céline ne dit pas cela : s’il laisse entendre que l’insomnie reflète l’état de veille, c’est que le sommeil fait partie d’une réalité profonde de notre être. Si nous sommes vraiment malheureux, alors nous le sommes jusque dans notre sommeil, un peu comme lorsqu’on nous ampute d’une jambe, celle-ci nous manque aussi quand nous dormons.

Maintenant, on pourrait aussi se demander si, à l’inverse, le manque de sommeil ne se manifeste pas spécialement en raison de certains malheurs, dont l’influence disparait dans la vie éveillée dans le feu de l’action. Il s’agit de l’angoisse de la culpabilité dont on connaît le rôle dans Macbeth, le drame de Shakespeare (2). Dans ce cas, Céline dirait que le plus grand malheur est le complexe de culpabilité, et que si nous dormons « du sommeil du juste », alors nous n’avons pas à nous plaindre. Pour s’endormir, il faut accepter ce face à face avec nous-mêmes, et faire notre examen de conscience. Certains veulent se dérober à cela, en se remplissant le crâne de dérivatifs ennuyeux recherchés justement pour cela (ah ! la lecture destinée seulement à favoriser l’endormissement !)
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(1)  Et il paraît que ça continue à augmenter ! Voir ici

(2) «Ne dormez plus! Macbeth assassine le sommeil, l'innocent sommeil, le sommeil qui débrouille l'écheveau confus de nos soucis; le sommeil, mort de la vie de chaque jour, bain accordé à l'âpre travail, baume des âmes blessées, loi tutélaire de la nature, l'aliment principal du festin de la vie.» Macbeth Acte2, scène 2. Cité ici.

Saturday, December 21, 2013

Citation du 22 décembre 2013



Je voudrais voir un peu Louis XIV face à un "assuré social"... Il verrait si l'Etat c'est lui !
Louis-Ferdinand Céline
Lorsqu’on parle de l’Etat, de qui parle-t-on ? De quoi parle-t-on ?
De l'organisation politique et juridique d'un territoire délimité par des frontières ? Sans doute, en ajoutant toutes fois – ce que fait Louis XIV – que le pouvoir souverain (et du souverain), garanti par ces frontières et constitué en autorité légitime est consubstantiel à l’Etat.
Seulement voilà : de l’Etat comme fait on en est venu à une conception fonctionnaliste de l’Etat. Au lieu de répondre à la question : Qui est l’Etat ? On demande aujourd’hui : Que fait l’Etat ?
- L’Etat peut faire usage – ou non – de son autorité : en Centrafrique l’absence d’Etat ruine le pays ; en Russie son omnipotence désole les citoyens.
- Mais aussi, l’Etat peut remplir une fonction de protection permanente des citoyens. Il peut réglementer leur vie en fonction de leurs besoins, leur assurant un code du travail acceptable ou un prix raisonnable de leurs lunettes. Il s’agit de la fameuse distinction entre le droit « à » et le droit « de » : lorsque le premier a été satisfait, on se tourne à nouveau vers l’Etat pour qu’il satisfasse le second.
On comprend bien que la remarque de Céline vise le caractère illimité du droit protecteur et providentialiste : même le souverain le plus puissant ne saurait y satisfaire, parce que les besoins sont devenus eux-mêmes illimités.
Les penseurs du 18ème siècle avaient opté pour un droit qui prenne en compte les besoins naturels (à ne pas confondre avec le « droit naturel ») : c’est que ces besoins-là sont limités et faciles à cerner. Mais il n’en va plus de même aujourd’hui. Par exemple, qui aurait cru que l’accès à des modes de communication (Internet, Haut-débit, etc…) serait compté comme un droit essentiel que le pouvoir doit garantir ?
Et demain ? De quoi parlera-ton en parlant des droits de l’homme et du citoyen ?

Wednesday, June 12, 2013

Citation du 13 juin 2013




Celui qui parle de l'avenir est un coquin. C'est l'actuel qui compte. Invoquer sa postérité, c'est faire un discours aux asticots.
Louis-Ferdinand Céline – Voyage au bout de la nuit
Invoquer sa postérité, c'est faire un discours aux asticots… Belle formule, n’est-ce pas ?
Et sans doute exacte si l’on en croit la déception qui serait celle de bien des puissants qui ont cru pouvoir léguer aux générations à venir leur nom et leurs exploits – dont on a aujourd’hui tout oublié, malgré les livres d’histoires et les stèles déposées aux coins des rues.
Un exemple ? Voyez nos Présidents d’un récent passé. De Georges Pompidou à Jacques Chirac, en passant par François Mitterrand, ils ont tous voulu être des Présidents-bâtisseurs et qu’à défaut de tombeaux, leur noms soient gravés sur des constructions monumentales dans Paris : Centre Beaubourg-Pompidou, Grande Bibliothèque François-Mitterrand, Musée du quai Branly (qui sera sans doute rebaptisé un jour « Jacques Chirac »)… Et alors ? qui donc s’en préoccupe ? Personne, rien ne peut les tirer de l’oubli, on s’en moque, exactement comme de savoir qui a signé tel accord sur l’euro.
Reste que vouloir survivre dans et pour la postérité est un désir qu’on ne peut faire disparaitre.Oui, mais voilà: le coquin dont nous parle Céline est celui qui parle de l’avenir, mais qui ne le fait pas.
Faire quelque chose pour assurer sa postérité, ce n’est pas en parler, mais engendrer ceux qui seront notre postérité. Comme le disait Platon (dans le Banquet) laisser un enfant qui prendra sa place c’est, pour un mortel, la seule façon de s’immortaliser. Ça passe par la survie du nom, de la filiation, par la transmission du patrimoine, et de nos jours, par la transmission de nos gènes (1).
Au lieu de faire un discours aux asticots, faites des enfants.
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(1) Rappelons que, selon les néo-darwiniens, les organismes vivants sont plus malins que ne l’avait imaginé le vieux Charles. Au lieu de chercher seulement à survivre, ils cherchent principalement à faire survivre leurs gènes en les transmettant au partenaire le plus efficace pour faire de beaux enfants et les protéger durant leur croissance : l’homme aux gros biceps et la femme aux hanches larges…

Wednesday, November 16, 2011

Citation du 17 novembre 2011

Et puis je m’imaginais [le curé] pour m'amuser, tout nu devant son autel... Rien ne résiste à cette épreuve. On s'y retrouve instantanément. Il ne reste plus que les idées, et les idées ne font jamais peur. Avec elles, rien n'est perdu, tout s'arrange. Tandis que c'est parfois difficile à supporter le prestige d'un homme habillé. Il garde des sales odeurs et des mystères plein ses habits.

Louis-Ferdinand Céline – Voyage au bout de la nuit (1932)

Céline considère l’habit comme un masque – disons plutôt comme une façon de s’approprier une autorité sociale : c’est lui qui fait le curé. Du coup, la nudité n’est pas une nouvelle façon d’exister pour les autres, mais plutôt une manière de démasquer la réalité humaine.

Pourtant… Vous qui, étant enfant, avez maté sous les jupes de la maitresse, ou bien un peu plus grand dans le décolleté de la boulangère (ou qui avez flashé sur les biceps du maçon qui porte 2 parpaings dans chaque main) – oui, vous tou(te)s qui êtes troublé(e) par le corps humain, seriez-vous prêt à souscrire au jugement de Céline qui affirme que dénudé, l’autre parait enfin dans sa vérité, et que nul obstacle ne s’interpose alors entre ses idées et les nôtres ?

Et aussi, le vêtement n’est-il pas une façon de rencontrer les autres, et non pas de se dérober à eux ?

Je me rappelle d’une émission de critique littéraire animée par Frédéric Beigbeder qui avait pris le parti, pour une fois, de paraitre ainsi que ses invités nus sur le plateau de télé (1). Le fait qu’on ne l’ait pas rééditée atteste que l’idée n’était pas si bonne qu’on l’aurait cru.

Au fond, plutôt que de cacher, le vêtement dit quelque chose de nous, comme ces sociétés amazoniennes ou océaniennes où les hommes, entièrement nus, ne se montreraient pourtant pas sans un étui pénien qui donne à leur organe une forme très suggestive.

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(1) L'émission fit parler d'elle le dimanche 3 mars 2002 lors d'une édition spéciale "nu". Frédéric Beigbeder, les invités Noël Godin (l’Entarteur) et Guillaume Dustan (L’« Autopornographe »), ainsi que le public firent l'émission entièrement nu, avec pour thème d'émission "La provocation".

Saturday, February 14, 2009

Citation du 15 février 2009

Trois et quatre fois les samedis je m'appuyais les livraisons de la Place des Vosges, rue Royale, au pas de gymnastique encore ! La peine en ce temps-là on en parlait pas. C'est en somme que beaucoup plus tard qu'on a commencé à se rendre compte que c'était chiant d'être travailleurs. On avait seulement des indices.

Louis-Ferdinand Céline – Mort à crédit

Hein ? Vous aussi vous aviez cru que c’était Michel Audiard qui avait écrit cette réplique ?

Voyez l’injustice : on fait gloire à Michel Audiard de sa truculence, et on méprise Céline parce qu’on croit qu’il n’a fait qu’éructer des borborygmes haineux.

Laissons de côté l’évaluation du travail et retenons l’originalité de cette citation. Nous ne savons pas tout à fait ce que nous faisons, même lorsque c’est dans notre chair que les effets de notre activité se font sentir.

Mais surtout : en matière de travail, le seuil entre le tolérable et l’intolérable est sociologique ou historique.

Nos ancêtres ont supporté des conditions de travail que nous refuserions, fut-ce au prix de notre vie. Ils ont trimé comme des esclaves, pour un morceau de pain et un moment de repos qui leur permettait de récupérer leurs forces, juste pour recommencer le lendemain.

Ils travaillaient pour survivre, alors que nous travaillons pour vivre. Et plutôt pour bien vivre.

Et dans le bien vivre, il y a quelque chose qui a rapport au plaisir, à la jouissance, bref : au bonheur. On découvre alors ce que c’est que d’être aux prises avec le travail chiant.

On a vitupéré contre le travail aliénant, qui coupe l’homme en deux : tantôt il travaille ; tantôt il vit. Il a du plaisir en dehors du travail, et au travail il se mortifie. (1)

Mais il y a pire : c’est le travail qui use la totalité des forces humaines, celui qui fait de l’homme une bête de somme.

Car il n’y a plus alors de temps pour vivre.


(1) Voir cet extrait des Manuscrits de 1844 de Marx.

Sunday, October 26, 2008

Citation du 27 octobre 2008


Philosopher n'est qu'une autre façon d'avoir peur et ne porte guère qu'aux lâches simulacres.

Céline – Voyage au bout de la nuit, p.206, Folio n°28

Sinistrose, déprime, peur de la crise… De partout nous viennent des messages pessimistes.

La Citation du Jour qui a déjà soutenu le Moral des ménages ne va pas aujourd’hui tout repeindre en rose. Elle va vous montrer ce que c’est que le véritable pessimisme, afin que vous constatiez qu’avec la crise, non, vous ne voyez pas l’avenir en noir, mais seulement en gris.

Leçon de pessimisme 3.

Y a-t-il des hommes qui peuvent échapper au pessimisme ? En philosophant peut-être ? Peut-on être pessimiste quand on est philosophe ?

Philosopher n'est qu'une autre façon d'avoir peur et ne porte guère qu'aux lâches simulacres.

C’est avec des citations comme celle-là qu’on a tout le monde contre soi : les non philosophes parce qu’ils n’y comprennent rien; et les philosophes parce qu’on dit du mal d’eux.

Supposons que Céline vise ici les Consolations philosophiques, du genre de celle de Boèce ou même du Phédon.

Ceux qu’il faut consoler sont ceux qui ont peur – peur de la mort par exemple ; les autres, les courageux, ont la lucidité pour eux. Car la consolation ne porte guère qu'aux lâches simulacres

La peur ne guérissant pas du danger comme dit le proverbe, la consolation ne nous met à l’abri de rien. Il faut donc la refuser si l’on veut connaître la réalité, quelle qu’elle soit.

--> Cette lucidité porte-t-elle au pessimisme ? Tout dépend de ce qu’on va désigner par-là. Maintenant que nous en sommes à la leçon 3, on peut sans doute faire le point là-dessus.

En réalité, nous avons du pessimiste une image très négative : c’est l’homme du désespoir, celui qui ne peut qu’être triste ou désespéré. Les Consolations de Boèce nous montrent au contraire une sérénité nourrie par la certitude que ce que nous avons à perdre est peu de chose au regard de ce qui nous reste : la vertu. Même le tyran qui le fait périr ne peut la lui ôter. C’est là son bonheur – que dis-je ? Sa béatitude.

Il ne suffit donc pas de jouir de l’instant (« Carpe diem »). Il faut encore que cet instant mérite d’être vécu. Ce qui est possible si nous savons en quoi consiste notre vraie dignité.

Pour être vraiment pessimiste il faut donc quelque chose de plus que de trembler de ce qui nous attend dans le futur : être sûr que même l’instant présent ne mérite pas d’être vécu.

C’est à cette condition que la Consolation philosophique – celle de Plutarque par exemple (voit l’Annexe Post du 29 juillet 2008) – consiste, non pas à jouir de la vie sans crainte de mourir, mais à juger les morts comme des bienheureux, débarrassés qu’ils sont du fardeau de la vie. Le suicide philosophique n’est pas loin.

Et voilà la solution

You now what ? I am happy

Friday, October 24, 2008

Citation du 25 octobre 2008


On devient rapidement vieux et de façon irrémédiable encore. On s'en aperçoit à la manière qu'on a prise d'aimer son malheur malgré soi.

Céline – Voyage au bout de la nuit, p.229, Folio n°28

[...] ce n'est peut-être que cela la jeunesse, de l'entrain à vieillir.

Céline – Voyage au bout de la nuit, p.288, Folio n°28

Sinistrose, déprime, peur de la récession… De partout nous viennent des messages pessimistes.

La Citation du Jour qui a déjà soutenu le Moral des ménages ne va pas aujourd’hui tout repeindre en rose. Elle va vous montrer ce que c’est que le véritable pessimisme, afin que vous constatiez qu’avec la crise, non, vous ne voyez pas l’avenir en noir, mais seulement en gris.

Leçon de pessimisme 1.

1 – Qu’est-ce que vieillir ? C’est admettre ses faiblesses et sa caducité parce que c’est là dedans que nous continuerons de vivre. Refuser cette inéluctable déchéance, c’est vouloir sa propre mort. N’est-ce pas là la véritable dimension de la jeunesse ? Etre jeune, n’est-ce pas ignorer qu’on sera un jour un tel déchet ? Et pourtant…

2 – Etre jeune, c’est avoir l'entrain à vieillir.

--> Là, on est ratatiné, il nous a eu le père Céline. On croyait avoir cerné son pessimisme dans sa première citation. Et vlan ! Il nous ne remet une couche – et pas n’importe la quelle.

Vous croyez ce que disent les gens : quand j’étais jeune je me croyais immortel… ?

Balivernes ! On a toujours su, même quand on avait 20 ans que la grand mère qui se ratatine dans son fauteuil roulant n’est autre que notre portrait pour dans 50 ans. Et donc, si le respect de l’humanité qui devrait nous conduire au suicide pour empêcher un tel déclin ne nous mène pas à nous supprimer, c’est parce qu’on préfère lâchement vivre, vivre au prix de n’importe quelle déchéance.

Plus on est jeune, plus on a d’entrain… à vieillir. Façon je suppose de dire que l’amour de la vie qui porte la jeunesse n’est autre que le désir se prolonger notre existence biologique à n’importe quel prix.

- Peut-on être lucide sans pessimisme ? Oui, à condition de parvenir en même temps à tourner le dos au réel.

Comment tourner le dos au réel et être lucide en même temps?

Selon Schopenhauer, c’est la création artistique et elle seule qui peut réaliser un tel exploit.

Sunday, September 21, 2008

Citation du 22 septembre 2008

La télé est dangereuse pour les hommes. Personne ne pourra empêcher maintenant la marche en avant de cette infernale machine.

Louis-Ferdinand Céline

Céline, mort en 1961 a consenti 2 interviews à la télévision, à Pierre Dumayet, en 1957 et 1961 justement (1).

Pourquoi la télévision est-elle dangereuse selon Céline ? Et pourquoi s’il en est ainsi a-t-il consenti à y paraître ?

Répondons à cette seconde question : c’est sans doute – et au moins – pour vendre ses livres. Céline le dit cyniquement : il écrit pour avoir de l’argent. C’est pour ça qu’il a écrit le Voyage ; c’est pour ça que de retour du Danemark il continue d’écrire (la chronique de sa vie, où, comme il le dit : il met sa peau sur la table). D’un château l’autre a été l’occasion de se relancer dans les ventes. Alors, pourquoi pas l’interview télévisée pour accentuer le mouvement. Par ici la monnaie !

Mais pourquoi dire que : la télé est dangereuse pour les hommes ? En 1961, il critique déjà ce qu’on a depuis appelé avec Debord la société du spectacle. Une société où ce qu’on paraît est plus important que ce qu’on fait. Une société où le joli sourire de l’écrivain et son brushing fait vendre son livre, même si celui-ci est une nullité.

La seule chose qui compte vraiment pour Céline, c’est l’objet que l’on produit. L’auteur peut-être minable physiquement, être habillé comme un clochard (comme Céline à l’époque), parler en bégayant… Ce qui compte, c’est le style de son écriture.

Alors, vous l’avez compris, la télévision nous donne en pâture ce qui n’a pas de valeur et que pourtant nous aimons.

Voilà le message du misanthrope Céline : nous aimons ce qui nous ressemble, c’est-à-dire ce qui ne vaut rien. C’est dans cette exacte mesure que le télé est dangereuse : sa nullité flatte la notre.

Et c’est aussi pour cela qu’on ne pourra empêcher maintenant la marche en avant de cette infernale machine.

(1) À visionner ici. C’était l’époque où Lectures pour tous donnait aux écrivains le temps de répondre aux questions qu’on leur posait et filmait en plan de coupe leurs mains (les griffes de Céline !). C’est vers la fin de l’interview de 1957 que Céline vitupère la lourdeur de ses contemporains.