Monday, July 25, 2016
Citation du 26 juillet 2016
Wednesday, January 09, 2013
Citation du 10 janvier 2013
Saturday, November 03, 2012
Citation du 4 novembre 2012
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N.B. J'avais déjà consacré un Post à la demande de repentance de la part de l'Algérie : preuve que la question n'a pas été tranchée.
Monday, September 05, 2011
Citation du 6 septembre 2011
Dieu se rit de ceux qui déplorent les conséquences de faits dont ils chérissent les causes.
Bossuet, cité par Pierre Rosanvallon (interview dans Libération 27 aout 2011)
Rosanvallon appelle ceci « le paradoxe de Bossuet » : dans l’article cité il ne l’explique pas, il l’applique à notre époque.
Dieu rit-il encore de nous ? Je ne sais, mais il le pourrait bien ; c’est en tout cas ce que suppose Rosanvallon qui ajoute : nous faisons aujourd’hui exactement ce que critique Bossuet lorsque, dénonçant les inégalités sociales, nous acceptons pourtant les mécanismes qui les produisent. Moyennant quoi nous ne faisons pas porter nos critiques sur les causes de ces inégalités (exemple : des salaires non justifiés par le mérite), et donc nous ne faisons rien pour changer la situation (voire même nous l’acceptons dans certains cas – après avoir crié contre le salaire des PDG nous acceptons celui des stars du foot).
Que faut-il faire pour que Dieu ne rie plus de nous ?
Supposons que, comme le dit Bossuet, nous chérissions le jeu social qui génère des inégalités.
Soit – Reste qu’au jeu de l’inégalité sociale, les dés sont pipés : tous les joueurs n’ont pas les mêmes chances avant de commencer la partie. De fait tout se passe comme si nous acceptions les règles du jeu à condition d’être sûr d’y gagner. C’est le cas de la bourgeoisie qui sait que les inégalités sociales ayant tendance à se reproduire, ses enfants ont toutes les chances d’être propulsés vers le haut de l’échelle.
C’est ça qui fait que les jeunes n’ont pas tous les mêmes chances d’accéder aux emplois ; que les femmes n’ont pas les mêmes salaires que les hommes, etc.
C’est ça que nous ne devons pas l’accepter.
Maintenant, reste à savoir si nous aurions raison d’accepter ces règles – une fois corrigées ?
Ce qu’on nous dit, c’est que les inégalités sont finalement favorables à tous, et que les plus pauvres des pays riches – même inégalitaires – ont un meilleur destin que celui que leur offrirait un pays égalitaire.
Sauf que des pays comme ça restent à inventer.